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 (FLASHBACK) pars, pars très loin et ne reviens jamais.

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MessageSujet: (FLASHBACK) pars, pars très loin et ne reviens jamais.   Ven 29 Jan - 0:52

hj:
 


FLASHBACK - 10 SEPTEMBRE 2015

« Putain. » Ça vient du cœur. Tu te retournes, tu te cales un de tes oreillers sur la tronche dans l'espoir de ne plus entendre le vibreur de merde de ton portable. Inutile parce que ça recommence. Raaaaah, ils ont vraiment décidé de tous t'emmerder. Tu as la possibilité de faire la grasse matinée un seul putain de jour pendant la semaine et il faut que tout le monde te fasse chier en t'envoyant des messages aux aurores. Tu pestes tout seul. Tu tentes de te battre avec ton oreiller pour ne plus entendre ce bruit qui vient briser ton sommeil et pour échapper à la lumière qui s'infiltre dans ton appartement. Oui, tu aimes dormir plus que tout le reste, mais il faut croire que tu aimes surtout être un con fini incapable de fermer ses volets le soir (par flemme) et qui ne sait pas mettre son téléphone en silencieux. Du coup, tu subis et tu te tais (enfin, non, tu ne te tais pas, mais on peut être con et râler tout de même). Tu sens le sommeil te filer entre les doigts et ça t'énerve. Bon, la journée commence vraiment mal. Et hop, on remercie les copains et le soleil de merde. « Fais chier. » Il faut croire que tu n'es pas vraiment d'humeur à remercier tout le monde. Tu es vraiment le genre de mec adorable au réveil, dis-moi, tu m'étonnes qu'elle soit partie voir ailleurs. Tu ne donnes pas vraiment envie de passer une nuit à tes côtés. Oh. Ça va, détends-toi, je déconnais. Arrête de faire le mec bougon comme ça, ça ne sert strictement à rien. En plus, tu devrais être heureux, c'est ta journée. Et hop, une année de plus au compteur. Profite, tu t'approches dangereusement de la trentaine. Tic, tac, tic, tac. Le temps passe, tu vieillis, mon gars. Inutile de flipper le temps ne va pas s'arrêter pour autant. Bon okay, j'admets, ce ne sera sûrement pas le meilleur anniversaire de ta vie vu que tu ne connais personne dans cette ville, mais c'est un tout petit détail. Inutile de tirer une tronche de cake, de toute façon, ça ne changera strictement rien.

Tu finis par abdiquer, parce que quoi que tu fasses, tu n'arriveras plus à fermer l'œil. Ta pseudo journée à toi commence de la pire des façons (et ce n'est que le début). Tu aurais aimé roupiller jusqu'à pas d'heure, mais non, tu as les yeux grands ouverts, une envie folle de te rendormir, mais c'est juste impossible. Parfois, tu aimerais bien avoir cette capacité de partir au pays des rêves n'importe où et n'importe quand. Tu te traînes hors du lit en pestant tout seul sans même t'en rendre compte. Depuis que tu vis seul, tu as pris l'habitude de parler dans le vide, ça vient naturellement. Tu es joliment pitoyable. Enfin, si ce n'était que ça, ça irait, mais je parle plutôt de tout le reste. Tu sais, Rose, entre autres. Ça fait presque deux mois et pourtant la blessure est toujours grande ouverte. Elle saigne à flot et la distance n'arrange strictement rien. Tu es à Lyon depuis deux semaines, deux semaines que tu as passées à l'ignorer totalement non sans mal. Tu n'as répondu à aucun de ses messages (pourtant ce n'est pas l'envie qui manquait). Tu n'as pas daigné lui donner la moindre nouvelle. Tu joues au mort et ça te coute beaucoup trop (sûrement plus qu'à elle, d'ailleurs). Tu es un brin minable à espérer qu'en l'ignorant tu vas l'oublier. Jolie preuve, à peine levé, tu attrapes ton portable et la première chose que tu fais, c'est de regarder si tu n'as pas de messages de sa part. Minable. Je t'aurais bien dit que tu me désespères, mais je crois que tu te désespères déjà tout seul, alors bon, je vais éviter d'en rajouter une couche. 'fin, le pire ce n'est pas cette manie que tu as pris à attendre le moindre signe de vie de sa part ou de la stalker comme un dégénéré sur les réseaux sociaux, non, non, le pire c'est ta réaction en voyant ses messages. Dis, je t'offre la corde et le tabouret tout de suite ou je te laisse encore t'enfoncer un peu plus ?

