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 face à l'infiniment grand, se perdre dans le profond (benbenchaton)

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Alma Peillard
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MessageSujet: face à l'infiniment grand, se perdre dans le profond (benbenchaton)   Jeu 28 Jan - 22:14


j'me fais argonaute de c'panorama, octogone à la main, mes idées font du pogo, tout se bouscule dans ma tête, j'ai pas pied, y'a pas de mer mais je lâche quand même l’encre au cœur de cet univers.


croix-rousse, vingt-trois heures. quelques passants, quelques voitures. ça semble calme, quand même. étrangement. pas que ça la dérange. elle aime ça aussi parfois, le calme. elle aime la vie alma, elle aime le bruit, le vacarme incessant de la ville, les habitants, les pots d'échappement. mais parfois le silence lui fait du bien. juste rien.
le calme, pur et simple.
là, elle sautille presque. elle sourit. en même temps, elle sourit tout le temps alma, c'est tout c'est comme ça. la joie collée au visage.
ses petites mains tenant fermement les anses de son sac à dos, comme une gosse. sa casquette à l'envers, parce qu'il fait froid et qu'elle aime pas les bonnets. ça sert à rien les bonnets, ça t'fait une gueule de teub et ça gratte. c'est moche, c'est tout.
elle a rien à dire de plus sur les bonnets.
clope au bec, comme toujours, elle tire doucement une latte et recrache la fumée sur ben. benjamin. benben. elle aime bien ben, c'est un peu elle en mec. elle veut pas dire par là qu'elle l'aime bien parce qu'elle se trouve cool.
nan.
mais ils ont le même point de vue sur beaucoup de choses, du coup c'est rare qu'ils se prennent la tête. et puis ils aiment les mêmes choses, alors c'est plus simple de s'amuser avec lui qu'avec d'autres personnes. vous voyez ? elle a pas à s'expliquer de toute façon, elle l'aime bien.
c'est tout.
pas très bavarde ce soir. ça lui prend parfois. elle pense, elle pense, c'est un peu l'bordel dans sa tête. ça l'est toujours, oui, mais il arrive que ça le soit plus que d'habitude. y'a trop de choses qui se passent là-dedans, elle réfléchit à mille à l'heure alma. et elle se rend pas compte qu'elle parle pas. et puis tout s'arrête, elle se dit qu'elle est pas très amusante et qu'il faudrait qu'elle cause un peu.
alors elle cause, et ne s'arrête plus. de tout, de rien, de choses moins intéressantes que d'autres. une enfant. elle dégueule des mots, un flot continu de paroles qui quelques fois n'ont pas vraiment de sens. ou qui ont du sens pour ceux qui pensent comme elle, pour ceux qui la connaissent et qui savent comment elle réfléchit.
« tu penses quoi de ma casquette ? je voulais mettre la bleue mais ça allait pas avec mon sac à dos. du coup j'ai mis la rouge. t'aimes le rouge ? »
elle aime le rouge. c'est chaud, c'est joli. elle aime aussi le bleu, ça lui rappelle les week-ends à la mer avec sa grand-mère.
toutes les couleurs sont jolies de toute façon. ça lui fait briller les yeux les couleurs, elle en met partout dans sa chambre, partout dans ses dessins, partout sur ses toiles. partout.



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MessageSujet: Re: face à l'infiniment grand, se perdre dans le profond (benbenchaton)   Dim 31 Jan - 22:23

