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 anybody (cassie)

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MessageSujet: anybody (cassie)   Sam 30 Jan - 14:54

t'es là, allongé dans ton lit à regarder le plafond. tu fais pas attention au bruit sourd de la télé qui tourne ne boucle depuis maintenant deux heures. il est quel heure en fait ? une heure ? deux heure du matin ? ta tête se tourne, lasse, vers le réveil qui t'indique qu'il est déjà trois heures du matin. putain, faudrait vraiment que tu trouves le sommeil, ou alors que tu fasses quelque chose. que tu sortes d'ici, que t'aille faire un tour, t'en sais rien, t'as juste envie de rien faire. de rester là, et attendre que quelque chose se passe comme si quelque chose allait se passer. ta vie est bizarre, elle a toujours été étrange, folle, inattendue et t'arrives pas à t'y habituer. pourtant, faudrait que ça change. tu te tournes dans un sens, la position foetus te rejoint assez rapidement, et tes yeux se ferment alors qu'un bruit sourd se déclare, suivit de deux autres. ils viennent sagement jusqu'à tes oreilles, s'infiltrent dans ton esprit dans le but de docilement le réveiller comme s'il était l'heure de changer. tu te lèves, immédiatement, et te diriges vers la porte. tu te demandes pas qui c'est, tu sais qui c'est, et c'est exactement ce qu'il te faut. tu respires un coup, puis à nouveau avant d'ouvrir la porte qui n'était même pas verrouillée, c'est toujours comme ça. t'as pas peur qu'un type vienne, tu t'en contre fiche, tu vis dans le risque, en fait, t'es un type qui aime le risque, ou t'es simplement inconscient. t'ouvres la porte et tu te positionnes dans l’entrebâillement et regarde la brune qui te fait face. tu peux pas t'empêcher d'avoir ce sourire niais qui s'affiche sur tes lèvres, il se positionne sans trop te prévenir alors que ta main vient doucement frôler la joue de la demoiselle. « j'ai failli t'attendre toi. » l'odeur qui émerge t'indique qu'elle n'est pas tout à fait sobre et tu t'en fiches, ça te fait parce que tu t'inquiètes pas, non, elle est là, pourquoi tu viendrais à t'inquiéter alors que tout va bien maintenant ? aucune raison. tu t'écartes doucement du seuil de la porte pour la laisser entrer alors que ton sang divague à une vitesse effarante dans ton organisme. t'as juste l'impression de reprendre doucement le cours de ta vie. c'est comme si t'étais en pause et qu'un type venait d'appuyer sur le bouton marche. t'as l'impression d'avoir un rôle, de jouer le rôle de ta vie et d'être prêt à assurer. ca c'est toi, sans les autres, t'es rien, que l'ombre de toi même qui attends patiemment que quelque chose se passe. « quelque chose à boire ? » ou juste tes bras ? tes draps ? autre chose ?
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MessageSujet: Re: anybody (cassie)   Sam 30 Jan - 16:32

