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 hear my heart burst again ≈ sebastet.

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MessageSujet: hear my heart burst again ≈ sebastet.    Dim 31 Jan - 0:36


©farklesrileys. rp sebastet.

hear my heart burst again.

Un moment de faiblesse que je me dois de canaliser. C'était ça, juste ça. Du moins, c'était ce qu'elle ne cessait de se répéter depuis le début de la matinée. Obsédée par l'idée de contacter Sébastien, le grand ami de son frère, elle en venait même à culpabiliser de l'avoir rejeté de toutes les manières possibles, ces cinq derniers mois. Des mises en scène puériles, des absences inexpliquées, des excuses épinglées au dernier moment, voire une ignorance des plus totales. Elle avait tout testé, face à lui. Le détester ? Absolument pas. Il avait même tout pour lui plaire, le meilleur ami de Seti. Tout pour lui plaire, à elle. Alors, au fond, où était le problème ? Le problème, c'est qu'eux deux, ils étaient là. Mais pas lui, pas le troisième. Seti avait été emporté par les vagues, celles qui avaient décidé d'épargner Sébastien et Bastet. Les deux traîtres, les deux pétochards.
Depuis cinq mois, depuis cent cinquante deux jours, depuis trois mille six cent cinquante heures, les matinées n'étaient plus promesses de beaux lendemains sur lesquels se dessinait une petite routine aussi monotone que rassurante. En réalité, depuis cinq mois, les matinées étaient synonymes d'épreuves. Une succession de réveils douloureux durant lesquels s'imposer la première des évidences : il n'est plus là. A cause de moi. Il était mort, celui pour qui elle aurait tout donné. Ce frère que la vie lui avait donné pour finalement lui reprendre. Ils étaient indissociables, et pourtant si différents. Lui qui était tête en l'air. Lui qui donnait de la place aux rêves, elle qui donnait de la place à la rage. La passionnée et le diplomate. Seti était pourtant irrationnel. Seti était idéaliste. Seti était irresponsable. Séti était isolé. Mais Séti était important. Séti, c'était son pilier. A croire que le plus fort des deux n'était pas celui qu'on pouvait croire.
Cette nuit le prouvait une nouvelle fois. Le genre de nuits desquelles Bastet, la sœur déplorée, avait du mal à se relever. Des images se relayant dépeignant un cauchemar qui prenait aux tripes. Son frère y revenait sans arrêt, au détour d'un rocher, laissant s'épandre un cri qui glissaient sur les vagues, tandis que les bras de Bastet s'évertuaient à patauger dans le vide, à la recherche d'une main qu'ils ne parvenaient pas à rattraper. Mais cette fois-ci, le visage de Sébastien s'était ajouté à ce sombre tableau. Et sans nul doute, c'était ce qui la travaillait ce matin-là. En réalité, elle avait assez de le repousser à tout bout de champ. De s'imposer toute seule un second deuil qui n'avait pas lieu d'être.
Elle prit entre ses mains son smartphone blanc. Réfléchit, puis le reposa. Le reprit. Souffla, le reposa. Le prit une énième fois. Agacée par son propre manque de courage, elle finit par pianoter rapidement sur l'écran, laissant se dessiner un message bien trop rapide pour qu'elle ne puisse revenir en arrière.

salut, Sébastien.
tu es libre, cette après-midi ? J'aimerais te parler, si tu es d'accord.
Quinze heure, chez moi ? Tu viens si tu veux, je ne t'oblige pas, mais c'est important.