benjamin a les yeux grands ouverts. ses yeux pétillent, les lumières de fourvière, la tour eiffel (comme il l'appelle), et tout le reste se reflètent dans ses iris. il a beau venir là presque tout le temps, il se lasse pas de la vue. il se sent terriblement grand, là-haut, à dominer lyon depuis sa petite colline. ils auraient pu monter à fourvière avec alma, mais croix-rousse c'est leur quartier. ils sont sur un banc à côté du gros caillou (qui, avouons-le, n'est pas si gros), et depuis tout à l'heure ils sont là à parler. ils enchaînent clope sur clopes, trinquent avec leur bière pas chère, rigolent et se foutent des gens autour d'eux. des ados viennent leur demander du tabac, ils discutent un peu, puis après ils continuent leur conversation. ça a toujours été simple comme ça avec elle, c'est ce qu'il aime le plus. il se sent libre de dire tout ce qu'il pense, même des choses qu'il ne partage pas avec sa famille ou ses plus proches amis. de confesser des conneries sur lui, de lui parler de gens qu'elle ne connaît pas, de lui filer des conseils, d'en recevoir, d'avoir de grandes réflexions sur des sujets cons - ou pas.

alors inconsciemment, quelques heures auparavant, ses pas l'ont mené ici, car il savait qu'il allait la retrouver. un sms de la veille l'avait mis sur la voie, ou une intuition. ils sortent quand la nuit est belle. et puis ils se sont retrouvés, comme les autres fois, comme deux âmes-sœurs aux chemins constamment inter-croisés. benjamin est convaincu qu'elle est son double, alma. ils se sont probablement connus de vies antérieures, ont vécu des choses qu'il n'aurait su expliquer, juste ressenties au creux de ses os. alors lorsqu'ils parlent, tout lui vient naturellement. un retour au cru des choses, de la langue, des pensées, du toucher aussi. car il aime l'avoir contre elle. il l'aime. d'un amour simple, amical, peut-être plus, indescriptible. c'est comme ça, benj il n'analyse pas non plus dix-mille ans ce qu'il ressent, il prend les choses comme elles lui viennent, comme elles lui arrivent dans l'cœur.

y'a eu un moment de silence, de contemplation. ça repose, le calme avec la belle vue. il la serre près d'elle, leurs deux clopes respectives au bec, la fumée qui brouille leur vue. elle n'est pas bavarde ce soir, mais ça viendra. il la force jamais à parler, ni lui d'ailleurs. elle est contre lui, ils se tiennent chaud, se pressent contre leurs cœurs. puis elle parle, brise ce silence au bon moment, car elle sait le faire. sa casquette. il voit pas trop dans le noir, alors il est honnête, car il est peut-être honnête qu'avec elle au fond ; « alma, personne va faire gaffe à ça, personne voit les couleurs à cette heure-ci. » il la taquine doucement, et reprend une latte avec malice. « j'aime toutes les couleurs, moi. pas toi ? » les couleurs il les aime dans les yeux, sur les tableaux des musées, dans la nature, sur les murs. ça ne fait aucune différence à ses yeux. « tiens, si tu devais avoir le choix entre être aveugle, muet ou sourd, tu choisirais quoi ? » avec l'accent lyonnais sur le "eu" d'aveugle, s'il vous plaît. ces questions connes auxquelles ils trouvent toujours un intérêt immense et débattent.
il aime la simplicité qu'ils ont.

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Alma Peillard
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MessageSujet: Re: face à l'infiniment grand, se perdre dans le profond (benbenchaton)   Dim 31 Jan - 23:28