3h. Tu n'as pas sommeil. Tu n’as pas envie de fermer ces lourdes paupières, et de dire adieu à aujourd'hui. Pas envie de te retrouver à demain, à voir le jour se lever et devoir te lever avec lui. Ouvrir ces yeux qui ont trop pleuré, pour rien, dans le vide. Ouvrir ces yeux et ne voir personne à côté de toi. Regarder ce néant, et voir dans les siens qu'il t'oublie comme tu le remplace, voir qu'il te fuit comme tu l'efface. Et goûter encore à cette tristesse amère, qui vient de loin, de nulle part et qui s'arrête pour toi. Pourquoi toi, tu n'en sais rien. On ne contrôle pas ses sentiments. On ne choisit pas d'être triste mais on peut essayer de le cacher, on peut choisir de se battre. Ce que tu as fait, tu as tenu, mais maintenant tout bascule. T'étais un pantin, tu essayais en vain de tirer les ficelles, de te faire marcher, de te faire sourire. Tu es parvenue à te convaincre que tu pouvais avancer seule, ça y est ton sourire n'est plus mensonge. Tu le croyais, tu le disais. Mais c'est faux, tu portais un masque, qui te collait si bien à la peau que t'en étais troublée, trompée. Tu portais un masque, il tombe petit à petit. Le trou dans ta poitrine que tu croyais bouché, n'est que plus grand, plus vide et plus noir. Et ça te fait peur, t’as peur de tes sentiments, de tes pensées, peur de ce que tu es, de ce que tu ne sais pas. Tu revois ces questions qui te paraissaient si lointaines, revenir en plein dans ta tronche. T’as rien demandé, t’as rien fait pour et ça te tombe dessus. On ne se guérit pas de soi, jamais, on ne trouve pas toujours ces réponses, ces réponses que ne changeront pas nos questions, qui ne seront rien d'autre que fatalité, qui parfois ne nous font même pas avancer. On doit vivre avec nos points d'interrogations, porter le sac qui se remplit de cailloux. Tu voudrais vivre, vivre la vie, la vraie. Et ne plus rôder autour d'une semblante routine qui mène au trou. Tu peux te retrouver dans une pièce bondée, à voir des gens te regarder, te parler...surtout te parler ... tu restes seule. Seule, carrément sans toi, sans rien ni personne, tu es seule, vide et ailleurs. Partie, partie très tôt et jamais revenue.  Mais non, tu n’es jamais partie, tu ne crois pas. Tu es peut-être morte ? Non, pas morte non plus. Tu n'as jamais été là, en fait... Tu n'as jamais vraiment été vivante. C’est ça, c’est cette impression qui t’habite, jour après jour, après jour…

D’un seul coup tu te redresses, retires ces draps qui te collent à la peau, tu sors du lit et ouvres grand cette baie vitrée qui donne sur une ville endormie. Tu attrapes une clope de ton porte-cigarettes et la porte à ta bouche, la fumée se repend à travers la pénombre et le silence étouffant qui habite les lieux. Tu détestes restée seule dans cet appartement. Pourtant seule. Tu l'es et tu l'assumes. Sans cesse, ils t’abandonnent dans cette immensité, disparaissent, s’évaporent, ils t’échappent comme cette fumée blanche, glisse entre tes doigts sans que tu ne puisses les rattraper. Ces jeux ne sont qu’un bandage sur une jambe de bois tu viens de le comprendre. Encore une mascarade de plus, tu es lasse de tout cela, inutile et désappointant voilà à quoi ça revient. Une légère brise vient caresser ta peau et tu frissonnes tout en balançant ton mégot à travers la fenêtre. D’un pas lent tu traverse le couloir et rejoins le salon, tu ne prends pas la peine d’allumer la lumière, les rayons de lune te suffisent à te retrouver dans cette pièce que tu connais par cœur. Après quelques minutes recroqueviller sur le divan tu te décides à attraper ton portable et lui envoyer un message. Il garde le silence. Tu crois que ça l'amuse. Parfois toi. Tu ne prends plus de plaisir à tout ceci. Tu ne prends plus plaisir à être cette fille de glace. Franchement tu pensais que ça serait plus simple. Ce n'est pas aussi drôle que ça d'être une grande personne. Il ne faut pas se laisser leurrer par le sexe, les fêtes, plus de parents qui vous disent quoi faire. Être adulte c'est être responsable. Du moins, c'est être consciente des erreurs commises et savoir qu'on est la seule fautive. Ce n'est pas aussi simple, derrière ces belles façades se cachent des mensonges, des indélicatesses, des félonies, des secrets. Souvent c'est sourire et tenir la dague prête dans ta manche. Tu possède cette science dont beaucoup ignorent tout : celle des apparences.