Le "envoyé" apparaissait alors qu'elle regrettait déjà d'avoir resurgie dans la vie du destinataire. Le "tu n'es pas obligé", quant à lui, voulait tout dire. Inconsciemment, il s'agissait de le repousser, une nouvelle fois. Plus subtilement, cela dit. Elle avait tellement peur d'être confrontée à Sébastien qu'elle venait à l'éviter même lorsque c'était elle qui se manifestait. Entre le manque de Sébastien, et le besoin de s'en séparer définitivement afin de ne pas attiser la culpabilité qui rongeait déjà le coeur de la jeune femme, il n'y avait qu'un pas. Diablement affligeant, mais c'était tout ce qui lui restait depuis la mort de Seti. Sa fierté, sa culpabilité et son attitude déplorable. Le tableau était bien triste, au final.
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MessageSujet: Re: hear my heart burst again ≈ sebastet.    Dim 31 Jan - 15:12




sébastien & bastet


hear my heart burst again

Il avait suffit d'un instant. Un seul instant pour que le visage de Sébastien se décompose presque en découvrant le sms qu'il venait de recevoir. La surprise était présente mais il n'aurait sut dire si elle provenait du contenu ou bien de l'expéditeur. Elle. Bastet. Un fantôme qui resurgit après cinq mois de silence afin de le déstabiliser. Non pas que Seb l'ait oublié, comment aurait-il pu, pourtant, il ne s'y attendait plus. La revoir, lui reparler, tout ceci s'était effacé de ses attentes au fil des jours puis des semaines bientôt transformées en mois. Il s'imaginait être détesté. Rejeté. Au moins une vérité évidente, le rejet. Alors bien évidemment, il avait tenté de l'oublier, de ne plus se tracasser inutilement à son sujet. Plus facile à dire qu'à faire. Au final après tout ce temps, il avait au moins réussi à ne plus y penser tous les jours. Mais maintenant tout tombe à l'eau. Encore une fois. Sans mauvais jeu de mot. Des souvenirs refont surface comme la dernière expression de son meilleur ami avant qu'il ne sombre définitivement dans les entrailles de la mer. Et Seb il s'en veut tout autant que Bastet. Il s'en veut de ne pas avoir été assez attentif, d'avoir confondu réelle détresse et comédie. Plus encore, il s'en veut de ne pas avoir eu le temps de lui révéler son attirance réciproque pour sa grande sœur, avec toutes les fois où ils ont eu des moments plus intimes. Tout reste gravé à jamais. Trahison. Vous savez, ce sont ce genre de souvenirs bien souvent douloureux qu'on préfère recaler au fond de notre mémoire, sous un tas d'autres crasses qu'on ajoute avec le temps et qu'on espère ne jamais voir refaire surface.

Quelques minutes sont nécessaires au brun pour réagir, se souvenant qu'il est actuellement en pleine rue et surtout au mauvais endroit pour s'arrêter pendant des lustres. Il se met sur le côté, son portable toujours en main. Que répondre ? Elle lui laisse le choix. Elle ne l'oblige pas, qu'elle lui sort. Mais comment refuser, Sébastien en est incapable malgré son léger malaise. Ils vont sans doute évoquer le passé, remuer le couteau dans la plaie et... il n'a aucune idée de la suite, de ce dont elle veut réellement lui parler. Est-ce pour couper définitivement les ponts ? Le Charvet a peur de le savoir et en même temps très envie. Il est préoccupé. Heureusement qu'il ne se trouvait avec personne au moment de voir son sms, c'était moins une, car il était chez quelqu'un juste avant. Il regarde l'heure. Les minutes défilent un peu trop vite à son goût. Déjà midi. Bien qu'il soit l'heure de manger, toute cette histoire lui a coupé l'appétit et au lieu de s'acheter un en-cas, sushi man cherche plutôt un banc dans le coin pour se caler. Il pianote ensuite sur son clavier numérique une réponse simple. « Je viendrais. »

A quinze heure tapante, comme prévu, Sébastien se trouve juste devant l'interphone de chez Bastet. Son doigt hésitant s'approche du bouton et avant de le réaliser, il a déjà appuyé. « C'est Sébastien. » La porte de l'immeuble s'ouvre, le jeune homme entre et monte les escaliers jusqu'au bon étage avec un cœur qui bat tellement fort qu'il pourrait s'arracher de sa poitrine. Tiraillé entre plusieurs sentiments et ressentiments, il arrive enfin devant la porte de chez elle. Il frappe, elle lui ouvre. « Salut. Cinq mois sans nouvelles... » L'égyptienne lui doit forcément quelques explications. En guise de bonjour, il commence un peu fort mais ne sait quoi dire d'autre. N'est pas capable de lui faire un câlin. Pas encore, pas toute suite, bien que ses pupilles s'attardent d'ores et déjà sur ses lèvres.
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MessageSujet: Re: hear my heart burst again ≈ sebastet.    Lun 1 Fév - 23:37


©farklesrileys. rp sebastet.

hear my heart burst again.

Il aurait suffit d'une seule chose. Un rien, pas grand chose. Un regard, une attention. Le temps de se retourner quelques secondes plus tôt. Oui, si ça se trouve, une seule chose aurait pu tout changer. Et c'était ça qui la rendait malade depuis cinq mois. Parce qu'elle avait été là, juste à côté de Séti, alors qu'il se faisait violemment emporté par les vagues. Elle nageait bien, peut-être mieux que lui, et pourtant, elle n'avait rien fait. Elle s'était débattue, elle avait tenté de le ramener, mais sa chance était passée. A quoi ça servait, au final ? De promettre le soutient qu'une grande sœur pouvait offrir si on ne l'apportait que trop tard ? Ça n'avait pas de sens. En réalité, désormais, plus rien n'en avait. Pas même sa vie, pas même ses relations, qu'elles soient anciennes ou nouvelles. C'était sûrement sa pénitence.
Et quoi qu'on en dise, on peut dire qu'elle subissait cette dernière avec la meilleure des volontés. Allant même jusqu'à éviter la seule personne qui pouvait la comprendre, la seule personne qui portait, elle aussi, ce fardeau. Celui qui avait partagé ce douloureux moment avec elle. Lui aussi, il avait du se sentir impuissant. Lui aussi, il a souffert de l'absence de celui qui complétait ce trio improbable. Bastet n'en doutait pas. Mais elle était tellement concentrée sur sa propre culpabilité qu'elle en venait même à ne pas se rendre compte de la réalité des choses : ils devaient traverser ça ensemble. Égoïstement, la sœur du défunt se noyait - sans mauvais jeu de mot - dans son malheur à un point qu'elle ne réalisait pas que son attitude blessait d'autant plus Sébastien.
Tout ce qui ne concernait pas Seti et ce qu'elle pouvait faire en sa mémoire n'avait plus autant d'importance qu'avant. Donc, si on suit bien cet état d'esprit, peu importe de blesser et perdre ceux qui sont encore là, l'important était de se concentrer à pleurer sur ceux qu'on a déjà perdu ? Curieuse manière de penser. C'était plus compliqué que cela. Si sa complicité partagée avec Sébastien n'avait plus d'importance, elle ne se donnerait certainement pas autant de mal pour l'éviter. Parce que c'était ce qui lui faisait le plus mal, désormais : ne plus savoir comment agir avec lui. Le simple fait de voir son visage lui rappelait qu'elle n'avait pas été totalement honnête avec son frère, et qu'elle n'aurait certainement plus jamais l'occasion de l'être. La tendresse de leurs câlins, son rire, leurs baisés cachés, échangés à l'abris des regards, tout ce qui se référait à Sébastien avaient un arrière-goût douloureux.
Qui plus est, cet éloignement, cette absence, pesait sur elle. Et l'atteignait plus qu'elle ne l'aurait voulu. Alors, dans un moment de faiblesse, le texto était parti. Un peu vite, peut-être, mais bel et bien parti. « Je viendrais. » lui avait-il écrit. A ces mots, elle voulut faire ce qu'elle savait faire de mieux ces derniers temps : fuir. Mais elle ne parvenait à trouver aucune excuse qui tenait la route et qui pouvait expliquer le retournement de situation. Et de toutes manières, elle respectait bien trop Sébastien pour le traiter de la sorte. Il méritait mieux que des faux espoirs éparpillés aux quatre vents puis sauvagement écrasés.
Nerveuse dans son appartement, elle n'arrivait à rien avaler, soudain consciente qu'elle ne savait pas quoi vraiment quoi lui dire une fois qu'il aurait mis les pieds dans son appartement. Ce qui arriva plus tôt que prévu. Le son de l'interphone eut le don de la faire sursauter, grésillant jusqu'à son système nerveux comme le gong du jugement dernier. « C'est Sébastien. » bon, trop tard pour revenir en arrière. De toutes façons, cette confrontation devait se faire, tôt ou tard. Pour elle, c'était tôt. Pour Sébastien, c'était sûrement tard. Mais il était temps de faire des concessions. La gorge nouée, elle appuya sur l'interphone sans se donner vraiment la peine de parler, se contentant d'un simple mais non agressif : « vas-y, entre. » le temps qu'il monte les escaliers, la jeune femme tenta par tous les moyens de trouver les bons mots, de préparer quelque chose. Mais visiblement, sa matière grise s'était faite la malle et l'avait lâchement abandonnée en ces temps difficiles : impossible de préparer quoi que ce soit. D'envisager une réaction quelconque. Tout se ferait au feeling. Improvisation totale. Et vu ses attitudes récentes, ce n'était pas forcément ce qu'elle avait de mieux à proposer, mais autant dire qu'on ne lui laissa pas vraiment le choix. Rassemblant le peu de courage dont elle disposait, Bastet ouvrit la porte pour tomber face à face avec Sébastien, qu'elle regardait pour la première fois depuis des mois. Regarder vraiment. Il n'était pas changé. Il était resté le même. Rien d'étonnant en cinq mois, et pourtant, elle avait l'impression qu'il s'était passé six vies depuis qu'ils ne s'étaient pas vraiment parlés, parlés comme ils savaient si bien le faire avant. Si bien qu'elle avait peur de ne plus en être capable. « Salut. Cinq mois sans nouvelles... » L'Opération Excuses se révélait plus compliquée que prévu. Pourtant, l'égyptienne n'était pas surprise de cette réaction. En toute honnêteté, elle était légitime, fallait bien se l'avouer. Cachant son malaise comme elle le put, elle glissa une mèche de sa longue chevelure bouclée derrière son oreille, et finit par dire : « Cinq, oui ... C'est long, je sais. C'était ... Compliqué. » elle n'aurait pas pu faire pire, comme réponse. En plus de cela, le "désolé" elle n'arrivait pas à le sortir. Pas tout de suite. La gêne s'appropriait l'atmosphère. Trop de souvenirs lui revenaient en tête maintenant qu'il se trouvait devant elle, en chair et en os. Le deuil de leur complicité qu'elle avait, à contre-cœur, sacrifié, lui sautait au visage. Elle n'était pas aussi prête pour cette confrontation qu'elle ne le pensait. Mais en attendant, ils étaient là, à se regarder dans le blanc des yeux, tandis qu'elle détaillait sans le vouloir les traits du visage qu'elle avait tant apprécié il y avait de cela cinq mois à peine, et qu'elle appréciait toujours. Les choses n'avaient pas changé entre eux. Elle avait beau être insupportable ces derniers temps, et lui sûrement rancunier, il y avait toujours ce petit quelque chose qui faisait qu'elle se sentait bien quand elle était en face de lui. Et ce sentiment eut le don d'alourdir sa culpabilité. Ayant peur de paraître déplacée, à rester planter là pour regarder chaque trait de son visage, elle s'écarta légèrement de l’entrebâillement de la porte, agrandissant l'ouverture de celle-ci. « Entre, je t'en prie. » elle referma derrière elle, fit quelques pas, cachant sa nervosité comme elle le put. Son esprit se concentrait uniquement à garder une distance respectable entre elle et lui. C'était déjà beaucoup.  « Tu ... Tu veux boire quelque chose ? » banale, comme proposition, mais ça lui permettait de meubler. Et puis, elle avait déjà été assez irrespectueuse avec lui ces derniers temps. Autant essayer de se rattraper un tant soit peu. Le silence revint. Bastet sentait qu'il était temps d'aller au coeur des choses, mais elle ne savait même pas par quoi commencer. Elle marcha un peu, s'accouda au comptoir de la petite cuisine américaine. Il y avait tant de choses à dire, et pourtant sa gorge paraissait sèche, tout à coup. « Je ne pensais pas que tu viendrais, Sébastien. » c'était sûrement l'aveu le plus honnête qu'elle offrait depuis des mois. La sincérité dans sa voix en témoignait. C'était la première chose qui lui était venue à l'esprit. « Tu me détestes ? » elle ne savait pas pourquoi elle avait demandé ça. D'une voix si incertaine, qui plus  est. Et elle s'en voulait d'être si dépendante de la réponse qui lui importait beaucoup plus qu'elle ne le devrait. C'était pas comme ça que les choses devaient se passer.
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MessageSujet: Re: hear my heart burst again ≈ sebastet.    Mar 2 Fév - 21:20




sébastien & bastet


hear my heart burst again

Sa tension élevée, sa respiration accentuée, ses sens allarmés. Sébastien n'est pas bien, il ne va pas mentir, cette situation est un calvaire pour l'un comme pour l'autre. Car y'a ce malaise qui lui donne l'impression qu'on s'amuse à lui tordre l'intestin et qu'il a une pomme coincée dans le gosier. Peut-être est-ce en plus du face à face lié au fait qu'il n'a rien avalé à midi. Il angoisse à l'avance d'entendre certains mots, certaines phrases, et reste au final bloqué sur place. « Cinq, oui ... C'est long, je sais. C'était ... Compliqué. » C'est tout ? Vraiment ? Compliqué... et le désolé, il est compliqué à sortir lui aussi ? Intérieurement, il est partagé. Il y a cette colère, cette rancune impossible à contrôler puis le fait qu'il est le seul coupable dans tout ça. Mais il va malgré tout lui falloir une bonne explication quel que soit le cas de figure. Car là, Seb est paumé. Commençant à prendre racine sur le palier, patientant jusqu'à ce qu'elle fasse le premier pas. Elle l'a invité, elle va bien lui proposer d'entrer à un moment. Et pendant ce temps il ne sait plus tellement de quelle manière la regarder. Avec quelle expression imprimée sur son faciès. Alors il reste neutre, dans l'impossibilité d'exprimer toute suite les émotions et sentiments qui s'entrechoquent en lui. « Entre, je t'en prie. » D'un hochement de tête, le jeune homme entre finalement en constatant qu'ils sont seuls. Mais son corps reste de nouveau planté là. Sa mémoire elle, travaille. Y'a des images de Seti qui lui reviennent, qui lui font serrer les poings et puis tracer sa route jusqu'à la cuisine. « Tu ... Tu veux boire quelque chose ? » Une question qui résonne de manière lointaine dans son esprit. « Ça va merci, rien pour le moment. » Sa soif n'est pas le premier de ses soucis, il reste debout à quelques mètres de Bastet qui s'accoude sur le comptoir.

« Je ne pensais pas que tu viendrais, Sébastien. » Lui non plus, mais au final, il ne pouvait y échapper. Il ne pouvait prétendre s'en moquer. Prétendre un tas de choses. La voix de l’égyptienne tourne, tourne. Ses lèvres s'entre-ouvrent, néanmoins, le son ne sort de celles-ci que quelques minutes après. « Et je ne pensais pas que tu me recontacterais un jour... J'ai tellement attendu. Trop. » Sans abandonner puisqu'au final le voici bien présent, chez elle. Il est évident que Sébastien n'a pas tourné la page. « Tu me détestes ? » D'un coup, la question piège se pointe. L'étonne suffisamment pour qu'une expression de surprise apparaisse sur son visage. Il allait lui demander la même chose, perturbé. Depuis tout ce temps, le brun n'a songé qu'à ça, que c'était plutôt elle qui le détestait pour ce qu'il s'était passé. Qu'elle faisait des efforts mais ne voulait plus le revoir quitte à le faire souffrir et culpabiliser encore plus. Même si elle a eu tord d'agir ainsi et que lui a également des raisons de lui en vouloir. Ce n'est pas le cas, il n'arrive pas sincèrement à dire qu'il la déteste ou qu'il lui en veut. Il s'en veut aussi. « Non, mais je pensais que toi oui... Je ne voyais que cette raison pour que tu me donnes plus de nouvelles. » Une affaire autant compliquée que délicate. Le corps de Seb s'avance doucement vers celui de Bastet, n'ayant fait que la regarder dans les yeux depuis quelques bonnes minutes. Il sent qu'il va faire une connerie sous le coup de l'impulsivité là. Il le sent mais il s'arrête pas une fois à sa hauteur. « Je veux une explication. Parle moi. » Sa tension s'est calmée depuis qu'elle lui a demandé d'un air hésitant s'il la détestait. Car ça veut dire qu'elle non, probablement. Il l'aurait quand même remarqué. Sa main glisse sur sa joue. « Regarde moi. » Puis sans prévenir, agissant par un simple coup de tête, une simple envie, il l'embrasse. Et il va le regretter.
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MessageSujet: Re: hear my heart burst again ≈ sebastet.    Jeu 4 Fév - 13:58


©farklesrileys. rp sebastet.

hear my heart burst again.

« Ça va merci, rien pour le moment. » le malaise était palpable, si bien qu'elle ne sut pas quoi dire durant les secondes qui suivirent. Pourquoi tu l'as invité, déjà ? certainement pas pour le regarder en restant plantée là, et pourtant, pour le moment, elle ne savait pas quoi faire d'autre. La question était légitime puisque, maintenant qu'il était chez elle, le peu de courage qui avait habitée deux heures plus tôt la jeune femme s'était dispersé on ne savait trop où. Elle s'en voulait déjà, d'avoir envoyé ce fichu texto. Les choses auraient été tellement plus simples si elle avait décidé de continuer sur sa lancée : faire la morte. Attendre qu'il se lasse. Ne plus jamais faire parler d'elle. Peut-être ne se seraient-ils plus jamais croisés, et auraient oublié cette histoire. Peut-être. Difficile d'envisager le fait qu'ils puissent oublier, mais il y avait toujours l'espoir que c'était possible. Mais non, elle avait préféré le chemin le plus difficile : se confronter à son regard inquisiteur, devoir lui expliquer les raisons qui l'avaient poussée à l'ignorer durant des mois alors qu'elles-même ne les comprenait pas. Véritable challenge, mais ça, elle venait de le comprendre que trop tard. Nerveuse, Bastet se pinça les lèvres et tripota discrètement ses mains bronzées tandis qu'elle avançait vers la cuisine.
Bon. Autant être honnête, puisqu'il était là maintenant. Tourner autour du pot ne servait à rien. Et la première chose qui lui vint, c'était de lui avouer sa surprise. Au vu de son attitude envers lui ces derniers mois, elle en était venue à se demander s'il allait répondre présent à son appel. Elle n'avait pas la moindre idée de ce qu'il pouvait penser. De la manière dont il vivait les choses. De sa vie actuelle. Et elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même : c'était elle qui avait posé les limites, elle qui avait rendue impossible la communication, à l'origine si évidente, entre eux. Pas lui. « Et je ne pensais pas que tu me recontacterais un jour... J'ai tellement attendu. Trop. » elle hocha doucement la tête. Parce que c'était compréhensible. C'était tout de même dur à entendre de sa bouche, parce qu'elle ne savait pas vraiment quelle était sa définition du "trop", à quelle limite il se référait. « trop, peut-être. Mais ... trop pour me pardonner ? » risqua t-elle, levant son regard vers lui. Il ne s'agissait pas encore d'excuses en bonne et due forme, mais elle y venait tout doucement, à son rythme. Tout cela l'amena à se demander s'il en avait été rendu à la détester. Après avoir posé cette question, Bastet se sentait vulnérable. Un sentiment qu'elle n'avait pas vraiment l'habitude de connaître. Quant à Sébastien, au vu de la mine décomposée que son visage venait d'adopter, nul doute qu'il était encore plus surpris qu'elle par cette question. Elle réalisa un tas de choses à cet instant. Combien sa propre attitude avait dû être déroutante aux yeux de Sébastien, par exemple. « Non, mais je pensais que toi oui... Je ne voyais que cette raison pour que tu me donnes plus de nouvelles. » qu'elle avait été égoïste, à se préoccuper de son propre malheur face à l'absence de son frère, en oubliant tout le reste. Elle était encore incapable d'expliquer les raisons de son éloignement, mais elle était en mesure d'affirmer une chose. « je ne te déteste pas. » sa voix était douce, franche, sans fioriture, sans hésitation. Et elle ajouta « je ne t'ai jamais détesté » ni maintenant, ni le lendemain de la mort de Seti. Jamais.
Une fois ce point éclairci, le regard de l'égyptienne fuyait celui du lyonnais. Il était simple d'affirmer qu'elle ne le haïssait pas, cela l'était moins lorsqu'il s'agissait de soutenir son regard noisette qui accrochait le sien depuis quelques minutes déjà. Grosse connerie que de l'avoir invité pour parler. Elle réalisait qu'une conversation par téléphone, skype, ou n'importe quoi d'autre aurait été une meilleure idée pour présenter ses excuses. Et maintenant, voilà qui s'approchait. Faisant quelques pas vers elle. Elle espérait qu'il ne s'approche pas trop et malgré cela, il ne s'arrêta qu'au dernier moment. « Je veux une explication. Parle moi. » Elle était tout simplement incapable d'en donner une. Encore moins quand il se tenait là, tout près d'elle. Sujet encore trop sensible. Comme si son moyen d'expression était bloqué, elle secoua légèrement la tête et baissa les yeux. Sa main glissa contre sa joue Ce qui, paradoxalement, la rassura, alors que c'était ce genre de contact qu'elle aurait voulu éviter. « Regarde moi. » Difficile d'obéir. Ils étaient trop proches à ce moment-là. Malgré cela, elle retrouva son mental d'acier et voulut tenter de délivrer un début de phrase qui pourrait expliquer son attitude récente. Comme il lui avait demandé, Bastet releva son regard vers le sien, mais avant qu'elle n'ait eut le temps de dire quoi que ce soit, avant même qu'elle ne comprenne ce qui était en train de se passer, il posa soudainement ses lèvres sur les siennes. Ils ne s'étaient pas embrassés depuis cinq mois. Ce n'était pas désagréable, tout au contraire. Elle en profita même pendant deux secondes à peine, répondant presque à son baiser. Mais cet instant fut de très courte durée. Sa culpabilité reprit le dessus, elle posa alors ses mains sur son torse pour le repousser et brusquement, lui mit une gifle à contre-cœur. Plutôt légère comparé à ce qu'elle était capable de faire, impulsive, mais une gifle quand même. « Non, Sébastien ! Tu ne peux pas faire ça ! T'as pas le droit ! » s'empressa t-elle de dire, rongée par la culpabilité. Elle se l'était elle-même interdit, au vu des conditions récentes, pourquoi lui le faisait-il ? Elle ne savait pas quelles étaient ses croyances exactement, mais n'avait-il jamais supposé qu'il puisse y avoir un au-delà d'où Seti les verrait ? Et quand bien même ce ne serait pas le cas, n'était-il pas aussi perturbé qu'elle en pensant au fait qu'ils n'avaient pas avoué ce qui se passait entre eux à Seti avant qu'il ne meurt ? Elle passa nerveusement ses deux mains dans ses propres cheveux pour les ramener en arrière : « C'est quoi ton problème ?! » présentement obsédée par l'idée qu'elle était en train de trahir son frère, elle se braquait comme jamais, faisant deux pas dans la cuisine pour s'éloigner de lui. Elle le fuyait sans vraiment savoir pourquoi. Elle qui était si impulsive, si honnête, se laissait - pour une fois - guider par sa tête et ce que cette dernière pouvait cogiter, beaucoup trop peut-être. « Je n'aurais jamais du t'inviter, c'était une mauvaise idée. » Oui, braquée complet.
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MessageSujet: Re: hear my heart burst again ≈ sebastet.    Jeu 4 Fév - 21:00




sébastien & bastet


hear my heart burst again

Ses douces lèvres lui ont manqué... Il le pense fort et ça l'étonne de sa part. Peut-être n'y a-il pas assez goûté par le passé pour éprouver un tel besoin. Un seul baiser au goût plus amer que sucré malgré le plaisir. Impossible de se décoller. C'est Bastet qui rompt la première le contact. Impossible de se pardonner. Maintenant, elle lui en veut tout autant. Sébastien vient de tout gâcher en l'espace de quelques secondes pour manque de retenue. Il n'a pas réalisé son erreur dans l'immédiat, seulement après, lorsque la violente main de l'égyptienne s’abat sur sa joue. C'est un peu ce qui lui ramène les pieds sur terre. Bon sang Seb, qu'est-ce que t'as foutu ? Il se pince la lèvre inférieure sans prendre le temps de consoler sa joue giflée plus tôt. Car après tout, après ça, il ne le mérite pas. « Non, Sébastien ! Tu ne peux pas faire ça ! T'as pas le droit ! » Ils n'en seraient pas là s'il avait su se contrôler. Ils commençaient tout juste à repartir sur de bons termes malgré les tensions présentes. Alors non il n'avait pas le droit, c'est elle qui a entièrement raison. Sébastien baisse légèrement les yeux. Un frisson parcours brusquement son corps. Comme s'il sentait la présence de Seti non loin, comme s'il s'imaginait son regard désapprobateur posé sur lui. Y'a vraiment plus aucune chance pour qu'ils se rachètent envers lui, pas vrai ? Vont-ils être obligés de porter ce fardeau toute leur vie, sans plus rien tenter entre eux ? Putain, qu'est-ce qu'il se sent con.

« C'est quoi ton problème ?! » Il n'ose plus la regarder. Encore moins s'approcher, ses jambes ne répondant plus, paralysées par les conséquences de ce baiser. Ce qu'il ravive après tant de mois, rajoutant une couche de plus à leur culpabilité respective. « Désolé... C'était plus fort que moi. » C'est tout ce qu'il est en mesure de répondre pour le moment, pour essayer de se justifier. Mais la vérité c'est qu'il n'a aucune excuse. Il l'a senti venir et n'a rien fait pour s'arrêter dans son propre élan. « Je n'aurais jamais du t'inviter, c'était une mauvaise idée. » Un pieu dans la poitrine. C'est l'effet que cette phrase lui fait. Alors il aimerait se rattraper tant qu'il en est encore temps. Quitte à sortir tout ce que lui aussi a sur le cœur. « Je pensais peut-être qu'on avait le droit à une deuxième chance... » Seb brise le silence en inspirant un bon coup. « Seti ne voudrait pas nous voir déchirés comme ça. » Rien que le fait de prononcer ce prénom presque devenu tabou au fil des mois lui refile un second frisson, un malaise, mais il préfère être franc avec l'égyptienne plutôt que risquer qu'elle le vire de chez elle avant qu'il n'ai pu. Et en même temps qu'il se lâche, il observe de nouveau son visage braqué. Cherchant à la faire réagir. Réaliser.

« La culpabilité nous ronge trop Bastet. Elle va nous détruire à force, si ce n'est pas déjà fait. » Il parle de leur relation qui s'est totalement dégradée. Mais d'un autre côté, la culpabilité n'a pas amoché que cette dernière, y'a aussi quelque chose en eux qui a dû changer. Ils ne pourront jamais oublier, c'est certain. Avancer, c'est à leur portée. C'est ça ou se tirer une balle toute suite. Sébastien est sûr d'avoir commencé à prendre du recul là dessus rien qu'avec ce qu'il lui a avoué plus tôt. Pourtant, il a encore du chemin à faire et ne sait pas si Bastet est encore prête pour avancer à ses côtés. Savoir se pardonner est au final plus ardu que le reste. Mais également le plus important. Les muscles de Sébastien sont désormais un peu moins crispés, en revanche, sa tension est de nouveau en grande hausse. Il ne voit que deux types de réaction : la positive et bien entendu la négative, celle à laquelle il s'attend en premier. En même temps, il espère qu'elle sera suffisamment compréhensive malgré son état... Causé par qui, on se demande. Il est l'unique responsable. Au moins tente-il sa chance.
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hear my heart burst again ≈ sebastet.
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