elle se dit que tout est plus simple avec ben.
alma, elle a pas confiance en elle. depuis toujours, c'est comme ça. parfois elle se retient de dire les choses qu'elle pense, pour pas avoir l'air idiote. alors oui, ça reste alma et la gamine parle beaucoup, mais ouais, elle garde des choses pour elle. parce qu'elle a honte, parce qu'elle a peur. ou parce qu'elle a envie d'en parler qu'avec les personnes qui comptent vraiment pour elle, et si y'a bien une personne qui compte pour elle, c'est son benben. alors quand elle est avec lui, elle va toujours bien. y'a plus de problèmes, y'a plus de choses qu'elle peut pas dire, y'a plus personne qui la juge. elle peut être comme elle veut et c'est ce qu'elle a toujours voulu. c'est pour ça qu'elle est partie de chez ses parents après tout, c'est pour ça qu'elle a fui paris.
et elle est là, à parler de la couleur de sa casquette. c'est beau. c'est ce qu'elle veut, pouvoir parler de la couleur de sa casquette, sans qu'on lui dise que c'est une gosse ou qu'on se foute clairement de sa gueule.
« toutes les couleurs sont jolies. genre vraiment. y'a pas une seule couleur que je trouve moche. elles sont toutes utiles. t'as forcément besoin d'une certaine couleur un jour ou l'autre. » c'est comme les personnes les couleurs au fond. elles sont toutes différentes et toutes utiles. toujours. si alma était une couleur, elle serait un orange pâle, profond, doux. comme quand le soleil se couche. chaud, radieux et doux, comme elle.
« alors ouais, je crois que j'aime toutes les couleurs. »
elle se colle un peu plus à lui, parce qu'il fait froid et puis parce qu'elle aime bien être contre lui. étrangement d'ailleurs. parce que les garçons, ils font peur à alma d'habitude. elle leur fait pas confiance. alors pour le boulot, elle se force à sourire et à ne rien dire quand y'en a un qui l'approche un peu trop, ou qui est insistant. mais en vrai, elle les évite, toujours. sauf ben. parce que c'est lui et qu'elle sait qu'il lui fera jamais de mal.
c'est son ben, ça s'explique pas.
pendant quinze secondes, elle réfléchit à sa question et c'est franchement pas simple. mais elle aime bien réfléchir à des trucs comme ça. et y'a qu'avec lui qu'elle peut se poser ce genre de questions.
« c'est dur putain. j'pense sourde. j'aime trop parler pour être muette, je deviendrai folle si j'pouvais plus. et puis si j'étais aveugle, je pourrai plus dessiner et voir les couleurs. c'est pas possible ça. »
et puis elle rallume une clope. heureusement qu'elle a pris un paquet d'avance. en même temps, elle en a toujours un sur elle, c'est alma après tout. si elle peut pas fumer, rien ne va plus.
elle recommence à ne plus rien dire pendant quelques minutes, encore une fois plongée au plus profond de sa petite tête. elle veut pas avoir de secrets avec ben, elle veut qu'il sache tout. c'est la seule personne à qui elle peut réellement parler en sachant qu'il sera toujours honnête et qu'il la jugera pas. ils s'aiment trop pour ça. alors elle veut tout lui dire.
« chez mes parents, j'avais un chat roux. je l'avais appelé carotte parce que j'étais pas originale quand j'étais gamine. mon cousin l'appelait caca pour m'énerver, du coup une fois je l'ai frappé. c'est la seule fois où j'ai frappé quelqu'un. mon chat me manque. »
carotte lui manque vraiment. c'est le seul être qui était toujours là pour elle chez ses parents. elle regrette sincèrement de pas l'avoir pris quand elle est partie.
« je sais pas si mes parents m'ont aimé un jour. franchement. j'dis pas ça pour me faire plaindre, tu me connais. mais j'en ai toujours douté. et puis ils m'aimeraient vraiment, ils m'auraient pas laissée partir. »
enfant, elle ne s'était jamais posé la question. c'était qu'une gamine, pour elle ses parents l'aimaient, c'est tout. et puis en grandissant, elle a vite compris que si elle ne faisait pas ce qu'ils voulaient, ils l'ignoraient tout simplement. alors ouais, elle sait pas.
« j'vais te dire un truc, t'as pas le droit de te foutre de ma gueule. ok ? »
elle sait qu'il le ferait pas. mais bon, elle préfère prévenir.
« j'ai jamais couché avec quelqu'un. j'ai eu qu'un copain quand j'avais dix-sept ans et c'était un con, du coup j'ai jamais rien voulu faire avec lui. et puis je l'ai quitté et je me suis promis de toujours coucher avec des personnes qui comptent, parce que je veux pas faire ça avec un connard. je vois pas l’intérêt. voilà. »
et c'est vrai. elle comprend qu'on puisse coucher comme ça, jamais elle jugera quelqu'un pour ça, mais elle, elle peut pas. c'est comme ça. c'est alma, c'est une boule d'amour alors elle a besoin qu'on l'aime en retour.