Tu enfiles tes bottes dans l'entrée et ton manteau fourré par-dessus ta nuisette et sors dans le froid hivernal. T'as juste envie de prendre l'air, t'as besoin de te changer les idées mais sans que tu ne t'en rende compte tes pas te portent jusqu'à l'appartement d'Aaron. En un rien de temps tu te retrouves devant sa porte. T'oses pas frapper. Tu suspend ton geste avant de renoncer.

Te laissant glisser contre le mur tu t'assoies dans le couloir.
Ce serait d'un égoïsme sans nom de te pointer maintenant. Tu devrais pouvoir le laisser tranquille, arrêter de te servir de lui comme ta bouée de sauvetage. Ton remède contre l'ennui. Contre l'envie. Contre la solitude.
Mais tu es égoïste.
Tu te moque de savoir s'il a quelque chose de prévu.
S'il est occupé.
Avec une autre fille.
Une autre que toi.
T'es jalouse, en colère, dégoûtée.
C'est con les sentiments. Ça encombre. Tu déteste ça.
On tombe amoureuse et, un jour, on se relève et on n’est plus amoureuse. Sans que tu t'en aperçoive, t'as glissé d’un homme à l’autre. Toutes ces années c'est que tu as fait. Déshabiller l'un de ses beaux atouts pour en habiller l'autre. Et ainsi de suite.

Tu songes un instant à te tirer. Puis a frapper. Et finalement tu te relève. La tête appuyée contre la charpente de la porte t'attends. Il finit par l'ouvrir. Tu gardes le silence tandis que tes iris cherchent les siennes. T'as le regard un peu vitreux des verres que tu as écoulé toute la soirée, t'es pas saoule juste un peu éméchée, un peu audacieuse, et joyeuse, mélancolique-alcoolique. T'as juste bu assez pour sentir le froid glacial dans tes draps et rechercher une chaleur humaine réconforte pour la nuit. Tu rentres avant même qu'il ne t'invite à rentrer. Tu fais toujours ce que bon te semble. Tu n'es pas de celles qui ont besoin d'une invitation. Ton regard fait le tour des lieux. « T'es tout seul ? » Ta voix se manifeste enfin. Calme, à peine audible. Il t'attendait toi alors évidement qu'il est seul. Tu ne veux rien boire, tu te demandes si t'as bien fait de venir. Mais ta décision était déjà prise depuis longtemps. « Je t'ai réveillé ? » Comme si cela avec une quelconque importance à tes yeux. « Tu veux que je m'en aille » T'es un peu hypocrite de lui poser cette question, tu connais fatalement la réponse mais tu lui tends une perche malgré toi, une chance de t'arrêter avant que tu ne l'uses et l'abuses.
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MessageSujet: Re: anybody (cassie)   Sam 30 Jan - 17:15

