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 Retrouvailles fraternelles [PV : Benoît]

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MessageSujet: Retrouvailles fraternelles [PV : Benoît]   Lun 15 Fév - 13:45

Retrouvailles fraternelles

ft. Benoît et Antoine


« Un frère est un ami donné par la nature. »
J'avais enfin revu Ismaël, après un an d'absence et six mois de silence et à présent, je savais les raisons de ce silence. Ismaël était devenu paralysé. Lorsqu'il m'apprit cela, ce fut comme si un coup de massue me tombait sur la tête. Seulement, malgré le choc, j'avais les idées claires, il était absolument hors de question que j'abandonne Ismaël. D'abord parce que je l'aimais comme un fou et ensuite peu importe la manière dont il pourra se comporter avec moi, j'ai décidé que ce serait avec lui que je finirais ma vie, et je me tiendrais à cette décision. Je ne peux pas vivre sans Ismaël, c'est aussi simple que cela. D'ailleurs, en revenant à Lyon, j'avais dans l'idée de lui proposer le mariage, personne ne le sait encore, mais étant donné son humeur actuelle, je ne crois pas que ce serait une bonne idée de lui demander cela, je pense que je vais attendre un peu, le temps qu'il s'habitue à son état ou alors qu'on le change. Oui, parce que même si les médecins disent qu'il ne remarchera sans doute plus jamais, moi je n'y crois pas, il n'est pas du genre à se laisser aller et s'il y a le moindre espoir qu'il puisse remarcher un jour, on s'y accrochera de toutes nos forces.

J'étais arrivé hier et j'avais passé la nuit avec Ismaël, je l'avais tenu dans mes bras toute la nuit, lui assurant que je ne le quitterais pas et lui me disait qu'il ne voulait pas m'imposer cela, de toute façon, il ne pourra pas m'empêcher de rester, je suis plutôt du genre têtu. Aujourd'hui, j'allais revoir mon frère, je lui avais donné rendez-vous dans un café situé non loin de l'Opéra. Je sais qu'il n'aimait pas vraiment l'Opéra, mais je voulais voir le programme de cette saison et ensuite je m'étais dit que je pouvais le retrouver dans un café. J'avais vraiment besoin de lui parler. Il n'était pas encore au courant pour Ismaël, je sais que cela lui fera un choc, mais j'ai besoin de lui, aujourd'hui encore plus que d'habitude, il faut qu'il m'aide à faire face à cela, parce que même si j'ai l'air fort devant Ismaël, je suis ravagé par ce qui lui arrive. J'ai envie de hurler à l'injustice, pourquoi lui ? Il n'a rien fait de mal, pourquoi le punir de la sorte. Sa souffrance me fait mal et j'ai besoin que quelqu'un m'aide à la porter. Je sais que mon frère ne me laissera pas tomber, il ne l'a jamais fait. En parlant de lui, il est déjà attablé tandis que j'entre dans le café. Je m'approche de lui avec un petit sourire et je le vois se lever. Arrivé devant lui je le serre dans mes bras.

- Benoît...je suis heureux de te revoir. Tu m'as manqué p'tit frère.

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MessageSujet: Re: Retrouvailles fraternelles [PV : Benoît]   Mar 16 Fév - 0:02



Tu m'as manqué c'est la première chose que tu entendras.
Antoine & Benoît

Mon frère m'avait donné rendez-vous aujourd'hui et j'avais annulé tout ces pseudos rendez-vous amoureux qui ne m'importait pas vraiment. C'était plus pour faire plaisir à Timéo qui m'avait inscrit sur des sites de rencontres, comme s'il avait peur que son vieux père ne trouve pas chaussure à son pieds. Pouvais-je lui raconter qu'avant de rencontrer sa mère, j'ai eu mon petit succès ? Antoine pourrait en témoigner que les jeunes filles ont défilées avant que je passe une bague au doigt de Delphine. J'étais un charmeur, un coureur de jupons, mais pas un mufle. Je sais qu'Antoine aurait été là pour me tirer les oreilles. Nous avions pris rendez-vous avec Antoine en nous téléphonant. J'avais senti à sa voix que quelque chose n'allait pas, mais je n'allais pas insister.

Je me sentais déjà tellement coupable d'avoir perdu contact avec Ismaël. Le temps passe si rapidement et entre la vie de père, mais aussi combattre une harpie que l'on a eu pour femme, on pouvait vite se faire happer. Maintenant, Antoine me connaissait, j'étais plus dans la mentalité qui était de me dire que si Ismaël ne m'appelait pas c'est qu'il allait bien. J'avais essayé de l'appeler et de me rendre chez lui, mais je n'avais jamais réussi à le voir. Était il si occupé que cela ? J'en serais en tout cas plus aujourd'hui, car Antoine m'avait dit qu'il le voyait hier soir.

Je venais d'arriver et je garais ma moto. Je rentrais dans le café et je commandais une pinte (il n'y avait pas d'heure pour siroter une bonne blonde) Je recevais un sms de mon avocat. Je le faisais rapidement défiler. Je n'étais même plus surpris des attaques de Delphine. Aujourd'hui, elle voulait plus pour sa pension alimentaire. Je me relevais encore difficilement de son attaque de l'année dernière, où elle m'avait accusé d'avoir abusé de notre propre fils. Devoir passé devant la police, être humilié, passer pour un monstre. J'aurais pu ne pas sourire, mais comment ne pas sourire quand je vis mon frère entrer dans le café.

Je me lève et nous nous enlaçons sans gêne. Je souris à ces douces paroles et je prends mon visage entre ses mains. Je plonge mes yeux dans les siens et tapote ses joues avec mon grand sourire de galopin (de quarante balais)

- Ça va ? Ils t'ont pas trop amochés. Tu encore sexy pour un vieux, frérot. Et, le bas aussi fonctionne ? Réflexe !

Je serre le poing et je vise son entrejambe. Je suis tout en finesse et en délicatesse, vous avez remarquez ? Je vais pour frapper, mais à quelques centimètres je m'arrête. J'explose de rire et je le reprends dans mes bras.

-  Tu m'as manqué aussi, Antoine. Tellement content de te voir.



acidbrain


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MessageSujet: Re: Retrouvailles fraternelles [PV : Benoît]   Mar 16 Fév - 13:46

Retrouvailles fraternelles

ft. Benoît et Antoine


« Un frère est un ami donné par la nature. »
Mon petit frère avait toujours été très taquin dans son genre. J'étais habitué et cela ne me dérangeait pas, au contraire. Benoît était un grand enfant, mais il savait être sérieux lorsqu'il le fallait. Il n'y avait qu'à voir comment il élevait son fils, Timéo.  Il adorait son gamin et les deux étaient très complices, mais cela n'empêchait pas Benoît d'être sévère avec lui au besoin. Mon frère a passé une épreuve très difficile, son ex-femme l'avait carrément accusé d'avoir voulu abuser de Timéo, non, mais sérieusement, c'est fou ce que les gens peuvent inventer comme mensonge pour  se venger. J'affiche un grand sourire aux paroles de Benoît.

- C'est ça, moques-toi de ton vieux frère, tu verras quand tu auras mon âge, tu seras peut-être moins bien conservé.

Je me pliais dans un réflexe d'auto-défense tout en sachant très bien qu'il n'aurait pas frappé de toute manière. Je ris avec lui et nous nous serrons de nouveau dans les bras. J'étais très tactile avec ma famille, mais avec les autres, avec ceux qui n'en faisaient pas partie, j'étais un véritable glaçon. Je m'installais face à mon cadet et commandais un diabolo menthe. J'avais horreur de l'alcool, même si la boisson n'en contenait que très peu. Je ne pourrais même pas avaler la bière que buvait Benoît.