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MessageSujet: Re: face à l'infiniment grand, se perdre dans le profond (benbenchaton)   Dim 7 Fév - 22:11

ben, il a pas besoin de se cacher avec alma. pas besoin d'être quelqu'un d'autre. il dit ce qu'il pense, il écoute et ça lui suffit. au final, il aimerait que toutes ses relations soient aussi bêtes que ça, mais il sait que c'est pas possible au fond, parce que personne pourra jamais être comme alma. elle est sa jumelle, la seule qui le comprend vraiment, avec qui il se sent le mieux possible. pas besoin de drogue, ces conneries ils en ont pas besoin ensemble. juste de clopes sur clopes, qui s'écrasent peu à peur à leurs pieds, à moitié éteintes, encore brûlantes de vie. quand ils sont froid, ils se serrent ou vont dans un endroit chaud, ils marchent sans vraiment formuler à haute voix où ils vont, ça leur vient naturellement. des fois, ben, il se pose et réfléchit. entre alma et sa meilleure amie, la vraie, si les deux étaient amenées à se noyer mais qu'il devait plonger en récupérer une, ça serait qui ? il se surprend à répondre alma, alors qu'il la connaît depuis moins longtemps que romy. mais il se sent jumelé avec alma, c'est indescriptible. elle est son âme siamoise, y'a rien à expliquer.

ils sont serrés, une main dans l'autre pour se réchauffer, sur un banc sale face à la vue qu'ils connaissent par cœur mais aiment redécouvrir chaque soir. elle lui parle de sa casquette, il lui parle des couleurs, de son amour pour elles. il les aime dans ses yeux les couleurs, lorsqu'ils restent tous les deux face au tableau de monet au musée des beaux arts et que ben sent qu'il va laisser couler la petite larme d'émotion, et qu'il voit cette larme déjà rouler sur la joue délicate de son amie. c'est fou, des fois il se demande si elle pense la même chose que lui, à toutes ces conneries existentialistes. « bon ben voilà, le problème de ta casquette rouge est réglé. » il conclut simplement, réfléchissant à quelle couleur il aurait pu être si il avait pu en être une. peut-être ce bleu pastel, doux, électrisant, une de ces couleurs que le ciel a rarement, que lorsqu'un nuage se fond avec la couleur d'un ciel ensoleillé. c'est ce qu'il serait, y'a pas de doute. elle se resserre à lui, et ça fait bondir son cœur de quelque chose de bienveillant. elle est comme un petit chaton, alors il se met à caresser ses cheveux emmêlés par la brise qui soulève quelques feuilles et leur donne des frissons dans le dos. « je pense que je serais muet, j'ai pas besoin de trop parler, tu me comprends direct. puis, j'ai besoin de mes yeux pour te voir, toi et l'art. et de mes oreilles pour t'écouter parler, et entendre la musique. » il hausse légèrement les épaules. au pire, il peut toujours écrire.

elle allume une clope, il fait pareil, se partagent la flamme du briquet. il a comme l'impression qu'elle est perdue dans ses pensées, alors il se laisse bercer par le son régulier de sa respiration, et il attend qu'elle dise le truc qu'elle veut dire. il sent que c'est le genre de trucs que tu dis pas à tout le monde, que tu laisses un peu enfoui comme ça, que tu murmures à des gens comme lui. elle lui parle de carotte. il la laisse parler et ne veut surtout par l'interrompre, d'autant qu'il n'a rien à ajouter, il n'a jamais eu d'animaux de compagnie, il était allergique. vdm. « t'sais les parents ont leur manière à eux d'aimer leurs enfants. certains sont protecteurs, d'autres moins. certains ont besoin de faire des câlins et de montrer l'affection, d'autres en ont pas besoin. ça dépend. je suis sûr qu'ils t'aiment, alma. » il aime pas l'entendre dire ça. il l'aime lui, ça devrait déjà beaucoup compter, non ?