« Coucou chéri, j'arrive à la gare Part Dieu vers midi. :love: Tu viendras me chercher ? Je ne connais rien là-bas. :**: Bisous, je t'aime mon chaton. :mcr: » Ce sourire. Putain, mais remballe-moi ce sourire. Tu veux peut-être que je te rappelle ce qu'il s'est passé avant ton départ, tu as besoin d'une piqure de rappel ? Non, parce que je pensais que la douleur te permettait de ne pas oublier... Il suffit qu'elle fasse un pas en avant pour que tu passes l’éponge ? Tout ça pour quoi ? Parce qu'elle a décidé de venir pour ton anniversaire ? Parce que ouais, tu es assez naïf pour croire que si elle vient aujourd'hui, c'est pour cela. Mec, tu vas vite déchanter. Tu devrais le savoir pourtant depuis le temps, tout ce qui lui importe, c'est sa petite personne. Arrête de croire que si elle vient c'est pour toi, si elle vient c'est parce qu'elle en ressent le besoin. Elle se fout royalement de ce que tu penses. Elle se fout royalement que tu sois mal. Elle se fout que tu l'ignores et que tu ne veux plus la voir. Non, elle pense à elle, encore et toujours. Et toi, en parfait abruti que tu es, ça te fait un peu trop plaisir. Bah ouais, tu vacilles entre deux postures. Tu aimerais l'envoyer chier, lui dire d'aller se faire foutre, d'aller crever au fond d'un caniveau, sauf qu'en même temps, tu as hâte qu'elle soit là. Tu n’as pas un peu l'impression d'être un putain de paradoxe à toi tout seul ? Non, parce que là, c'est limite si je ne sais plus sur quel pied danser avec toi. Va peut-être falloir te décider à un moment, parce que tu ne vas pas pouvoir continuer à la haïr et l'aimer à ce point. Un de ces deux sentiments va bien finir par prendre le dessus, tu sais. « Chaton, je m'ennuie comme un rat mort. :fall: C'est trop long de venir à Lyon. :bu: Ma mère a écrit des conneries pas possibles dans son édito... :neh: » Encore toujours, elle parle d'elle, de ses problèmes sans même prendre la peine de te demander comment toi tu vas. Sans parler de l'absence de réflexion sur ton anniversaire, mais tu es trop con pour le percevoir. Oui, tu as la haine, mais pas suffisamment ou alors tu le montres très mal parce que j'ai dû mal à la voir. Quoique... Le dernier message reçu, c'est peut-être celui qui fait le plus mal. Encaisse, après tout, tu étais si ravi de les recevoir ses messages. « On ira manger un petit truc ? J'ai une faim de loup. :love: Et j'ai surtout faim de toi. :hu: » Ah. Ah ? Là, tu vois rouge et tu la revois surtout avec cet autre gars. J'ai surtout faim de toi. Paf. Elle vient de t'achever, c'est plus violent qu'une balle en pleine face (oui, plus violent que la mort. La mort, c'est la fin, là, il n’y a pas de fin à la souffrance qui s'empare de toi). Elle a faim de toi ? Vraiment ? Vraiment ? Elle avait faim de toi quand elle a couché avec cet autre alors que tu étais parti quelques jours pour ton futur boulot ? Elle avait faim de toi quand elle a trahi toutes les promesses que vous vous étiez faites ? Pire encore (même si, ça tu ne cesses de le chasser de ton esprit), elle a faim de toi quand elle continue à te tromper encore et encore ? Elle a faim de toi quand elle t'utilise comme si tu n'étais qu'un simple jouet avec lequel elle peut s'amuser lorsque ça lui prend ? Non, elle se fout de ta gueule, il n'y a pas d'autres explications. Elle ne peut pas venir comme ça, la bouche en cœur après tout ça. Elle ne peut pas t'envoyer ce genre de message comme si de rien n'était. Pfeuh. Bien sûr qu'elle peut. C'est Rose. Elle peut tout faire parce qu'elle se croit tout permis et parce que tu la laisses te bousiller sans même sourciller.

Tu reposes le téléphone et tu traces dans la salle de bain. Tu fais couler de l'eau brûlante dans la baignoire, il te faudra bien plus que ça pour faire passer la pilule, mais c'est déjà un bon début. Tu n'as pas pris la peine de lui répondre, après tout, tu lui aurais répondu quoi ? Tu l'aurais très probablement insultée et pour ce que ça servirait. Tu vas imploser et le pire reste à venir. Elle arrive, elle débarque sur Lyon, elle va venir te bouffer tout ton espace vital sans même te demander si ça te dérange. Si tout était déjà bien merdique jusqu'à présent, tu n'imagines même pas ce que ça va donner.

Tu restes de longues minutes dans l'eau beaucoup trop chaude, pas suffisamment il faut croire parce que quand tu sors, il n'est pas encore midi. Automatisme de merde, tu reprends ton téléphone. Tu ignores les messages de tes potes, de ta famille, ces messages qui pourtant te feraient sûrement beaucoup plus de bien que les siens. Non, tu ouvres la conversation avec elle, à croire que tu es un brin maso. « Pas de nouvelles de toi, j'espère que ça va. :bu: Je me débrouillerai pour trouver si tu ne me réponds pas. Je t'aime. :cr: » Aoutch. Je t'aime. Elle fait vraiment tout pour te faire enrager. Tu espères qu'elle ne trouvera pas. Tu espères qu'elle a perdu l'adresse que tu lui avais donnée il y a longtemps de cela. Tu espères qu'elle va se perdre dans Lyon et disparaître dans la foule. Tu espères qu'elle va comprendre que tu ne veux pas la voir et qu'elle va prendre un train retour. Ouais, tu voudrais qu'elle disparaisse de ta vie, enfin, tu aimerais vraiment le vouloir et tu penses que c'est la même chose.

Midi. Pas de nouvelles. Tu l'imagines en train de te chercher en plein milieu de la Part Dieu et un peu malgré toi, ça te fait sourire. Tu l'imagines se poser au Starbucks en t'attendant. Non, tu n'iras pas la chercher. Tu sais que tu joues au con en l'évitant comme ça, en la laissant en chien, mais tu ne peux pas t'en vouloir pour cela. Elle est grande, elle peut très bien s'en sortir sans toi, puis, elle n'avait pas qu'à venir, elle n'avait pas qu'à te trahir.

« Je ne te vois toujours pas, t'es où ? :red: Je t'attends moi, et je suis fatiguée par le trajet. Je te signale que j'étais à Miami il y a encore quelques heures. Je suis crevée et j'ai mal aux pieds. :red: Réponds-moi... :fire: » Je. Je. Je. Encore, toujours. Tu te poses devant le pc, tu te connectes au site de la SNCF et tu tapes une recherche rapide. Tu attrapes ton téléphone et tu lui réponds sans même savoir qu'elle est très probablement déjà dans le taxi qui la mènera jusqu'à chez toi. « T'as un train retour à 14h36. Il y a le centre commercial de la Part-Dieu à deux pas de la gare, je suis persuadé que tu trouveras ton bonheur là-bas. Si t'es trop claquée, t'as des hôtels pas loin (des mecs aussi, tu arrives à les amener chez nous, tu devrais réussir à te faire héberger). » Envoyé. Tu éteins aussitôt ton téléphone. Tu as la haine, tu ne veux pas lire sa future réponse. Non, tu veux juste qu'elle reparte. Tu ne veux pas la voir parce que tu sais que toutes tes bonnes résolutions vont pouvoir se faire la malle dès lors qu'elle sera là. Tu ne veux pas entendre ce qu'elle va pouvoir te sortir comme énormités pour tenter de se justifier. Tu veux juste qu'elle disparaisse, du moins, c'est ce que tu veux maintenant, dans une heure, tu le regretteras probablement.

Tu ne commences pas le boulot tout de suite pourtant tu as une folle envie de quitter ton appartement dans l'espoir (vain) de laisser tes problèmes dedans. Tu erres sans but. Tu traines sur un jeu, mais tu as la tête ailleurs. Tu ne peux te concentrer sur rien. Tu ne cesses de zieuter ton portable qui est pourtant encore éteint. Tu perds les pédales, mon gars. Alors que tu ne t'y attends pas, on frappe à la porte. Dans ton esprit, ça ne fait pas le lien parce que tu l'imagines encore en train de rager à Part-Dieu, parce que tu ne t'imagines pas une seule seconde qu'elle a pris le temps de noter l'adresse ni même qu'elle se souvient de l'étage. Bref, tu pars ouvrir comme une fleur.

Choc. Drame. Fin du monde (zéro exagération).

« Qu'est-ce que tu fais là ? » est la seule chose que tu parviens à sortir tellement tu es sur le cul. Peut-être que finalement tu n'y croyais pas vraiment à tous ses messages. Quelques mots alors que c'est une putain d'explosion dans ta tête. Qu'est-ce que tu fous sur Lyon ? Pourquoi t'es venu ? Pourquoi t'es pas resté avec l'enculé qui t'a baisé ? Pourquoi tu viens me faire chier alors que j'étais parfaitement bien sans toi (grosse blague) ? Pourquoi tu te sens obligée de t'imposer ? Pourquoi t'as fait ça ? Pourquoi t'as couché avec lui alors que j'étais parti quelques jours ? Pourquoi tu m'as clairement fait comprendre que tu ne me suivrais jamais et pourquoi tu l'as fait si ta putain de carrière (lol) est si importante ? Pourquoi tu penses qu'à ta gueule, toujours, tout le temps ? Pourquoi tu fais comme ta mère, hein, cette femme que tu détestes tant ? Est-ce que c'était la première fois ? Est-ce que ça a compté ? Enfin non, est-ce que nous ça a jamais compté pour toi ? Pourquoi t'es devenue comme ça ? Et moi dans tout ça, je suis quoi pour toi, hein ? Sauf qu’il n’y a rien de tout cela qui sort... Tu voudrais lui claquer la porte au nez. Tu devrais le faire (d’ailleurs) pourtant tu restes statique. Parce qu'elle est là et bien malgré toi, ça te fait plaisir.

hj(bis):
 
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MessageSujet: Re: (FLASHBACK) pars, pars très loin et ne reviens jamais.   Dim 31 Jan - 20:59

alexis. alexis. alexis.
y'a que son nom dans ton cœur, y'a que son nom sur tes lèvres, que son nom sur le bout de tes doigts. et pourtant, t'arrives pas. quand tu lui envoies un message, tu parles de tout, et surtout de toi.
pourquoi ? pourquoi ? pourquoi ?
t'as finalement décidé de le rejoindre, de laisser tomber nice et de venir sur lyon. au fond, t'es persuadée que ce sera quand même mieux pour ta carrière... et puis, encore plus au fond, tu sais que c'est pour lui. maxime (?) n'a pas compté. personne n'a compté. il n'y a qu'avec lui que tu veux faire ta vie. qu'avec lui que tu veux partager tes jours, tes joies et tes peines.
alexis. alexis. alexis.
le trajet en train est incroyablement long. tu perds ton temps à imaginer les retrouvailles exceptionnelles que vous allez vivre. trop longtemps déjà que tu ne l'as pas vu, trop longtemps qu'il reste boudeur de ta dernière erreur. il devrait savoir, pourtant, que tu l'aimes. que, malgré tout ce que t'a répété ton père, y'a un autre homme que lui qui fait battre ton palpitant. t'as changé du tout au tout pour être digne de son amour, pour avoir le droit de te balader dans la rue avec lui sans lui faire honte.
parce que, s'il ne te le disait pas, tu le savais : qui ne serait pas embarrassé à l'idée de se balader avec le toi d'antan ? cette petite brune boulotte, d'un mètre cinquante-cinq à peine atteint et de quatre-vingt kilos ? t'avais des joues énormes, qui semblaient avaler ta bouche. on ne voyait plus la différence entre ta poitrine et le début de ton ventre. et tes fesses... god.
la vérité (même si tu ne l'avoueras jamais) c'est que tu te détestais et qu'alexis n'a été que le prétexte te permettant de changer. sauf qu'au fond (et là encore, pas question d'avouer) tu ne t'aimes pas plus aujourd'hui. tout ça, c'est une façade.
les nuits que tu passes avec d'autres hommes, c'est simplement le toi d'antan qui est boulimique de l'envie de plaire. c'est le toi d'antan qui veut être meilleure pour alexis.
et pourtant, tu sais que tu es en train de le perdre. tu le vois, tu le sens. tu le connais par cœur, alexis. tu sais que son manque de réponse est due à la blessure que t'as créé dans son myocarde quand il t'a surprise avec l'autre débile.
parce que oui, c'est plus facile d'en vouloir à ce pauvre garçon qui n'a fait qu'avoir envie de toi plutôt que de te blâmer toute seule pour ne pas savoir l'aimer correctement. c'est plus facile aussi de dire que c'est de la faute à ton père et à ta mère, qu'ils t'ont conditionné sans le vouloir à être une grosse pétasse. alors t'y penses pas et tu te laisses porter par ces idées idiotes qui sont devenues ton quotidien.
et c'est justement parce que tu sens que tu le perds que tu ne peux pas t'empêcher d'aller voir ailleurs. au final, t'es juste qu'une réplique exacte de ta mère que tu détestes. tu fais pitié, rose.
- t'as un train retour à 14h36. il y a le centre commercial de la part-dieu à deux pas de la gare, je suis persuadé que tu trouveras ton bonheur là-bas. si t'es trop claquée, t'as des hôtels pas loin (des mecs aussi, tu arrives à les amener chez nous, tu devrais réussir à te faire héberger).
deux réactions :
ton cœur : aïe. tu l'as bien cherché. t'as pas pensé une seconde à lui demander comment il allait. t'as même pas pensé à le prévenir que tu arrivais. t'es juste monté dans le premier train en pensant que ça lui ferait plaisir... mais c'est pas le cas.
ta tête : quoi ?! il est sérieux ?! c'est comme ça qu'il te traite ?! tu n'as rien à te reprocher, tu viens gentiment le rejoindre comme il te l'avait demandé (ok, c'était il y a deux mois, mais ta mauvaise foi est légendaire) et il trouve encore moyen de râler ?! peut-être que tu devrais aller trouver un mec chez qui crécher, oui.
sauf que tu l'aimes et que t'as vraiment pas envie d'aller voir quelqu'un d'autre.
t'as envie de ses bras qui t'entourent, de sa chaleur que tu aspires comme une vampire (comme t'as aspiré toute sa vie jusqu'à le rendre amorphe). t'as envie de ses lèvres sur les tiennes, de plonger tes grands yeux de biche dans l'étendue océane de ses prunelles. t'as envie qu'il te murmure des « je t'aime » jusqu'à en perdre haleine. t'as juste envie de revenir dans sa vie et de redevenir sa galaxie.