la silhouette se fait doucement une place dans ta vie, dans ton appart', dans ton salon. elle passe et repasse. elle s'invite, s'octroie ce droit de passer, entrer et rester par ici. tu attends simplement qu'elle entre, tu ne lui proposeras pas, tu ne lui demanderas pas, elle le fera toute seule parce qu'elle n'a besoin de personne. elle est indépendante. elle n'a pas besoin de toi, elle prend ce qu'elle veut. elle fait ce qu'elle veut. tu refermes la porte derrière elle, doucement, lentement, dans un silence de plomb pendant qu'elle semble subjugué par les environs. la question fuse, t'aimerai lui répondre que non, tu n'es pas tout seul, que t'as une putain de vie active, que tu n'attends pas après elle que ... et pourtant, c'est n'importe quoi. t'es tout seul, esseulé dans cet appart à attendre quelque chose. finalement, c'est elle que tu as attendu et ça ne t'étonne même plus.  « tout seul ... » tu lui réponds sur le même ton calme, à peine audible, mais tu ne bouges pas, tu restes devant la porte, sur cette même position comme si t'étais sur un plateau télé et qu'une croix rouge t'indiquait où te plaçait pour la suite. tu attends. simplement. a sa deuxième question, tu te contentes d'hocher la tête de droite à gauche pour lui signifier que non, tu ne dormais pas. toi et le sommeil, ce n'était pas toujours ça. et la troisième question habituelle survient, comme toujours. au fond de toi, tu veux pas qu'elle s'en aille, oh ça non, tu serais prêt à tout pour cette brune, prêt à être ce qu'elle veut, que ce soit son amant, son ami, sa chose. elle fait ce qu'elle veut de toi et cette question te déchire le coeur. tu te raccroches à ses iris, comme si tu voulais savoir ce dont elle a besoin cette fois. tu ne vois rien, le vide, le néant. tu t'approches doucement et viens doucement frôler son visage. « non ... non, je ne veux pas. » prononces-tu, dans un léger murmure. tu t'approches encore un peu, avant de finalement reculer. tu veux pas la brusquer, tu ne sais même pas ce qu'elle veut. tel un bateau qui attendant d’amarrer, tu divagues, et tentes de garder la tête hors de l'eau. « tu veux aller te coucher ? » lances-tu, au hasard. par cette question, tu entends là de rejoindre le lit, peut-être qu'elle, elle n'arrivait simplement pas à dormir et que ... et qu'elle avait besoin de réconfort. t'en sais rien, tu t'en fiches en fait, tu veux juste qu'elle reste. tu te penches doucement vers ses lèvres, ton visage s'approchant du sien, mais tu dévies au dernier moment, comme à chaque fois. c'est elle qui décide, toi, tu te contentes de suivre, suivre la tornade cassie, quitte à te retrouver sur le banc de touche. tu captures sa main dans la tienne et tu te diriges vers ta chambre, dans tous les cas, elle a besoin de repos, ça se voit, et c'est généralement ce qu'elle vient chercher ici. repos et réconfort. « viens ... »  lui souffles-tu à l'oreille.

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MessageSujet: Re: anybody (cassie)   Dim 31 Jan - 13:58

Il murmure derrière toi, d'une réponse à peine audible confirmant sa solitude du soir. Tu fais celle qui n'a pas entendu enchaînant les questions sans importance. Tu te demandes s'il est seul comme toi Aaron, si même entouré d'une mer de gens il se sent aussi isolé que tu peux l'être. Il ne dort pas lui non plus. Ton ami somnambule, funambule marchant sur le fil de la vie, sans se décider à tomber d'un côté ou de l'autre, indécis, hésitant. Tu sais pas s'il est réellement heureux de ta présence ici, toi tu avais envie de venir, alors tu t'es pointée. Il ne t'indique pas la sortie et un mince rictus vient se dessine au bord de tes lèvres tandis que son souffle frôle ton visage de porcelaine. Pourtant il se recule aussitôt, doutant d'effrayer la biche craintive qu'il pense que tu es, un animal sauvage qu'il ne faut pas brusquer au risque de le voir d'étaler. Peut-être que c'est le cas.. On a oublié la répartition des rôles, aujourd'hui. Les femmes se conduisent en homme et les hommes deviennent irresponsables. Ton ami à cette douce folie, inconscience de te laisser pénétrer dans sa vie et son lit quand bon te semble, t'offrir sans récupérer en retour. T'es un si mauvais investissement, de sentiments. Parce que tu n'aimes pas les émotions, tu trouves que c'était une perte de temps, d'énergie, une complaisance suspecte qui ne mène qu'à l'apitoiement. C'est quelque chose qu'il a compris, il ne cherche pas à créer une femme nouvelle. Toi-même tu ne le supporterais pas, mais t'aimerais te retrouver. Retrouver la petite fille qui voyait tout, qui n'était pas dupe, qui avait compris, trop tôt, comment la vie marchait. Toute cette violence précise, cette clairvoyance, cette audace incroyable qu'on t'a enlevé comme on déshabille une poupée.  « Tu es fatigué ? » L'interroges-tu alors que tu le suis docilement jusqu'à sa chambre. Parce que ce n'est jamais limpide entre vous, cette notion de barrières à ne pas franchir, quand s'arrête la simple tendresse amicale et où commence le réconfort charnel. Si cette nuit son lit sera la machine à rêves ou aux vices. Tu devines qu'il attend que tu décides. Aux aguets de ton choix, doit-il simplement te coucher ou coucher avec toi ? Tu te contentes de garder le silence contemplant la pièce plongée dans la pénombre, tes doigts toujours entrelacés aux siens. T'essaye même pas d'en réchapper. T'en as pas envie. Qu'il t'attrape. Fort. Encore plus fort. Encore. T'aimerais qu'il t'enserre et resserre son étreinte jusqu'à ce que ta peau souffre. Pour ressentir son emprise sur toi. Parce que parfois, t'as juste l'impression qu'il rend les armes et te laisse filer. « Tu sais... je ne t'en voudrais pas si un jour tu disais non.» Le mensonge glisse jusqu'à son oreille cherchant à te persuader toi-même de la véracité de tes propos. Tu aimes le savoir seul. Non. T'as besoin de le savoir seul. Disponible. Pour toi. C'est égoïste. C'est injuste. C'est très toi en somme. Tu n'es pas jalouse. T'es effrayée, morte de trouille à l'idée qu'il puisse un jour te remplacer. Fatalement ça arrivera, ce ne sera pas sa faute. Ce ne sera pas la tienne. Et cependant t'as les entrailles qui se tordent rien qu'à cette idée. Elle effleure tes pensées, les écorchent, les abîmes, les laisse agonisantes dans un coin de ta boîte crânienne. Cependant tu ne le traites pas mieux, ou moins bien. Fidèle à toi-même. Peut-être espère-t-il que tu réalises l'évidence. Mais tu la connais déjà. Tu te pose souvent cette question comme cherchant à te convaincre de faire un autre choix. Pourquoi aime t-on toujours les hommes qui vous repoussent, qui vous traitent mal, pourquoi n'est-on pas émue par un homme qui se traîne à vos pieds ? Tes doigts accrochent les siens comme ta voix caresse sa peau. Tu les enfiles entre tes phalanges et les relâchent. Les obligeant à libérer ton autre main. Tu t'éloignes. Laisse tomber ton manteau au sol. Cherche une cigarette dans son paquet. Tu la portes à tes lèvres. Tu n'as pas de feu. De nouveau tu reviens vers lui. A lui. Tu sais qu'il a toujours un zippo qui traîne. Tu ne le fouilles pas. Lèves les bras près de ta tête pour lui faire signe que tu ne le toucheras pas. « Allume-moi.. S'il te plait. » Un rictus en coin se dessine sur tes lèvres. Tu ne le provoques pas. Pas réellement.  
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MessageSujet: Re: anybody (cassie)   Dim 31 Jan - 14:29