« croix de bois croix de fer, si j'meurs j'vais en enfer. » il répète la formule promesse qu'il a entendu toute son enfance, c'était dans robin des bois le disney. il sait pas à quoi s'attendre à vrai dire, alors sur le coup il tire une latte, et il se pose la question un court instant. c'est vrai, elle lui a pratiquement jamais demandé de se foutre d'elle, parce qu'il sait qu'il le ferra pas. alors il fronce les sourcils et l'écoute. il aime le son de sa voix dans le silence de la nuit, des fois ça lui manque le soir, quand il arrive pas à dormir.
elle est vierge.
ben, ça le surprend un peu en fait. il pensait tout savoir d'elle, la deviner rien qu'en la regardant, en la touchant, mais il s'était un peu trompé. il se sent con, mais terriblement attendri. trop, probablement. son bébé chat alma est vierge.
dans un élan de quelque chose qu'il explique pas, il se tourne vers elle et ensserre sa joue avec douceur. il sent la douceur de sa peau sous ses phalanges. là, il se perd quelques secondes dans ses yeux ; « alma... » a-t-il juste le temps de soupirer avant de fermer ses paupières et de l'embrasser délicatement. c'est court, intense, mais ça réchauffe. c'est quand il a pas d'autres mots pour exprimer ce qu'il ressent. c'est comme dans un combat - lorsqu'ils n'ont plus d'arguments, ils en viennent aux poings. là, c'est un peu pareil. ça leur est arrivé quelques fois de s'embrasser, comme ça. des fois c'était elle, souvent c'était lui. il se détache d'elle doucement et enfuit son visage dans ses cheveux. « t'es la plus pure de toutes les créatures du monde. » il sait pas formuler son admiration autrement.

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Alma Peillard
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MessageSujet: Re: face à l'infiniment grand, se perdre dans le profond (benbenchaton)   Dim 7 Fév - 23:18