mais lui, apparemment, ce qu'il veut, c'est que t'arrêtes de faire des bleus couleur comète dans son cœur. que t'arrêtes d'atomiser les dernières parcelles de son amour et de sa patience, qui viennent s'envoler dans un trou noir astral.
il a juste plus envie de toi. et qui peut l'en blâmer ?
tu ne réponds rien à son texto. à quoi ça servirait ? au lieu de ça, tu lui envoies des commentaires désobligeants et portés sur ta petite personne. il n'y a que ça qui t'intéresse, de toute façon. et tu sembles penser qu'il n'y a également que ça qui l'intéresse lui. tu te trompes.
quand tu ne le vois pas à la gare (le trajet t'ayant épuisé, un gamin braillard n'ayant cessé de gueuler), tu hèles le premier taxi dans une humeur mi-figue mi-raisin. tu lui en veux pour le texto, et en même temps, t'es trop contente de revoir son beau visage. ses yeux d'un bleu qui n'existe que dans les rêves, son nez droit dont tu adores embrasser l'extrémité, ses cheveux dans lesquels tu passes tes mains quand vous faîtes l'amour, sa bouche qui te rend folle quand elle embrasse le bout de tes seins...
t'arrives devant l'appartement, le palpitant bondissant. tu ne peux t'empêcher de faire la grimace devant la devanture low-cost, d'autant que le quartier... ne te ressemble pas vraiment. tu avais imaginé qu'il aurait prit un appartement dans le même genre que le loft que vous partagiez à nice. apparemment, il a revu ses critères à la baisse. cristina ne cautionnerait pas ça (parce que oui, tu es dingue des reines du shopping. à chacun son défaut... - parce que tu n'en as qu'un, évidemment).
et le pire vient à venir : tu rentres dans le hall (grâce à un homme à l'hygiène douteuse qui en sortait) pour constater qu'il n'y a aucun ascenseur.
regard désespéré à tes cinq bagages qui attendent. nouveau regard désespéré à ta manucure.
une femme passe.
- excusez-moi ma chère.
regard interloqué de l'intéressé.
- auriez-vous l'obligeance de monter mes bagages au quatrième étage ? je viens de refaire ma manucure, je ne voudrais pas l'abîmer.
haussement de sourcils, elle te balance une flopée de jurons dont tu ne comprends qu'à moitié le sens et te laisse seule, dépitée. très aimables, ces lyonnais.
chieuse dans l'âme, tu décides de sonner à toutes les portes du premier étage jusqu'à ce qu'un homme bienveillant (et gentil, lui) se décide à t'aider. le décolleté plongeant et les yeux de biches ont sans doute aidé. tu le remercies d'un sourire et attends devant la porte.
merde, rosie, qu'est-ce que t'as ? pourquoi tes mains tremblent ? tu serais pas un peu nerveuse dis ? et c'est quoi ça, t'as l'estomac qui se tord ? toi, rose de beauharnais, t'es stressée ? haha, trop drôle.
ta main (garnie d'une french manucure parfaite) vient s'écraser contre la porte. parce que oui, si ce n'était déjà pas la grande joie, il n'y a pas non plus de sonnette.
ah... alexis... qu'est-ce que tu nous as pris là?
t'entends ses pas qui se rapprochent. t'as des nausées. eh mais oui ! t'es stressée ! c'est pas agréable hein ? la petite voix dans ta tête te nargue, à croire qu'elle fait écho au cœur en morceau de ton conjoint. et la porte s'ouvre au ralenti devant toi.
et tu le vois dans l'embrasure.
et bientôt, il épouse toute l'entrée.
alors que tu t'apprêtes à lui sauter dans les bras, il stoppe tes émois.
- qu'est-ce que tu fais là?
ah. ok.
- je viens te rejoindre, quelle question ! comme si je pouvais vivre sans mon chaton d'amour. tu n'as pas reçu mes textos ?
sourire hypocrite. tu sais très bien qu'il les a reçus puisqu'il a répondu sèchement au dernier.
- pas très aimables, tes voisins. enfin, heureusement qu'un gentil monsieur m'a aidé à monter mes affaires. bonjour au fait.
te t'approches de lui et plaque ta bouche sur la sienne. t'as mis au moins un kilo de gloss donc ta bouche doit faire l'effet d'un poisson gluant sur ses lèvres. tu te serres contre son corps, appréciant sa chaleur... même si ce n'est pas aussi bien que dans tes rêveries.
- tu m'as énormément manqué.
rose, tu cherches tellement les emmerdes..
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MessageSujet: Re: (FLASHBACK) pars, pars très loin et ne reviens jamais.   Sam 6 Fév - 13:32