elle te suit, comme dirigée par le marionnettiste que tu t'improvises. elle ne rechigne pas, elle ne dit pas non, elle te suit, simplement, comme si la vague l'emmenée par ici, comme si le vent soufflait dans cette direction et ne lui laissait pas le choix. elle a pourtant bien le choix, elle a pourtant bien ce choix, ce choix de partir à tout moment, de venir à tout moment sans même que tu ne lui dises quoique ce soit. c'est toujours comme ça, l'improviste, l'inconnu, la décision est rarement prise dès le début, elle s'octroie le doit de débarquer à tout moment avant d'agir. est-ce que tu es fatigué, non, pas quand elle est là, t'es yeux sont ouverts, prêts à la contempler, tes muscles tendus, prêts à la serrer, tes entrailles se tordent dans tous les sens tellement sa présence t'impressionne et t'impressionnera toujours. t'auras toujours l'impression d'être ce gamin fugueur, rebelle, qui n'a aucune limite, sauf celui de la belle voisine. ce gamin qui n'a aucune conscience, sauf celui des sentiments naissants, ce gamin abandonné et pourtant si accroché à la même lueur d'espoir. tu seras toujours ce gamin quand cassie sera devant tes pupilles foncés. « pas vraiment non. » lui confirmes-tu ton état avant de caresser lentement sa main dans la tienne. tu bloques le contact, son contact qui te réchauffe doucement. pourquoi faut-il que la vie soit si cruelle ? si haineuse. est-ce le karma ? ce putain de karma qui a décidé que tu serais esclave à ce point. elle dirige, tu t'exécutes. elle demande, tu offres. il fait sombre, la lune éclaire une partie de ta chambre, l'autre partie est éclairée par la télé et son bruit de fond qui survient de temps en temps. une affirmation fuse, une affirmation si détestable et si délicieuse à la fois. elle tente quelque chose, de se justifier, peut-être un semblant de libération qui pourtant n'a pas l'effet escompté. elle ajuste toujours un peu plus la chaîne qui te relie à elle, elle resserre les chaînes et rajoute un cadenas de plus, dans le doute que tu puisses un jour t'égaré. jamais. jamais tu ne pourras lui dire non, parce que tu n'en auras jamais l'envie. même si ta conscience te crierais de le faire, ton coeur serait réduit en miette d'un tel choix et ne survivrait pas. peut-être qu'elle t'en voudrait pas, mais toi ... toi tu t'en voudrais, plus que tout. « ce jour n'arrivera jamais, et tu le sais cassie. » oui, elle le sait, elle le sait pour avoir déjà débarquée alors que tu n'étais pas seul. elle le sait pour t'avoir vu mettre à la porte tes compagnies d'un soir pour lui laisser la place. elle le sait pour t'avoir déjà posé la question et pour avoir toujours obtenu la même réponse. qu'elle soit mariée, en couple, libre ou même heureuse en vie de famille, ta porte sera toujours ouverte pour elle. malgré tout. tu prends ce qu'elle te donne, peu importe ce que c'est. tu ne demanderas jamais plus, tu aurais trop peur de la faire fuir, de la voir détaler et ne plus revenir. elle s'écarte, se déplace et laisse son manteau tomber par terre. tu l'observes, la regardes, la contemples de sa tenue de nuit alors qu'elle semble trôner là, dans ta chambre, comme cette personne irradiant de trop, t'émerveillant de sa beauté. tu ne peux rien faire à part la regarder. elle se déplace, bouge, se sert avant de revenir vers toi. elle lève les bras, comme si tu étais maître de la situation, comme si tu étais celui qui décidait, et elle qui s'exécutait, comme si tu n'étais plus le spectateur même si ce rôle te collera pour toujours à la peau tant qu'il sera question de votre relation. tu te laisse bercer par ce rêve si faux. ses paroles fusent, ton corps cris au délit, au vice et réagit. tu ne fermes pas les yeux, tu n'oses même pas. t'as main se fraie un chemin jusqu'à ta poche avant d'en sortir ton fameux briquet, celui que tu gardes toujours sur toi. la flamme se dessine lentement en même temps qu'un clic survient. elle s'approche de la clope qu'elle embrase sans plus tarder. tu ne la touches pas non plus, tu restes maître de tes envies inavouables pendant encore quelques secondes, jusqu'à ce que tes doigts lui piquent la clope qui se fait une place entre tes lèvres, que tes bras entourent sa douce silhouette, que tes mains se pose délicatement sur ses hanches et que tu t'octroies ce rapprochement. une étreinte douce, simple, familière et si goûteuse à la fois. tu relâches pourtant bien vite la pression avant de lui redonner sa clope et t'en prendre une. « et maintenant, tu as besoin de quoi cassie ? » t'es franc, tu l'as toujours été, t'es impulsif et tu ne réfléchis que très peu sur les conséquences, tu te laisses guider.

