ROARING LYON
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Hot noodles ✖ Ivanie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité
Invité


MessageSujet: Hot noodles ✖ Ivanie   Sam 6 Fév - 17:08

don’t you remember
C’est Chani qui te l’a dit. Elle t’a envoyé un texto, avec un point. “Ivanie est à Lyon, point.” Ivsnie, merde. Tu savais même pas qu’elle était sortie de taule ! Ça t’as fait un truc, au coeur. Tu t’es assis au milieu de tes antiquités, sur un fauteuil Richelieu. Pis tu as eu une envie de pleurer, comme ça. La dernière fois que tu l’as vue, c’était il y a sept mois, peut-être six mois. Juste avant d’enterrer la mamma. Avec le temps, votre relation s’est étiolée. Au début, tu y allais souvent, tu lui apportais des oranges et ça vous faisait rigoler. Pis le temps est passé par là, l’éloignement, l’âge adulte, tout ça. Mais tu as mis un point d’honneur à y aller tous les mois, tous les mois pendant cinq putains d’années. La dernière a été particulièrement difficile. Difficile en mots, difficile en actes. Sans trop savoir pourquoi. Il y a quatre mois, peut-être cinq, tu lui as dit que tu quittais Paris, que tu la quittais. La main n’était plus, la mamma n’était plus, les affaires n’étaient plus. Alors pourquoi rester ? Pour une femme derrière les barreaux que tu ne pourras plus jamais atteindre ? Cette décision t’a coûté. Parce que sans Ivanie, tu aurais été le fragile à qui on casse les lunettes, à qui on casse les os.
Pourtant elle est là, à Lyon. Comme toi, comme Chani. Elle n'est pas retournée à Panam comme elle disait, elle est là, à Lyon.
Putain.

C’est grâce à Viktor que t’es là, devant son immeuble tout pourri dans ce quartier tout pourri. Il connaît des gens, le danois. Tu es là, assis dans sa voiture (ouais, il te l’a prêté mais il t’a promis de te faire très mal si il y découvre la moindre éraflure (et crois moi qu’il le ferait)), comme un con. Le Bron. On rajoute une lettre, et ça fait le Bronx. On le garde tel quel, ça nous fait un basketteur génial. Tu sais pas trop si tu dois en rire ou si tu dois en pleurer.  Il te faut une grande inspiration pour sortir de là et une autre pour d’avancer vers l’immeuble. Par chance, une mamie en sort au même moment. Tu récupères la porte avant qu’elle se ferme, retardant ainsi le moment des retrouvailles. Putain, tu as l’impression d’aller passer ton bac de musique, là. Coeur qui bat, mains qui tremblent, respiration hésitante. Voilà, appartement quarante. Tu as un petit rire. Ça serait con, qu’elle soit pas la. Pourtant, tu appuies sur le sonnette, et il y a du mouvement.
Ivanie, Ivanie et son beau visage. Là, devant toi.

« - Salut pétasse, on m’a dit que t’étais dans le coin du coup je suis passé. Regarde ce que j’ai : les meilleurs de toute la péninsule lyonnaise ! »

Tu lui agites un sac plastique rose sous le nez. Un doux fumet en sort : des nouilles. Sans plus attendre, tu forces le passage et tu entres chez elle. Tu t’empares alors du canapé posé là, étalant vos victuailles sur le truc qui sert de table basse. En plus, le vendeur, il t’a fait des jus de passion gratuit.
(c) AMIANTE
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité


MessageSujet: Re: Hot noodles ✖ Ivanie   Dim 7 Fév - 19:17


hot noodles

Henri & Ivanie

Ivanie trainait tranquillement sur son canapé. A rien foutre. Elle avait pas assez d’argent pour se payer une redevance télé, et sa connexion internet n’était installé que la semaine prochaine. En attendant, avec son pc tout neuf, elle squattait sur la connexion du voisin, et téléchargeait bien comme une connasse. C’était la première chose qu’elle avait acheté avec sa paye, avant de rembourser les avances de loyer ou les ardoises à gauche à droite, elle s’était payée un putain de pc. Et elle passait son temps à regarder des séries, des films, à jouer à des jeux débiles, à rattraper toute la glande qu’elle n’avait pas pu faire en cinq ans. Et ça lui faisait du bien. Là, affalée sur son canapé, les yeux rivés sur son écran à déguster Game of Thrones. Un bon gros truc de babtou. Mais bordel qu’est-ce que c’était bien. La sonnette la fit râler – sûrement encore la petite vieille d’en dessus qui se plaignait du moindre craquement. Traînant les pieds, sans convictions, Ivanie finit par ouvrir la porte pour se retrouver face à face avec un fantôme. Encore un. Le deuxième en une semaine. Ça commençait à faire beaucoup. Mais Henri ne lui laissa même pas le temps de réagir qu’il s’était déjà incrusté dans l’appartement, déjà chez lui. « - Salut pétasse, on m’a dit que t’étais dans le coin du coup je suis passé. Regarde ce que j’ai : les meilleurs de toute la péninsule lyonnaise ! » Elle avait à peine fermée la porte qu’il s’était déjà jeté sur le canapé, étalait les nouilles sur la table basse de mauvaise qualité qu’elle avait récupéré dans la rue. Mais au moins, elle avait une table basse. « Lyon c’est pas une péninsule idiot. C’est une confluence. » Elle resta interdite quelques instants, près de sa porte fermée – qui n’était, en soi, pas très loin du canapé, faudrait qu’elle se trouve un taff mieux payé histoire d’avoir un appartement plus grand qu’une cage. Mais avec un casier, c’est dur de se trouver un bon taff, hein ma grande ? Elle regardait Henri disposer les nouilles dans leurs pots en plastiques, avec des baguettes. Malgré tous les chinois qu’ils avaient pu se faire avant, elle avait jamais réussi à bouffer avec ces foutus trucs. Elle n’eut qu’à tendre la main pour attraper deux fourchettes avant de venir pousser Henri sur le canapé. « T’es le mec le plus keuss que je connaisse et t’arrives à prendre toute la place. Bouge ! » Elle attrapa un plat de nouilles sans sommation, commençant à l’attaquer avec sa fourchette. Ça devait faire six mois qu’elle n’avait pas vu ce petit con. Et la dernière visite avait laissé un gout amer, parce qu’il lui avait dit qu’il se barrait, qu’il allait faire fortune avec un keum qui lui refilait des trucs à vendre. Et c’était bien Henri ça, de se fourrer dans la merde à suivre des grandes gueules plutôt qu’à se poser pour réfléchir avant d’agir. « J’t’ai pas dit que j’étais là parce que j’ai plus aucun numéros mec. SFR m’a pas gentiment gardé ma ligne pendant cinq ans hein. Et puis je pouvais pas remonter sur Paris, trop cher. Et y’avait personne pour m’accueillir en plus. Au moins à Lyon les centres sociaux sont pas trop surchargés. » Même qu’elle s’était tout de suite trouvée une assistante sociale chez qui squatter le temps de se faire du fric. Comme quoi, des fois, la province, ça avait du bon. « Et toi, petit boloss, pourquoi tu zones dans le coin ? Tu m’avais dit que tu quittais Saint Denis, mais pas que tu venais à Lyon. Toujours dans tes coups pourris ? »
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité


MessageSujet: Re: Hot noodles ✖ Ivanie   Mer 10 Fév - 17:45

don’t you remember
Elle ne te fout pas dehors un coup de pied au cul, c'est déjà ça de bon. Peut-être l’appât d’un bon plat de nouilles. Tu t’écrases sur son canapé comme un porc, rigolant un peu à sa correction. Comment elle se la pète, Ivanie. Tu lui fais une micro place pour son gros cul, grommelant un peu. Tu fouilles tes poches, en sortant ton portable. Un iPhone, on est plus dans la même cours chérie. Tu lui tends, afin qu’elle créé un nouveau contact, tout ça.