- Alors dis-moi, comment vas-tu ? Et comment vas mon neveu préféré ? J'ai un peu échangé avec lui, mais j'ai rapidement renoncé aux lettres pour en rester aux sms, je crois que ton fils sera comme toi, un ennemi de la littérature. C'est dommage.

Quoi ? Il n'y a rien de mal à préférer écrire des lettres sur du vrai papier plutôt que des mails ou des sms. J'écoutais mon frère tandis qu'il me répondait. Le serveur m'amena ensuite ma commande et j'en avalais une gorgée avant de m'éclaircir la voix une fois que Benoît avait fini de parler.

- Benoît...il faut que je te dises quelque chose. Je vais avoir besoin de ton aide p'tit frère. C'est...c'est à propos d'Ismaël. Tu sais que je l'ai revu hier. Après un an d'absence et surtout six mois de silence, je l'ai enfin revu....et tu vois, j'ai imaginé beaucoup de choses concernant la raison de son silence, mais...rien ne m'avait préparé à ce que j'ai vu.

Je m'adossais contre mon siège, plongeant un regard empli de souffrance dans celui de mon frère. Je soupirais, c'était si difficile de lui avouer tout cela, je savais très bien que cela allait lui faire un choc, mais je devais le lui dire, il devait être au courant, savoir pourquoi Ismaël ne lui répondait plus.

- C'est assez difficile à dire. Tout d'abord, je ne l'ai pas trouvé chez nous comme je le pensais, mais dans un appartement un peu plus loin. Je ne savais pas vraiment pourquoi il résidait là, notre appartement n'était pas en travaux, mais alors que je m'apprêtais à lui demander la raison de ce....déménagement, c'est là que je l'ai vu...

Je pris une gorgée de mon diabolo comme pour me donner du courage et poursuivis.

- Un fauteuil roulant était dans un coin de la chambre. J'ai demandé à Ismaël ce que cela signifiait...il a eu un accident Ben, il est paralysé depuis le bassin jusqu'aux orteils.

Voilà, la bombe était lâchée. Pitié Benoît, dis-moi que tu peux m'aider à supporter la nouvelle condition d'Ismaël, dis-moi que tu vas être près de moi, de nous, parce que si tu ne le peux pas, cela sera beaucoup plus difficile pour moi, même si je le ferais quand même puisque j'ai dit à Ismaël que je ne le quitterais pas. Je donnerai ma vie pour lui, si cela pouvait le sauver.

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MessageSujet: Re: Retrouvailles fraternelles [PV : Benoît]   Mer 17 Fév - 12:10



Tu m'as manqué c'est la première chose que tu entendras.
Antoine & Benoît

Je n'avais jamais trouvé mon grand-frère vieux. Peut-être car nous avions vieillis ensemble ? Nous n'avions que dix ans de décalage et nous avions toujours été proche. Je me souviens quand j'avais dix ans et qu'il en avait vingt, je trainais toujours dans ses jambes. Il était mon héros. Il était l'image de l'homme que je voulais devenir plus tard. J'aurais aimé être un amoureux comme lui de notre belle langue française, mais de ce côté là, quelques gênes Debussy devait me manquer. Je lui souriais et penchais ma tête légèrement sur le côté.

- Ça va pas ? Je n'arriverais jamais à cet âge canonique. Tu imagines ? C'est au moins dans cinquante-ans.

Je tirais légèrement la langue, ce côté enfantin aux bords des lèvres. Il avait un temps pour chaque chose : pour un père sérieux, un militaire et enfin pouvoir relâcher toute cette pression sur mes épaules. Je profitais de notre étreinte pour déposer un baiser sur sa joue, rien de tendancieux je vous rassure. Nous étions tactiles et démonstratifs, c'était ainsi. Je reprenais ma place et faisais signe au serveur de s'approcher pour prendre la commande de Antoine. Je souriais face à sa commande. C'était Timéo qui ne buvait que ce genre de boisson coloré.