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MessageSujet: Re: anybody (cassie)   Lun 1 Fév - 15:34

Tu le sais oui. Et pourtant tu demandes à chaque fois. Comme pour te rassurer. Confirmer cette douce autorité que tu as sur lui. T'as jamais eu l'impression de le forcer mais c'est pas comme si tu lui laissais réellement le choix. T'es un peu hypocrite de faire celle qui ne connait pas, ne reconnaît pas qu'Aaron te donne cette place un peu spéciale pour laquelle tu as fait des pieds et des mains, tu la voulais tu l'as eu, et aujourd'hui tu ne saurais dire si tu veux encore l'occuper. La première fois qu'il en a mise une dehors pour toi tu t'es persuadée que ce n'était rien de plus qu'un heureux hasard, une conquête un peu envahissante qu'il s'était empressé de mettre à la porte pour te faire reine des lieux. T'as pensé que tu étais tombée au bon moment, une excuse pour se défiler devant la jolie blonde. Et puis tu as recommencé. Tantôt pure coïncidence tantôt entrée recherchée, tu ne faisais pas exprès de gâcher ses soirées, tu testais, tu jouais. Tu voulais voir, si le problème c'était elles, ou toi. Il s'est avéré que c'était à cause de toi, ou plutôt, pour toi. Cependant t'as jamais abordé le sujet, t'as trop peur d'entendre la réponse. Tu ne voulais pas qu'il te traite différemment, tu ne voulais pas qu'il te donne plus que tu ne peux toi-même offrir. Parce que tu te connais, tu survivras à votre séparation. A l'arrêt de toute cette mascarade que tu as provoqué. Parce que tu ne l'aimes pas. Parce que tu n'aimes personne. Parce que tu n'as pas d'émotions. Les nuages survolent ton coeur, mais ne s'impriment pas. Comme une enfant gâtée à qui on offre un jouet. Elle bat des mains, s'amuse un moment puis le laisse tomber. Pour passer à un autre. Encore plus grand, encore plus beau, encore plus décevant. Rien ne peut combler le vide de ton coeur. Tu ne sais plus quoi rechercher pour te faire trembler... Il te faut des orages, des ouragans pour que tu éprouves une petite, toute petite émotion. Tu en deviens dangereuse, dangereuse pour toi. Et surement pour lui, aussi parfois. Un frisson te parcours l'échine lorsque ses mains viennent trouver tes hanches et s'amuser avec la mousseline de ta nuisette, la fumée de cigarette vient décorer la chambre, s'échappant de tes lippes entrouvertes. T'as froid. Même entre ses mains, t'aimerais qu'il puisse te décongeler d'un coup de baguette magique. Il y arrive Aaron, de temps à autre, oui et non ce n'est jamais qu'un sursit. S'il te réchauffe le corps il ne parvient pas toujours à faire fondre la couche de glace autour de ton palpitant. Tu récupères ta cancerette de nuit du bout de tes doigts graciles, un minuscule sourire vient égayer tes lèvres parce que ce que tu veux tu ne lui diras pas. « D'amour » que t'aimerais lui répondre, mais ça même lui il ne peut pas te le donner. Il peut en avoir envie, se plier à chacun de tes désirs, se soumettre alors que tu exiges. Mais ça. Il est incapable de te le fournir. Et tu restes interdite sans le lui révéler. Et lui de quoi a-t-il besoin ? T'effaces la distance qu'il a remis entre vous pour déposer un baiser au coin de ses lèvres, rapide et fugace, de passage, comme toi.  « D'une bonne douche chaude. » Que tu réponds tandis que ton rictus s'élargit, joignant le geste à la parole tu te faufiles jusqu'à la salle de bain. Tu le connais par cœur son appartement, fantôme de ses nuits. D'un geste rapide tu allumes les vannes, l'eau commence à couler et en quelques minutes à peine la buée a déjà envahis l'espace, recouvrant les miroirs et faisant fondre la chair de poule sur ton épiderme. Maintenant habitée d'une fièvre tentatrice tu t'approches de la glace pour y dessiner un cœur comme le ferait une fillette s'amusant avec la chaleur, tantôt provocatrice tantôt femme-enfant, tu n'as pas de juste milieu. Savant mélange des deux. Tu l'observes à travers le reflet, apparaître à l'entrée de la salle de bain  « Tu viens ? » Lui lançant un regard complice tu te retournes vers lui tout en retirant ta nuisette, la laissant choir à tes pieds tu termines de consumer ta cigarette avant qu'il ne te consume toi.  
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MessageSujet: Re: anybody (cassie)   Mar 2 Fév - 20:29