quand elle sent la main de ben dans ses cheveux, elle se rapproche et colle son corps un peu plus contre le sien. elle est bien comme ça alma. elle voudrait être toujours aussi bien. suffit qu'elle reste avec ben, non ? c'est pas si compliqué après tout.
« je refuse que tu sois muet. ou sourd ou aveugle. t'as pas le droit, c'est tout. »
s'il était muet, avec qui elle pourrait parler alma ? et puis elle refuse que son ben aille mal. elle le veut en pleine forme et heureux, toujours. elle fera tout pour qu'il le soit.
et puis il lui parle de ses parents et elle se dit qu'il a peut-être raison. peut-être qu'ils aiment au fond, peut-être que c'est juste elle qui se fait des idées. mais ça ne compte plus maintenant. elle n'a plus besoin d'eux alma. elle n'est plus toute seule.
au fond, elle doit se l'avouer, elle a un peu peur. très peur même. c'est ben pourtant, elle lui confierait sa vie à ben. mais elle a peur qu'il l'aime plus. peur qu'il pense qu'alma, c'est encore une enfant en fait, et qu'elle lui fasse un peu pitié. qu'il la trouve bizarre. qu'il veuille plus d'elle. ça la tuerait alma, si ben voulait plus d'elle. elle peut plus vivre sans lui maintenant, c'est pas possible. alma sans ben ça n'a pas de sens. c'est ridicule.
mais elle lui dit. elle lui dit parce qu'elle veut qu'il sache tout d'elle, absolument tout, qu'il connaisse la moindre de ses pensées, la moindre de ses envies. qu'il sache de quoi elle a peur, ce qui la fait rire. sa marque de bière préférée et le disney qu'elle regardait tout le temps quand elle était petite. et puis elle veut savoir tout ça de lui aussi. c'est important pour elle de le connaitre par coeur, parce que c'est son ben à elle et qu'elle a juste besoin de ça. besoin de savoir, d'être sûre que c'est elle qui le connait le mieux, que c'est elle qui sait de quoi il a besoin. elle veut que ce soit elle qui le fasse sourire et elle qui le réconforte quand il va pas très bien. elle pourrait passer ses journées à lui faire des câlins de toute façon.
ses yeux plongés dans les siens, sa main sur sa joue, ça fait battre le petit coeur d'alma un peu plus fort (beaucoup.) son prénom est tellement plus beau quand c'est lui qui le dit. tout est plus beau quand c'est lui qui le dit. et puis il l'embrasse et pendant un instant, elle croit mourir. mais c'est doux, c'est beau et c'est tellement eux. c'est tout chaud dans son coeur et tout bizarre dans son ventre mais c'est la plus jolie des sensations. elle veut plus, a envie de plus mais elle a toujours peur d'aller trop loin et de l'embêter, alors quand il se recule, elle se contente de serrer fort sa main et de poser sa tête contre son épaule. il lui dit toujours des belles choses ben, mais ce soir c'est encore plus spécial qu'habituellement. peut-être que plus le temps passera, plus ça sera fort ? peut-être que c'est ça qui arrive quand on aime quelqu'un. si c'est comme ça, elle sait pas comment elle fera. est-ce que c'est possible de mourir parce qu'on aime trop quelqu'un ? parce que le coeur est rempli de trop d'amour, il explose ? il s'arrête de fonctionner ?
elle saurait pas dire à quel point elle l'aime. elle comprend pas encore tout, c'est un peu brouillon tout ça dans sa tête, mais elle sait que c'est fort. plus fort que tout. et que ça le sera encore plus demain.
« t'es le plus important pour moi, tu le sais ? »
c'est vrai. elle aime pleins de gens alma, parce que c'est une petite boule d'amour et qu'elle a besoin d'aimer les gens. mais ben c'est pas pareil. c'est pas du tout la même chose. y'a pas de mots pour l'expliquer. elle a jamais aimé aussi fort et parfois elle se dit que c'est pas normal. qu'est-ce qu'ils sont ben et alma ? elle en sait rien mais la plupart du temps elle s'en fout un peu. ils sont quelque chose de beau, d'unique et c'est tout ce qui compte. et elle comprend. y'a que ben. c'est tout. y'a que lui qui compte.
« je veux que ce soit toi ben. je veux pas quelqu'un d'autre, ça voudrait rien dire. y'a que toi qui compte. »
parce que même si elle aime fort alma, même si ça lui a jamais fait peur d'aimer, en parler c'est plus dur. elle veut pas s'embrouiller avec des mots, elle veut pas non plus être rejetée. quand elle tourne sa tête, elle dépose un léger baiser dans son cou, puisque c'est le seul endroit qu'elle arrive à atteindre dans cette position. c'est encore tout chaud dans son coeur et elle sourit.
« mais si tu veux pas c'est pas grave. je t'en voudrais pas. »
encore une fois, elle n'a aucune confiance en elle. elle se dit que de toute façon elle n'est certainement pas assez bien pour ben, qu'il peut avoir des filles plus jolies et plus expérimentées aussi. peut-être que oui, il voudra pas d'elle parce qu'elle est vierge et qu'il veut pas s'embêter avec ça. elle comprendrait alma, elle veut rien lui imposer. c'est juste que c'est important pour elle et qu'elle peut pas s'imaginer le faire avec une autre personne. elle n'a même pas envie de faire ça avec quelqu'un d'autre dans tous les cas, donc même s'il lui dit non, elle ira certainement pas demander ça à une autre personne. c'est ben ou rien.