- Écoute, j'ai essayé. Je lui ai rappelé le livre que tu lui avais offert pour noël, il l'utilise pour caler son lit. Mais, je m'en plains pas, comme ça, cela ne grince plus trop quand...Tu vois ? Bref, ton neveu va bien, même s'il est assez silencieux en ce moment, je pense qu'il est amoureux. Et, pour moi ? Ca va, plein de trucs à te raconter, mais toi d'abord, alors comment va Ismaël ?

Je voulais m'excuser d'avoir perdu contact avec son cher et tendre, mais aussi mon meilleur ami. Je me sentais coupable et je baissais la tête devant Antoine, comme quand j'étais pas plus haut que trois pommes et que j'avais fait une bêtise. Je relevais la tête aux paroles de mon voisin. Je déposais ma boisson et m'inquiétais aussitôt.

- Tu me fais peur, frérot ? Tu sais que tu pourras toujours compter sur moi.

Je n'imaginais pas une seconde Ismaël avoir trompé Antoine et avoir trouvé un autre compagnon. Ils s'aimaient tellement et ils étaient si beau tous les deux. Si, je croyais encore à l'amour et de ne pas finir seul dans cette vie et de trouver encore quelqu'un qui pourra m'aimer, c'était bien grâce à eux. Je venais déposer ma main sur la main de mon frère. Son regard plein de douleurs me retourna l'estomac. Je serais sa main pour lui donner le courage de me conter la suite de son histoire.

- C'est pour cela qu'il n'y avait plus personne quand je sonnais des heures à son ancien appartement. Il avait même changé son numéro de téléphone. Je me suis pas inquiété. Je suis un idiot. Je suis désolé. Je suis vraiment le pire des frères.

Je sais que Antoine ne m’en voudrait pas, mais moi je n'arrivais pas à me pardonner. Cependant, je retrouvais le silence pour entendre la suite des paroles de mon grand-frère. Je le fixais boire sa gorgée de sa boisson. Quand Antoine lâcha sa bombe. Je m'enfonçais dans mon fauteuil et mon regard se fit feu ardent. Ce n'était plus l'enfant, mais l'homme face à son aîné. Je frappais violemment la table de mon poing comme première paroles. Puis, quand la colère redescendit, je me tournais à nouveau vers Antoine.

- Mais...Je comprends pas. C'est arrivé quand ? Pourquoi il m'a pas téléphoné ? Pourquoi il t'a pas écrit ? Je sais que je ne dois pas être en colère après lui, mais je suis désolé, Antoine, je le suis. Tout cela me donne envie de...Grrr...Et, c'est permanent ? Qu'est ce que les médecins disent ?

Je n'avais pas la tempérance de mon frère. Moi, quand j'étais énervé, je n'arrivais pas à dissimuler mes émotions. Bien-sûr, je n'étais pas vraiment en colère contre Ismaël. Antoine savait que je l'aimais comme s'il était de mon sang. Mais, je n'arrivais pas à comprendre cette manière de fonctionner.

acidbrain


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MessageSujet: Re: Retrouvailles fraternelles [PV : Benoît]   Mer 17 Fév - 13:47

Retrouvailles fraternelles

ft. Benoît et Antoine


« Un frère est un ami donné par la nature. »
Je donnais un petit coup de coude dans le ventre de Benoît quand il me parla « d’âge canonique », naturellement je savais bien que c’était de la taquinerie, j’étais habitué avec lui, c’était comme un jeu entre nous et même encore à mon âge cela m’amusait.

- Grand malin va.

Je m’attendais presque à un commentaire de sa part lorsque j’avais passé ma commande, je sais que je bois la même chose que mon neveu, mais je n’y peux rien, je n’ai jamais eu de goût pour les boissons alcoolisées, pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé, mais non, rien à faire. Timéo est très branché « nouvelles technologies », bien plus que moi, j’avais espéré pendant un temps réussir avec lui ce que je n’avais pas réussi avec son père, à savoir lui faire aimer l’écriture, la lecture, en deux mots la langue française, mais c’était peine perdue.  J’eus un petit rire lorsque mon frère me décrivit l’usage que Timéo faisait du livre que je lui avais acheté pour Noël.

- Je vois. Bien la prochaine fois je verrais si l’œuvre ne se trouve pas en film, ainsi cela lui fera au moins découvrir d’autres horizons. Son lit grincera peut-être, mais tu t’y habitueras.

Avec Benoît nous étions capables de passer du rire aux larmes en un rien de temps. J’avais, bien sûr, noté dans un coin de ma tête que mon frère avait des choses à me dire, mais je devais absolument lui parler d’Ismaël maintenant, sinon j’allais exploser. Je hochais la tête aux dires de mon cadet.

- Oui, je le sais Ben, c’est bien pour cela que je t’en parle et puis, si je ne le fais pas, je sais que Ismaël attendra encore avant de le faire.

Je refermais ma main sur celle de mon frère, j’avais désespérément besoin de sentir qu’il était là, qu’il m’aiderait. Je secouais négativement la tête et relevais le menton de Benoît pour qu’il cesse de baisser le regard, comme s’il avait fait une bêtise, comme lorsqu’il était gamin.

- Non, arrête, je refuse de t’entendre dire cela. D’abord tu avais tes propres problèmes et puis tu devais t’occuper de Timéo. Ne te reproche pas de ne pas avoir insisté, tu n’allais quand même pas mettre tes collègues aux trousses d’Ismaël tout ça parce qu’il avait changé d’adresse.

Je ne fus pas surpris de la réaction de Benoît, pour être honnête, j’aurai eu la même si je n’étais pas d’un naturel calme et réservé. Mon frère explose, moi je suis plus tempéré, même si je n’en pense pas moins. Cela a toujours été ainsi. Je laissais Benoît évacuer sa rage puis, lorsqu’il se fut un peu calmé, je plantais mon regard dans le sien.

- D’abord, j’aimerai que tu te calmes. Je comprends ta réaction, ta colère, même si contrairement à ce que tu viens de me dire, je sais qu’elle n’est pas dirigée contre Ismaël, parce que mets-toi à sa place cinq minutes, si cela t’étais arrivé, aurais-tu averti tout le monde, m’aurais-tu appelé, aurais-tu appelé Ismaël pour le lui dire ? Non, tu serais resté terré chez toi. Je le sais parce que j’aurai fait exactement la même chose.  Ensuite, cet accident s’est produit il y a six mois, à l’époque où Ismaël a coupé le contact avec nous, c’est d’ailleurs suite à l’accident qu’il a arrêté de nous parler. Je ne sais pas vraiment comment c’est arrivé, il n’arrive pas encore à en parler, c’est trop douloureux pour lui.

Comme pour me donner une contenance, je pris une autre gorgée de mon soda et continuais à parler.

- Les médecins ? Ah…les médecins disent qu’il y a très peu de chance qu’Ismaël remarche un jour, mais moi je refuse cela, je sais qu’Ismaël remarchera, parce que toi et moi on va l’aider. Il est hors de question que je l’abandonne. Tu sais, hier soir il voulait me repousser, mais je ne l’ai pas laissé faire. Je l’aime à en crever Benoît…je ne peux pas vivre sans lui.

Je posais mon front sur le dos de la main de mon frère.

- Tu m’aideras…hein p’tit frère ? Tu nous aideras Ismaël et moi ?