elle s'échappe, elle s'échappe toujours, à la fin, elle s'en va, tourne les talons .. . mais toujours pour mieux revenir. elle revient toujours et c'est certainement ce qui te contrôle, ce qui fait qu'elle peut partir sans encombre, sans demande de ta part ni quoique ce soit. tu la laisses partir sans aucun préavis comme on dit. tu fermes simplement les yeux le temps que sa silhouette ne disparaisse avant de te rendre compte que tu te retrouves seul, une fois encore. elle s'approche de toi, lentement, doucement, tel le prédateur s'attaquant à sa proie par derrière. elle s'avance, se frotte doucement, te laisse te perdre dans son regard, dans ses iris si envoûtantes, dans ses lèvres si aguicheuses, dans ses gestes si contrôlés. elle dépose ses lèvres au coin des tiennes, et encore une fois tu te contrôles pour ne pas bouger, pour ne pas l'attraper, la plaquer, la coller contre toi. l'emprisonner et ne plus la laisser partir. l'enfermer dans tes bras, l'enfermer contre tes lèvres, l'enfermer dans ton rêve si illusoire et pourtant si réel dans ton esprit. tu fermes les yeux au contact. elle se décide, elle t'informe, te notifie avant de finalement disparaître hors de ta chambre. immédiatement, tu la suis parce que c'est ce que tu fais de mieux, la suivre. tu ne sais pas faire autre chose quand t'es avec la brune. tu arrives dans la salle de bain, mais encore une fois, t'oses pas entrer, tu restes à la porte et te contentes de l'observer. elle se sert, elle fait ce qu'elle veut, elle ouvre l'eau, fait couler l'eau et ainsi de suite. elle prépare le tout. elle sourit, à la limite de sautiller, elle passe d'un endroit à l'autre avant de finalement dessiner un léger coeur à l'aide de la buée. tu restes interdit en le regardant, tu ne sais pas trop quoi pensée. c'est du cassie tout cracher, du cassie enfantin avant que la femme fatale ne vienne prendre sa place. elle se déshabille, enlèves sa nuisette et encore une fois, tu n'oses pas bouger. tu restes là, à la regarder. tu ne loupes rien, tu ne baisses pas le regard une seul fois, pas gêné pour un sou. ta cigarette se retrouve rapidement dans l'évier et ton corps se colle au sien. il se presse, avec envie, avec passion pendant que tes mains se posent sur chaque parcelle de son peau. le contact physique de réchauffe, trop, peut-être un peu trop et la douche froid semble de conséquence ... beaucoup plus que la chaude. pourtant, tu ne t'arrêtes pas, tu la caresses, la touches, la frôles et continue jusqu'à lui arracher un léger gémissement. tu la pousses, la presses et en quelques secondes vous êtes tous les deux sous l'eau. ça te fait un bien chaud, tu ressens chaque goutte d'eau contre ton corps, chacun de tes muscles se détendent, lentement, doucement pendant que ton corps est voué au sien. tu ne peux plus le lâcher, comme cette bombe à retardement. c'est toi, tu attends, tu patientes, elle t'envenime, te prépare jusqu'à finalement appuyer sur le timer et le déclencher par la même occasion. « seulement d'une douche bien chaude ? parce que si tu ne m'arrêtes pas, je risque de te donner bien plus cassie ... » tu murmures, susurres à son oreille pour lui laisser le temps de réagir. si elle ne veut pas, si elle ne veut aucun contact, rien, juste un peu de réconfort, il faut qu'elle t'arrête, maintenant ... avant que la frustration ne se fasse un léger chemin.

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