« - Mes coups pourris, mes coups pourris… En attendant je suis plus riche que toi, chérie. Tu lui fais un clin d’œil bravache. Tu te souviens de Viktor ? Le danois super baisable a qui je donnais des cours de langue ? Bhin maintenant, on s’est fait un sacré pactole. On commence à se faire connaître, dans le milieu. On parle à l’échelle européenne, maintenant. Hier, j’étais avec un italien et demain j’ai un rendez-vous avec un roumain. »

Pas le milieu des putes, oh ça non. Ivanie a été l’une des premières au courent, quand tu as commencé à garder des trucs pas toujours très légaux. Enfin, quand tu as commencé. C’est vite dit. Tu avais autour de quinze ans, lorsque le danois t’a rapporté ton premier truc (un vase qui valait super cher, paraît-il). Tu ne l’as dit qu’à Ivanie que quatre ans plus tard, lorsque les affaires devenaient florissantes, moins amateur. Ça faisait un an, qu’elle était en taule. Peut-être qu’elle t’en a voulu, pour ça. Peut-être que c’est la cause des visites de plus en plus espacées. Tu souris doucement, un peu nostalgique. Tu enroules un paquet de pâtes avant d’enfourner tout ça dans ta bouche.

« - C’est que tu comptes habiter ici ? C’est pire que chez la mamm !. Non Henri, la mamma n’est plus. Tu marques une pause, sachant soudainement plus trop quoi dire. Tu entends tes voisins ken ? »

La lueur de tes yeux tristes disparaît, et tu lui glisses un regard coquin tout en ouvrant ta canette. Tu n’oses pas vraiment lui poser des questions sur la taule, maintenant qu’elle est sortie. C’est tabou, un peu. Pourtant, quand elle y était, tu ne te privais pas. Mais maintenant, elle est sortie. Rien n’est plus pareil. Tu ne sais même plus où en est votre amitié.
(c) AMIANTE

Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité


MessageSujet: Re: Hot noodles ✖ Ivanie   Ven 12 Fév - 2:18


hot noodles

Henri & Ivanie

Henri lui sort le dernier iPhone de sa poche, un truc immense, aussi gros que la paume de sa main. Elle le saisit avec toute la délicatesse dont elle est capable, c’est-à-dire aucune, et tapote rapidement sur le clavier tactile. « Ca va tu te fais plaiz. » Elle lui rend le téléphone hors de prix alors qu’un vieux smartphone de marque chinoise vibre sur la table, l’écran déjà fissuré alors qu’elle l’a depuis deux mois à peine. « - Mes coups pourris, mes coups pourris… En attendant je suis plus riche que toi, chérie. » Elle lui file un coup de poing sur l’épaule, bien cadrée, comme ceux qu’elle lui foutait adolescent. Fdp. Elle ne pouvait même pas dire qu’il allait finir en taule avec ces conneries, avec son casier encore frais elle n’avait pas l’air maligne, la petite Ivanie. « Tu te souviens de Viktor ? Le danois super baisable a qui je donnais des cours de langue ? » Elle hausse les épaules, pas convaincu. Elle s’en souvient vite fait, parce que les keums, elle n’y jamais vraiment prêté attention, encore moins les petits béguins d’Henri. Parce qu’Henri était du genre à tomber amoureux quatre fois par jour, de tout et n’importe quoi. Même d’elle, une fois. « Bhin maintenant, on s’est fait un sacré pactole. On commence à se faire connaître, dans le milieu. On parle à l’échelle européenne, maintenant. Hier, j’étais avec un italien et demain j’ai un rendez-vous avec un roumain. Putain. Tu déconnes pas en fait. » Elle le regarde, les sourcils froncés alors qu’il s’empiffre des nouilles fumantes. Ca l’inquiète Ivanie, qu’il en tire autant de fierté, de tremper dans des trucs pas nets. Commencer à se faire connaître, c’est pas bon, parce que ça veut dire que les flics commencent à entendre parler de toi. Et devenir internationale, ça veut dire plusieurs bandes de flics à tes trousses, si t’es chanceux un joli petit mandant d’Interpol avec une récompense à la clé, et tous les chasseurs de prime qui vont avec. C’était toujours comme ça avec les dealers du quartier, dès qu’il y en avait un qui prenait trop d’importance, les flics lui tombaient dessus. Mais Henri il voit pas ça lui. Il voit que le bon côté des choses, l’argent, le beau parleur qui l’utilise, les accents exotiques, la gloriole aussi, sûrement. « - C’est que tu comptes habiter ici ? C’est pire que chez la mamm ! » Ivanie lâche un petit sourire quand Henri se tait. La vieille du gamin est morte. La mama. Une daronne exubérante, carrément trop à l’aise avec les potes de son fils, partout chez elle, toujours à crier au lieu de parler. Mais au moins ça avait été une daronne pour Henri, donc il était triste et sûrement un peu perdue maintenant qu’il se retrouvait seul, mais Ivanie ne trouve rien à lui dire. Mal à l’aise. Parce que si sa daronne à elle crevait, elle ne verrait sûrement pas la différence. La vieille lui avait trouvé un taff pour pas qu’elle revienne squatter à la maison et depuis, plus de nouvelles. Et c’était tant mieux. « Tu entends tes voisins ken ?Non les voisins de gauche ils sont au bord du divorce ils ken pas. Et ceux de droite elle vient d’accoucher donc avec le gamin qui fait pas ses nuits t’as pas trop envie de pêcho je pense. » Elle le pense parce qu’elle en sait rien, elle a jamais eu de gamins, et puis elle en veux pas de toute façon, alors elle veut même pas savoir. « Tu va m’faire croire que t’habites une magnifique villâ en périphérie de Lyon, Mônsieur Rimbaud ? » Elle mime les accents de vieux bourges, ouvre bien la bouche pour ne pas mâcher les mots. Elle se fout de sa gueule, un peu, carrément trop. « Bah si t’habites un truc confortable profites-en parce qu’en prison tu préfères dormir par terre tellement les matelas sont durs. Ici c’est carrément le paradis mec ! » Elle engouffre une nouvelle fournée de pâtes dans sa bouche, aspire les quelques rebelles qui s’échappent de ses lèvres. « J’sais pas j’ai jamais fait de trafic, j’suis une enfant de chœur en vrai, mais fait gaffe, le buisseness dans lequel tu trempes il est pas clair. Y’a des meufs en prison qui me racontait leur vie dans les réseaux, elles en ont prix pour perpet’. Et en plus elles se castagnaient avec d’autres meufs d’autres bandes ! Genre une fois y’a eu une baston générale c’était ouf ! » Elle gesticule avec ses mains, la bouche encerclée de sauce qu’elle ne prends même pas la peine d’essuyer. Elle ne lui avait pas raconté tout ça, au petit Henri, toutes les fois où c’était parti en couilles, pour ne pas l’effrayer, pour ne pas qu’il s’inquiète trop. « Tu survivrais pas trois jours en prison, fragile que tu es. » Elle marque une pause alors qu’elle repose sa fourchette dans le plat de pates désormais vide. « Excuse moi je nique l’ambiance, on devrait fêter nos retrouvailles. Tu veux voire un coup ? » Elle réfléchit un instant à ce qui traîne dans ces placards. Des fonds de bouteilles, sûrement.
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Hot noodles ✖ Ivanie   

Revenir en haut Aller en bas
 
Hot noodles ✖ Ivanie
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ROARING LYON :: ,, SHUT UP AND LET ME GO :: we could be immortals :: anciens rps-
Sauter vers: