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 It's not love, I'm just drunk (adnan)

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MessageSujet: It's not love, I'm just drunk (adnan)   It's not love, I'm just drunk (adnan) EmptySam 30 Jan - 14:14




Adnan & Cassie


It's not love, I'm just drunk

Silencieuse tu plisses les yeux devant la glace, t’inspectant de haut en bas, dans tous tes détails, tu ajustes ta robe que tu trouves trop courte, trop moulante, c’est la cinquième fois que tu changes de tenue et tu trouves toujours un truc qui ne va pas. T’attrapes un coton sur ta commode pour effacer le rose sur tes lèvres et les recolores en rouge vermillon avec un nouveau tube. Tu soupires non satisfaite du rendu, balançant tes talons à l'autre bout de ta chambre t'attrapes des boots en cuir et les enfiles pour tenter de rendre ton accoutrement moins aguichant. T'es comme ça, toujours à te demander si tu es assez bien. Tu doutes sans cesse de ta valeur pour tout, tu fais comme si tu étais sure de toi, toujours le sourire aux lèvres, cette fille vivace que rien n’atteint jamais mais tout ça c’est des conneries. Pourtant t’adorerais être une de ces filles, une de celles qui n’ont qu’à se baisser pour attraper les opportunités, pour attraper la vie. En fait il te faudrait un filtre. Un filtre qui empêche tous les doutes de s'insinuer en toi. Qui effacerait ce sentiment, le sentiment de ne pas être assez. Pas assez belle. Pas assez mince. Pas assez grande. Pas assez intelligente. Pas assez forte. Pas assez drôle. Pas assez volontaire. Pas assez pour plaire, pour réussir. Un filtre qui détruirait toutes les pensées comme "je ne suis pas capable", "je suis fatiguée d'être moi", "je suis ridicule", "je vais rater". Un filtre qui t'empêcherait d'avoir peur des gens, du regard des gens. T’es sure que ces autres filles qui ont ce filtre réussissent dans leur vie, parce qu'elles osent. Elles ne sont plus paralysées. Mais ça ne s'achète pas en magasin... Toi t’as l’air de ce genre de filles, mais tu ne l’es pas et entre paraître et incarner il y a une grosse différence.

Tu finis par hausser les épaules et détaches tes cheveux après les avoir attaché et relâché un nombre incalculable de fois, t’arrêtes de te contempler dans la glace parce que c’est plus inutile qu’autre chose et fouilles dans ta boîte à bijoux à la recherche de tes bagues. Ton téléphone finit par vibrer et tu te mords la lèvre soupirant de plus belle, t’es en retard pour changer et il va finir par s’impatienter. Tu renonces et abdiques attrapant ton perfecto et ton sac tu t’apprêtes à quitter l’appart quand tu daignes enfin regarder tes derniers messages, parmi eux un d'Adnan, t’hésites à l'ouvrir et puis tu cèdes à la curiosité et constates qu’il s’est encore fourré dans une galère et t’appelle à l’aide. T’aurais pas dû y jeter un œil c’est ce que tu pensais. Tu pressentais qu’il allait réussir à te gâcher la soirée et t’as presque envie de l’envoyer sur les roses. Tu te préparais à un moment sympas et tu sais comment ça va finir. Demain tu te réveilleras avec des cernes gigantesques et du vomis à nettoyer t'attendra sur le siège arrière de ta bagnole. Hors de question. « Cette fois il peut toujours courir je ne suis pas à sa disposition merde ! » Penses-tu très fort et pourtant t’es déjà en train d’envoyer un sms à Aaron pour lui dire que tu ne viendras pas, tu t’excuses de le planter en beauté en prétextant une urgence. Soupirant pour la unième fois de la soirée tu t’écroules sur le fauteuil du salon en plaçant deux doigts sur ta tempe exaspérée, dégoûtée de t’être apprêtée pour que dalle, à l’arrivée tu vas devoir babby-sitter ton coloc bourré et ce programme est loin de te faire sauter au plafond. Ton téléphone se remet à vibrer, encore Adnan. Il t’emmerde. Il t’emmerde vraiment mais tu ne peux pourtant pas te retenir de sourire, riant à la lecture de ses derniers messages tu vas chercher une veste dans sa chambre, attrapes tes clefs de voiture et quittes l’appart au pas de course.

T’arrives au bar à peine dix minutes plus tard et te gares sur le bas côté, tu l’aperçois sur le trottoir et aussitôt tu klaxonnes sans ménagement histoire de le faire sortir de sa rêverie. Il accourt vers toi et s’engouffre rapidement à l’intérieur de l’impala tandis que tu râles déjà « Je suis pas ton chauffeur faudrait que tu imprimes ! » Ta main frôle son épaule glacée et tu lui balances la veste que t’as apporté avant de démarrer « Mets ça avant d’attraper la mort. Je te jure qu’est-ce que tu ferais sans moi ? Un vrai bébé. » Tu continue d’afficher un sourire en coin, sourire énigmatique qui traduit ton agacement dissimulé. Tu le regardes à peine, les yeux fixés sur la route, les mains figées sur le volant. Tu t’allumes une clope, tires dessus, un silence s’installe alors que tu descends ta vitre pour t’y accouder. « J’avais un rendez-vous ce soir. Je devais rejoindre Aaron. Et tu le savais je te l’ai dis avant que tu partes. » Tu le regardes toujours pas, trop irritée pour le moment par les deux options évidentes qui s’offrent à toi, soit il ne t’écoute absolument pas quand tu parle soit il se fiche complètement de tes quelconques projets. Fallait précisément qu’il se bourre la gueule et t’appelle à la rescousse ce soir.
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MessageSujet: Re: It's not love, I'm just drunk (adnan)   It's not love, I'm just drunk (adnan) EmptySam 30 Jan - 15:22



Cassie && Adnan

Fallait qu’il se bourre la gueule ce soir, Adnan. Fallait qu’il oublie, fallait qu’il joue au con, qu’il l’appelle aussi. Cassie, sa pépite dorée dans son monde sombre, sa petite étoile, son monde. Cassie, celle pour qui il devait boire ce soir, celle qu’il devait apprendre à oublier sans trop la regretter. Mais celle qu’il arrivait pas à défaire de sa mémoire, celle qui était présente, toujours  partout et nulle part. Le mal le bien, tout se confondait quand il s’agissait d’elle. Il voulait qu’elle soit heureuse, mais pas heureuse sans lui. Il voulait qu’elle soit belle, mais pas pour un autre. Et il se détestait d’être si égoïste, se détestait de la vouloir pour lui, se détestait parfois de l’aimer, de s’y accrocher, de pas savoir abandonner. Qu’est-ce qu’elle avait de si spécial ? Qu’est ce qui la rendait unique ? Pourquoi tu t’accroches, on lui demande ? Y’a des tonnes de filles qui voudraient de toi, on lui dit. Mais Adnan il s’en fou, il s’en fou des autres. Il s’en fou de toutes ces filles qui se prennent pour des reines, qui dansent, qui bougent, qui boivent, couchent. Il s’en fou de ces bimbos qu’il pourrait mettre dans son lit, il s’en fou de toutes celles qui s’approchent de lui. Il la veut elle, Cassie. Il veut sa peau ses bras son corps entier. Il veut ses yeux ses doigts sa bouche collée. Collée à la sienne, collée à sa peau, à ses mots, son cœur, son corps.  Il l’aime. Il l’aime et ça le tue, ça le consume, ça le dépasse. Ca brise sa vie entière de savoir qu’elle fait pas entièrement partie de la sienne. Ca brise son cœur entier de pas l’avoir à ses côtés. Tout, il voudrait tout. Tout d’elle, tout d’eux.
Alors il boit. L’histoire banale. Ironie du sort, ça le fait marrer, de s’imaginer comme ça. Ça lui fait du mal aussi. Est-ce qu’il le mérite ? Est-ce que c’était écrit, qu’une femme le brise ? Est-ce qu’il aurait pas pu, plutôt, devenir celui qui brise, comme son père ? Acteur de l’histoire plutôt que spectateur. Qu’est-ce qu’il pouvait bien faire Adnan, ce soir comme tous les autres ? Est-ce qu’il avait un choix, une option meilleure qu’une autre ? Il sortait, buvait, semblait s’amuser pour oublier. Mais ce soir il ne s’amusait pas, il ne riait pas, ne dansait pas. Le regard vide posé sur une bouteille tout aussi vide. Le ventre plein, lourd, comme son cœur pouvait l’être. Un pote avec lui, Marius, même état. Incapable tous les deux d’être comme tous les autres, de faire du mal et en rire, de trouver une nouvelle femme chaque soir. Incapable de se dire que l’amour, c’était peut-être pas pour eux. Accros à cette sensation de douceur qu’offre le cœur amoureux, accros aux mots doux et fleurs bleus.  Accros à des femmes, à cette femme. Ils se regardent boire sans s’en empêcher, ils se parlent sans s’arrêter. Ils savent comment ça va finir, mal. Ils savent qu’ils vont être incapable de rentrer, incapable de marcher, courir, fuir. Ils savent qu’ils auront plus les moyens d’appeler un taxi, ou simplement plus l’envie. Lui il appellera quelqu’un, n’importe qui, Adnan il appellera Cassie. Sa Cassie.  Douce et belle, avec un autre sans doute, mais quelle importance quand on est à bout de souffle.
Il se précipite vers sa voiture Adnan, dès qu’il la voit arriver, comme s’il voulait éviter qu’elle trouve une échappatoire, un moyen de lui dire au revoir et « c’en est trop pour ce soir ». Elle a pas l’air ravie de le trouver ici mais ses remarques, il les entend de loin, juste bien de l’avoir auprès de lui. « Bébé » il finit par répéter, vague, hébété. Il repousse la veste qu’elle lui tend, il s’en fou, il a pas besoin de ça, il a besoin de rien, juste d’elle et de sa voix. Il veut pas qu’elle le materne, il veut pas qu’elle le voit comme un gosse à materner. S’il fait de la merde, c’est pour elle, c’est pour essayer d’oublier ses projets pour la soirée, d’oublier qu’elle allait être dans les bras d’un autre, qu’elle allait bien s’marrer. « C’est comme ça que t’allais l’appeler ce soir, Bébé ? » Aaron. Encore lui, toujours lui. Partout où elle passe, comme un parfum accroché trop longtemps à la peau. Il le déteste. Il dit rien, il fait semblant, il joue la cordialité, l’amabilité mais il le hait. Il veut lui en foutre une d’oser la toucher, la regarder, l’embrasser, la caresser. Il serre un peu trop les points là, à sa seule pensée. Aaron, rendez-vous gâché, bien fait. « Faut croire qu’il compte pas tant que ça, finalement, le mécanien. Va être déçu de savoir que t’as annulé pour moi.  A moins que tu lui dises pas, que t’inventes une excuse. C’est quoi la tienne pour préférer venir me chercher moi plutôt que le voir lui ? » Bourré, il a presque envie de rire. D’appeler Aaron en le narguant, de pousser Cassie dans ses retranchements. Qu’est-ce qu’elle foutait là, si elle avait mieux à faire ? Y’a son cœur qui bat, son cœur qui veut tout dire, il attend une réponse qu’il aura pas parce qu’elle va toujours tout compliquer, il attend de comprendre tout ce qu’il comprend pas pour pouvoir respirer.

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MessageSujet: Re: It's not love, I'm just drunk (adnan)   It's not love, I'm just drunk (adnan) EmptySam 30 Jan - 17:47




Adnan & Cassie


It's not love, I'm just drunk

Tu ne comprends pas de suite, où il veut en venir. Ou plutôt tu ne veux pas comprendre. Pourtant tu sais. Tu n'ignores pas ce que tu fais, ce que tu provoques. Tu ne le fais pas vraiment exprès, tu veux juste avancer mais Adnan ne te laisse pas, il te retient et tu ne parviens pas à savoir si c'est plus douloureux que satisfaisant. Il en vient à évoquer Aaron  et ton cœur s'emballe en une fraction de secondes, tu paniques un peu plus alors que lui se moque, te provoque « Tu n'es pas drôle. » affirmes-tu la mine contrariée et cette lueur de colère dans les yeux, ce jeu-là il ne t'amuse pas. Pas du tout même. T'ignores s'il plaisante, juste pour te pousser à bout et te punir de ses sarcasmes où s'il tient réellement à aborder ce sujet épineux avec toi. En réalité il ne plaisante pas, repoussant la veste que tu lui tends tu te demandes si ce soir il a eu l'alcool mauvais. Tu fronces les sourcils quand il te questionne au sujet de ton rendez-vous, « J’étais en retard, et puis… » Ta phrase reste en suspend, tu hausse les épaules comme pour changer de sujet, lui dire que cela n’a pas d’importance alors qu’au fond ça en a pour toi. Égoïstement il t'a privé de ton remède ce soir, tu lui en veux.  « Peut-être qu'un jour j'arrêterais de venir... » Glisses-tu dans un souffle refusant de le regarder. Tu regrettes aussitôt les avoir prononcé. Parce que lui il voit très bien les pensées cachées derrière les mots. Celles qui disent que tu arrêteras. Pas ça. Le récupérer éméché devant un bar. Mais ça. Vous. Un jour tu arrêteras de le faire passer avant, un jour tu arrêteras de chercher après lui, de ressentir pour lui, de le désirer lui.  « Je te dépose à la maison mais je ne reste pas. » Comme si tu en étais même capable. De le laisser derrière, peut-être que tu cherches à le punir pour le tour qu'il t'a joué ce soir. Pour ses questions et ce regard. En le punissant tu te punis aussi, un peu. Beaucoup. Plus tu lui fais du tort et plus tu te tords toi-même de l'intérieur, comme si ton cœur souffrait de délicieuses courbatures. Alors tu continues de mentir. Mentir, mentir. Parce que la vérité détruirait tout et que tu ne se sens pas encore assez de courage pour affronter les décombres. Mentir aussi parce que tu es tellement perdue dans tes méandres intérieurs que, pour le moment, la vérité, tu ne saurais pas où la mettre... Mentir et oublier. Oublier le tapis de l'entrée aux roses fanées où il t'a jetée et enchantée, ses longues mains de magicien, ses yeux bleus et son sourcil gauche qui se casse en deux. Mais qu'est-ce que tu peux faire contre ça ? C'est un peu de ta faute s'il est dans cet état, t'as été bête de penser qu'en t'éloignant tu le préservais. Tu croyais qu'il finirait par se faire une raison, par trouver quelqu'un d'autre, une fille bien mieux que toi. Pourtant il ne renonce pas. Et tu te sens lâche, de rester sans céder, de ne pas partir mais de fuir. Il faut déjà être capable de se sauver soi-même pour prétendre aider les autres. Et ça, tu n'y parviens toujours pas. Tu te contentes de l’aimer et de souffrir. De combler le creux douloureux de ses absences par des présences passagères auxquelles tu t'accroches, légère. Tu les appelles tes « amants utiles ». Utiles pour oublier ton chagrin.
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MessageSujet: Re: It's not love, I'm just drunk (adnan)   It's not love, I'm just drunk (adnan) EmptySam 30 Jan - 19:36



Cassie && Adnan

Elle ne semble pas percuter tout de suite ce qu’il lui dit. Lui, il semble pas avoir envie de répéter, de lui redemander, poser les mêmes questions ou au contraire, les changer. Tout de suite, il ne se rend pas bien compte de ce qu’il dit, fait, pense. Il est ailleurs, partout mais nul part à la fois, loin dans les méandres de l’alcool. Elle l’avait vu sobre, ivre, alcool joyeux ou méchant. Elle l’avait rendu heureux puis subitement malheureux sans vraiment le vouloir, en faisant semblant de pas savoir. Ce soir encore, elle voulait faire semblant. Elle voulait qu’ils fassent semblant. Semblant de ne pas avoir de sentiments, de rien ressentir, d’avoir le cœur fait de pierres, de roches incassables, le genre qui empêchent le moindre amour, la moindre émotion. Mais ça n’existait pas, tout ça. Personne n’avait vraiment ce cœur-là. C’était juste un jeu de rôle, une apparence que beaucoup se donnaient. Faire semblant d’être bien, faire mine d’être heureux. Se foutre de tout, soit disant la seule manière d’avoir le bonheur au creux des doigts, de le toucher et de plus le laisser s’envoler. Se foutre de tout, oublier les souffrances, faire taire la malchance, le destin malheureux. C’était donc ça, être heureux ? Un mensonge de plus, une idée reçue, un masque opaque et sombre qui vous rend aveugle, qui vous fait oublier qui vous êtes vous-mêmes et ce que vous auriez voulu vraiment. C’était ça qu’il voulait vraiment Adnan, elle. Ses longs cheveux bruns, ses doigts si fins, son regard noisette, ses petites fossettes. Mais pas juste la regarder, non, pouvoir l’embrasser, la toucher. L’interdit, l’inaccessible envie. Le gâchis. Gâchis d’un amour plus doux, plus beau, plus tendre que tous ceux qu’ils avaient connu. Plus fort. L’amour, l’amour, peut être le vrai. L’amour, l’amour juste gâché. « Toi non plus t’es pas drôle. » Il lui dit dans un souffle, après qu’elle lui ait craché à la figure qu’elle arrêterait, un jour, qu’elle reviendra plus, que ça se finirait, eux d’eux. Réponse d’un gamin ou d’un mec brisé, bourré,  d’un rêveur infini qui aurait rêvé que tout ça, ça ne s’arrête jamais. Il a envie de briser la glace, Adnan. La glace dans tous les termes. Celle qui le sépare de Cassandre, celle qui l’empêche de sortir de la voiture. Énervé, agacé, révolté. Il a pas envie que ça s’arrête, Adnan. Il a pas envie qu’elle l’oublie. Il a pas envie que eux d’eux, ça soit finit. Il a pas envie d’oublier, de laisser tomber, d’abandonner, de l’abandonner. Que lui dire, par où commencer quand il a envie de tout briser ? Il a le crâne qui brule, la tête en feu, le cœur enflammé d’avoir sa Cassie si près mais impossible à toucher, à approcher. Il ouvre la porte de la bagnole avant qu’elle ne puisse démarrer, brusquement. Maitre de lui-même, il ne l’est même plus. Même pas conscient qu’il avait trop bu. « Mais tu t’en fou toi de pas être drôle  » il lui crie, à travers la porte encore ouverte de la voiture, sachant qu’elle allait sans doute sortir, lui demander de rentrer, d’arrêter de se laisser aller. « Tu t’en fou de tout ça.  De nous de moi de tout. Même de toi tu t’en fou. Tu penses qu’à aller t’faire .. » Il s’arrête net, Adnan. Parce que l’image le blesse, parce que les mots blessent sans doute Cassie. Il ne veut pas lui faire du mal.  Elle mérite mieux, mieux que lui. Mieux que leurs conneries. Mieux, bien mieux qu’Ellias, aussi. Ce souvenir qui les hante et les empêche de s’aimer, ce con qui aurait dû rester, juste pour montrer qui il était, qui il était vraiment. Alors il remonte dans la voiture, silencieux. Y’a ses yeux qui veulent pas croiser les siens, sa main bien trop loin, son cœur si lointain. Il s’en veut. Il s’en veut mais il en avait besoin un peu aussi d’hurler, de vivre, de se sentir exister. « T’as peut être raison de pas vouloir rester, de vouloir arrêter. J’suis désolé. Pour ce soir pour tout. J’suis désolé. »  Deux fois. Le cœur lourd, la tête baissée, y’a pu qu’à attendre de rejoindre son lit, de dormir, d’oublier. Oublier une fois encore. Oublier à quel point ils avaient tort, tort de se torturer, de se faire du mal tout en continuant à espérer. Tort de pas savoir décrocher. Ou tort de continuer à ignorer leur amour, tout ce que ça représente toujours.

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MessageSujet: Re: It's not love, I'm just drunk (adnan)   It's not love, I'm just drunk (adnan) EmptySam 30 Jan - 22:34




Adnan & Cassie


It's not love, I'm just drunk

Tu ne cherches pas à l'être. Drôle. D'ailleurs tout ça est plutôt triste. Vous aviez tout puis tout perdu. Pendant de brefs instants, fugace illusion d'éternité qui disparaît en un éclair, t'as l'impression que tu pouvais tout gagner. Changer. Recommencer, ailleurs, avec quelqu'un d'autre. Tu pensais qu'Adnan et toi il vous avait fallu du temps pour vous trouver mais que vous aviez quelque chose de spécial, d'idéal, un sentiment si précieux que tu as pu effleurer. Presque toucher du bout des doigts. C'était pas parfait, mais tu l'avais. Autrefois y'a eu un vous, éphémère mais réel, aujourd'hui ça te paraît à des années lumières. Tout s'est brisé et t'as eu beau essayer de réparer encore et encore rien ne fonctionne. Parce que c'est ta faute. Parce que c'est comme ça. Y'avait eux d'un côté, toi entre. A ne pas savoir qui arrêter, qui blâmer, qui défendre. Qui choisir. T'étais à mi-chemin sans faire un pas de plus, le pas de trop. C'était l'histoire de vos vies. Donner de l'amour. En recevoir. Donner, recevoir, donner, recevoir, un va-et-vient autrement plus périlleux que l'acte en chair. T'es la pire des hypocrites t'en as bien conscience mais t'en as assez de ces chamailleries incessantes. Pourtant c'est de ton fait tout ceci. Parce que tu ne sais pas lui montrer que tu tiens à lui autrement qu'en lui faisant du mal. Le ton s'envenime et la portière s'ouvre dans un claquement. Tu te décides enfin à tourner la tête, tu vois son regard s'enflammer sous tes paroles. Il hurle et tu ne trouves rien à redire, parce qu'il en a le droit.  « Adnan... remontes dans la voiture s'il te plait. » Tu tentes de le raisonner entre deux soupirs mais c'est vain, il s'époumone l'expression sévère et voilà qu'il vomit un flot de paroles. Il a beau s'arrêter, se stopper juste avant l'impact c'es trop tard. Il en a déjà trop dit et tu restes interdite. Il explose de ce que tu lui imposes. Il comprend pas Adnan. Pourquoi tu t'obstines à te perdre dans des bras et des draps qui ne comptent pas. Il sait pas combien vivre tous les jours à quelques mètres de lui, avec lui, sans pour autant être à lui te pèse. Comme un fardeau un peu trop lourd qui grossit avec les années. Mais tu peux pas juste lâcher prise, parce que ce que tu ne lui avoues pas c'est qu'à chaque fois que tu poses les yeux sur lui c'est aussi votre ami que tu vois. Ce que vous lui avais fait, ce tu as gâché. Tu te dis qu'il mérite mieux que ça, qu'une poupée brisée incapable de balayer ses regrets pour tenter de le rendre heureux. Alors qu'il t'insulte, qu'il hurle si ça peut le soulager. Il ne pourra jamais te blesser plus que tu ne le fais toi-même. Il remonte comme à bout de souffle d'avoir trop dévoilé tandis que tu t'engages sur la route et appuis sur l'accélérateur.  « T'excuses pas. C'est pas ta faute... Je crois qu'on doit être maudits tous les deux un truc du genre. » Que tu rétorques dans un rire étouffé, une rire nerveux et tremblotant, les sanglots te brûlent le coin des yeux, restant bloqués refusant de couler. T'aimerais trouver un sens à tout ça, te dire que les amours maudits sont romantiques, mais y'a rien de beau dans une tragédie. C'est comme son nom l'indique. Tragique.  « Tu sais.. c'est peut-être pas moi la femme de ta vie. T'es persuadé du contraire mais.. tu vois, moi je pense que t'es tellement focalisé sur notre histoire passée que tu prends même pas la peine d'essayer. Avec quelqu'un d'autre. » T'as conscience que tu te mets une balle dans le pied, pire encore c'est une lame en plein cœur, tu le forces à tourner la page car tu sais que si tu ne le convaincs pas que toi t'y crois plus, il continuera à y croire pour deux.  « Il ne faut pas que tu attendes après moi. » T'as l'impression que t'es en train de t'éviscérer sur place, tu suffoques en garant la voiture près de votre immeuble. T'as beau te répéter que tu prends la bonne décision tu choisis pour lui, sans lui laisser la possibilité de le faire. T’enclenches le frein à main et te tournes pour le contempler, tu te forces à le regarder dans les yeux, qu'il ne se rende pas compte des mensonges odieux que tu débites les uns après les autres.  « Je... Je ne veux pas que tu attendes après moi. » Rectifies-tu d'un ton sans appel. Une part de toi te félicites de le libérer. Mais l'autre à une envie furieuse de te filer une paire de gifles. Tu te rends compte que tu lui as jamais dit. Avant ou maintenant. Toutes ces fois où t'aurais aimé lui dire. Que tu l'aimais. Parce que c'est ça oui. Ô bon sang, oui c'est ça. Tu l'as toujours su sans pour autant l'accepter. En y pensant tu crois que tu l'as toujours aimé; depuis toute gamine. Pourquoi es-tu incapable de lui dire ? Tu fuis celui qui te plaît, t'as peur de ceux qui t'attirent, t'évite celui qui t'aime, tu dragues ceux qu s'en foutent. Tout ça c’est vraiment ridicule, tu regrettes tellement de ne pas avoir saisis l'occasion de lui dire que ton cœur était déjà pris. Par lui. Une femme amoureuse est-elle forcément une femme inquiète, douloureuse ? Dès qu’on aime quelqu’un, faut-il obligatoirement souffrir ? Est-ce la rançon à payer ?
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MessageSujet: Re: It's not love, I'm just drunk (adnan)   It's not love, I'm just drunk (adnan) EmptyDim 31 Jan - 22:57



Cassie && Adnan

Méchant. L’alcool méchant ce soir, l’alcool qui cogne, qui fou en rogne. Celui qui fait dire ces choses blessantes, cassantes, celles qui empoisonnent, qui n’arrangent rien, qui n’aident pas. L’alcool fort, le verre de trop, celui qu’il aurait dû éviter, rejeter. Quelle importance, s’il se mettait à crier ? Quelle importance, s’il la traiter presque de traînée ? Presque, parce qu’il s’était arrêté. Presque, parce qu’il avait pas eu les couilles d’assumer. D’assumer ce qu’il pensait, ce qu’il avait envie de crier au monde entier. Sa Cassie. Sa Cassie dans n’importe quel lit, sa cassie dans les bras de n’importe qui. N’importe où, n’importe quand , toutes ces conneries qu’il préférait oublier zapper, effacer. Jusqu’à ce que l’alcool, plus fort que lui, vienne le lui rappeler. Jusqu’à ce qu’elle lui dise, elle, ce qu’elle faisait, avec qui elle le faisait. Aaron. Pas vraiment beau, pas vraiment salaud, pas vraiment sot. Il savait pas, il savait pas quoi penser de lui, de tout ceux qu’elle emmenait dans son lit. Il savait pas quoi dire, quoi faire, comment lui interdire, lui dire de se taire, lui dire qu’il voulait pas savoir, ni voir, ni entendre ni comprendre. Il voulait rien Adnan, il voulait fermer les yeux, oublier cet espèce de cauchemar, s’réveiller des mois plus tard. Quand Cassie aura compris. Compris que c’était lui. Eux. Leur vie entière, ensemble. Pour toujours ensemble. A jamais. Mais tout ça, elle le comprendra pas. Tout ça, c’est que des rêves, des espoirs vains, des histoires qu’il se raconte pour avancer, respirer, rire encore. Vivre encore. Pour oublier que c’est maintenant qu’il l’aime à en crever, que c’est maintenant qu’il la veut en entier.   Là maintenant, y’a juste l’envie de tout casser, tout envoyer balader. Elle, eux, Ellias, tout. « Maudis. T’prends pas pour une artiste Cassie. Entre nous y’a personne de maudis c’est juste TES choix, TES envies, TA vie. Tu t’maudis toi-même si tu veux mon avis. »  De haut en bas, il la regarde. Il le savait, ce qu’elle ressentait. Il la comprenait. Il avait la même chose au fond de lui, ancré. Cette façon d’être maudit à cause de ce mec, partit. Mais il voulait pas lui dire, qu’elle avait raison. Il voulait pas lui dire, qu’il fallait écouter leur raison, pas leur cœur, leur raison. Parce que y’avait un fossé dans le fond, dans le fond de leur cœur, de leur corps, creusé par sa disparition, sa mort. Sa putain de mort. Celle qui aurait jamais dû arriver, avec tous ces mensonges qui auraient dû s’arrêter, toutes ces vérités qui auraient dû éclater. Comme le fait qu’il la trompait, Cassandre, qu’il faisait que la trompait. Comme le fait qu’il la méritait pas. Qu’il avait rien à faire là. Avec elle, entre eux d’eux, en les empêchant de  se regarder, de s’avouer la vérité … De s’aimer. « Et mes envies Cassie, t’y penses parfois à MES envies ? Pourquoi tout ce que tu veux c’est que je t’oublie ? Pourquoi c’est moi qu’tu maudis ? »  Y’a ses yeux qui croisent ceux de Cassie puis qui se détournent. Il veut pas la voir, l’entendre lui dire ça, toutes ses conneries. Ses mensonges. Parce qu’il sait que c’est faux, il sait qu’elle en a pas envie de tout ce qu’elle lui dit. Elle joue un rôle, un rôle qu’il déteste. C’est ça qu’il maudit lui, son nouveau rôle, son jeu, ses étiquettes. Il veut l’ancienne Cassie, celle qui était folle de lui. Celle qui est toujours, au fond, folle de lui. Ca se voit dans ses yeux, dans son souffle, dans le ton d’sa voix. Elle arrive même pas à ça, à lui mentir. Elle en est même pas capable. Il sent la tension palpable. « Pourquoi tu mens Cassie hein, pourquoi tu mens ?  » Il se retourne vers elle, son regard plonge dans le sien. « Tu peux leur mentir, à tous les autres. Tu peux jouer la fille facile, faire semblant que t’es comme les autres. Tu peux les allumer, les manipuler pour qu’ils te fassent du bien et que tu partes loin, loin … Que t’oublies tout. Mais ça marche pas avec moi.  Tu pourrais au moins être sincère, avec moi. Y’aurait au moins quelque chose que j’ai et que les autres n'ont pas.  » Les mots se mêlent, se lient, s’enroulent et fuient. Il sait plus vraiment ce qu’il dit. Y’a ses idées qui s’éveillent, ses paroles qui sommeillent depuis trop longtemps, qui demande qu’à jaillir, exploser, s’projeter contre le cœur de Cassie. Contre son corps aussi.  
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