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MessageSujet: Re: Retrouvailles fraternelles [PV : Benoît]   Jeu 18 Fév - 11:56



Tu m'as manqué c'est la première chose que tu entendras.
Antoine & Benoît

Je faisais exprès de me plier en deux face à ce coup de coude, comme si mon frère m'avait fait grand mal. Bien-sûr, il n'en était rien. Nous aimions nous taquiner, comme quand petit je coupais la chaudière alors qu'il était sous la douche et qu'il hurlait à travers la maison qu'il allait me tuer. Des jeux d'enfants en somme.

- Je suis un vieux, je le sais, je te rassure. Quarante balais et célibataire à nouveau. Autant marqué sur mon front, que je suis foutu.

Je n'avais pas prononcé un mot sur la commande de mon frère, mais je n'en pensais pas moins. Tout à l'heure, j'allais lui prononcer un biberon et de l'aider à faire son rot s'il le souhaitait. Je pouvais sentir dans le regard d'Antoine une petite déception. J'étais peut-être fautif pour Timéo, nous partagions plus le plaisir de regarder un match de Rugby que d'aller à une exposition. En même temps, maintenant qu'il était de retour l'oncle et le neveu pourraient tout à fait se faire une toile s'ils le souhaitent.

- Je m'habitues, je te rassure, comme tu devais t'habituer pour moi à l'époque vu que je passais ma journée à ça. J'ai longtemps pensé que j'avais un problème, avant de réaliser que j'étais tout simplement un garçon et que c'était normal.

Je passais ma main dans mes cheveux et poussais un petit rire. En même temps, il faut bien que jeunesse se fasse. Pour la suite, je tombais dans un silence profond. Je sentais toute l'inquiétude dans la voix d'Antoine et je le connaissais pour savoir que ce n'était pas bon. Je relevais la tête quand mon frère me rassura sur cette faute que je voulais porter sur mes épaules. J'imaginais déjà le pire, mais rien n'aurait pu me préparer à ce qu'il allait me dire.

- Je suis calme...

Bien-sûr, que je ne l'étais pas, comment pourrais-je l'être ? Je visualisais toute cette souffrance et cela me brisait le cœur. Ismaël était comme mon sang, j'aurais du être là, j'aurais du lui tenir la main en attendant qu'Antoine revienne. Je secouais la tête négativement face à Antoine. Je ne pouvais être d'accord avec lui.

- Alors, je t'ai entendu et je comprends, mais nous c'est pas pareil. Toi ou Moi, on sait qu'on peut prendre une balle perdu et finir paraplégique, marcher sur une mine et perdre un membre, sans parler du syndrome de la guerre du golfe. On est formé, entrainé et préparé psychologique à cela...Jamais je t'aurais effacé de ma vie...Maintenant, je peux comprendre sa souffrance...Mais, cela me fait tellement mal ce que tu me dis...

Je ne tentais pas de tirer la couverture. La souffrance d'Ismaël était la seule chose importante, sans compter la souffrance d'Antoine face à cet accident. Je n'avais plus envie de boire et ma boisson était loin de mes préoccupations alors que mon frère me donnait le compte rendu des médecins.

- Bien sûr, que tu dois y croire. Il y a des médecins à travers le monde qui sont très compétents. Je peux appeler deux, trois de mes connaissances pour en savoir plus. Tu as l'argent. J'ai l'argent. S'il faut aller à l'autre bout du monde, je débourserais ce qu'il faut, je veux pas que tu t’inquiètes. Il faut que tu sois là pour lui. Il faut que tu t'installes chez lui.

Je me relevais, poussais la table entre nous et forçais mon frère à se lever. Je le prenais dans mes bras, même si le bar était bondé. Je pris son visage entre mes mains et posa mon regard dans le sien.

- Comment tu peux me poser une question pareille ? Bien sûr, que je serais là pour vous. Je sais que tu l'aimes et je sais qu'il t'aime. Tu me fais confiance ? Viens, on paye ses boissons et je t'emmène quelque part. Promis, pas un bar à strip-tease.

Je tentais une dernière formulation pour tirer un sourire de lui. J'avais une idée très précise de où je voulais l'emmener.

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