« Je viens te rejoindre, quelle question ! Comme si je pouvais vivre sans mon chaton d'amour. Tu n'as pas reçu mes textos ? » Tu perçois très nettement l’ironie dans ses propos, pourtant tu n'as pas envie de sourire. T’as le cœur en vrac et elle n’aide vraiment pas. Elle se fout de toi, tu voudrais lui claquer la porte au nez, putain, mais fais-le. Envoie-la sur les roses (haha) pour une fois, arrête d’être trop gentil avec elle, alors qu’elle ne le mérite pas le moins du monde. Elle ne pense qu’à elle, encore, toujours et toi, tu restes là à dire amen à tout ce qu’elle fait. Fais-lui comprendre que l’univers ne tourne pas autour de Rose de Beauharnais. « Pas très aimables, tes voisins. Enfin, heureusement qu'un gentil monsieur m'a aidé à monter mes affaires. Bonjour au fait. » Bah ouais, forcément, il a fallu qu’elle demande à quelqu’un de l’aider. Ça ne t’étonne même pas. C’est toujours le même cinéma avec elle, il faut que tout le monde se plie à ses moindres désirs. Aujourd'hui, tu n’as pas envie d’agir de la sorte. Ça te démange de lui balancer tout ce que tu as sur le cœur, sauf qu’elle ne te laisse pas vraiment le temps, elle agit comme si de rien n’était. Elle s’approche de toi et t’embrasse comme si tout allait pour le mieux entre vous. Elle est sérieuse ? Bien sûr qu’elle l’est. T’as un mouvement de recul qu’elle ne semble pas percevoir, certainement trop occupée à se préoccuper de sa petite personne. « Tu m'as énormément manqué. » ... Et c’est sûrement la phrase de trop. Un rire s’échappe de tes lèvres. Un rire jaune parce que t’as la haine. Parce qu’elle en fait trois fois trop et que tu ne supportes plus. Tu ne peux pas faire comme si rien ne s’était passé, tu ne peux pas agir comme tu l’as toujours fait parce que cette fois, elle est allée beaucoup trop loin. Tu n’arrives pas à te sortir de la tête cette image qui te hante, elle avec un autre dans votre lit. C’est beaucoup trop pour toi. Alors cette fois, tu t’éloignes. Un pas en arrière alors qu’elle s'accroche à toi. Tu ne la supportes plus, tu ne supportes plus sa présence, ce contact. Tu jettes un regard vers l’intérieur de l’appartement, comme si tu cherchais une solution miracle à l’intérieur, comme si tu voulais simplement t’échapper. Au fond, c’est ce que tu veux. Partir pour ne pas l’affronter, comme tu l’as si souvent fait, sauf que ce n’est pas le moment pour agir de cette façon. T’inspires légèrement comme si ça allait t’aider. « T’aurais pas dû venir... » sont les premières paroles qui parviennent à s’échapper de tes lèvres. Tu gardes un ton parfaitement calme, tu n’es pas du genre à t’emporter, et ce, même si elle t’a complètement brisée. « T’aurais dû rester à Nice. » C’est la même chose, mais tu ne peux t’empêcher de l’ajouter. C’est presque une supplication, ça ressemble à un Repars avant de détruire encore plus ma vie sauf que ce ne sont pas ces mots qui sortent. Parce que finalement, tu as aussi un minimum de fierté et tu ne veux pas lui montrer à quel point, ce qu’elle a fait te rend malade, te donne envie de gerber. Ses actions, elle, tout te dégoûte et tu doutes que ça change un jour, surtout pas si elle reste. Tu voudrais qu’elle disparaisse afin de tenter de te reconstruire, sauf que tu sais très bien qu’elle n’est pas du genre à abandonner. « J’ai pas besoin de toi ici... » Aoutch. Mensonges, enfin, pas vraiment au final. T’es profondément énervé pourtant de l’extérieur, ça ne se perçoit pas. Tu ne veux pas te prendre la tête, pas avec elle, pas aujourd'hui. « Rentre chez toi. » Tu te fiches de savoir qu'elle est claquée par le trajet, tu te fiches de savoir qu'elle est là pour toi, c'est trop tard.
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