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MessageSujet: Re: face à l'infiniment grand, se perdre dans le profond (benbenchaton)   Lun 8 Fév - 22:24

alma, il la porte sur elle. tous les jours, incessamment. elle est là dès qu'il déverrouille son portable, quand il est sous sa douche, dans ses rêves, à travers des mots qu'il lit, derrière chaque coup de crayon artistique, derrière chaque jeune demoiselle qu'il croise. il voit son visage de partout, il la reconnaît à sa démarche, à ses cheveux, à son odeur même. tabac froid, parfum aux fleurs pas cher, légère transpiration. ben qui aime les filles, n'a peut-être jamais aimé une fille comme alma. il sait pas mettre de mot dessus, à part âmes-sœurs, c'est le mieux qu'il ait trouvé. il l'aime différemment de marie, il l'aime pas comme cette fille qu'il se fait en soirée, il l'aime comme une amoureuse à qui on ne s'avoue pas ses sentiments. il la mérite pas, c'est ce qu'il se dit. alors il fait taire ses sentiments, et la serre comme une amie, comme s'il en était capable. parce que ce qu'il ne lui dit pas, c'est que le soir, c'est d'elle qu'il rêve. ce sont ses lèvres à elles qu'il a envie d'embrasser, son petit corps qu'il a envie de serrer. elle est venue dans sa vie, et il sait pas ce qu'il ferrait si elle était amenée à partir. alma elle s'est bien barrée de chez elle comme ça, alors il a peur qu'elle s'évapore. il lui dit pas trop, et il profite encore plus de ce qu'ils ont, mais il reste ce petit pincement au cœur lorsqu'ils se disent au revoir. parce qu'il a peur qu'elle trouve mieux que lui, qu'elle décide de quitter sa vie de merde, qu'elle ait envie de partir en road-trip, qu'elle se fasse kidnapper. il flippe tellement parce qu'il aurait pas eu le temps de la dissuader, de lui dire ce qu'il avait sur son cœur, si seulement cela suffisait à lui faire changer d'avis.
au final, il sait pas trop ce que elle, elle pense de lui. un gosse qui gâche son potentiel ? un branleur ? un mec qui se tape tout ce qui bouge ? il veut pas être tout ça pour elle, même s'il lui apparaît absolument tel qu'il est à elle. avec elle, il est juste benben, parce qu'il aime entendre ce petit surnom de sa bouche, et lui prend plaisir à l'appeler chaton. elle est fragile, chaton. une petite boule d'amour, qu'il prend soin à aimer le plus possible. c'est dur d'aimer plus qu'il ne le fait, il sait pas s'il peut aller encore plus loin. son cœur finirait par exploser, mais elle serait là à recoller les morceaux parce qu'elle a besoin d'amour. lui, il se contente de ce qu'elle lui donne, et c'est suffisant à ses yeux. « t'inquiètes pas chaton, je vais rien devenir de tout ça. toi non plus. on restera nous. » à tout jamais. ils se sont déjà gravés au musée, sur divers arbres, sur la ville, dans la rue, sur les bancs, les bordures, tout ça. ils aiment laisser leur trace, pour montrer aux autres qu'ils existent, et que c'est beau ce qu'ils sont. benjamin souhaite à tout le monde de trouver sa alma, son petit bout de diamant, à chérir, à garder dans le plus précieux des endroits - son cœur.

alors oui, il l'embrasse. c'est toujours la même sensation, mais c'est plus intense là. les choses changent un peu, sans qu'il s'en rende compte, ben. plus ça va, plus il aime ça. ses lèvres un peu gercées, la peau de son visage sous ses doigts, ses cheveux tout le temps dans ses yeux, la beauté de sa mâchoire et de son cou. il a presque envie de la croquer toute crue. et puis là, il se détache, à grand regret, parce qu'il en a pas fini avec elle ; qu'il pense être capable de retenir son souffle des heures pour l'embrasser jusqu'à l'aurore. son cœur semble se glacer soudainement, après avoir été irradié d'une délicieuse chaleur. mais ces plaisirs durent un temps, ils sont encore plus appréciés après. et il a hâte du futur. honnêtement, benjamin sait pas du tout quoi penser d'alma et lui. ils sont un tout, une unité, un atome inaliénable. jamais de doutes, de mensonges, de crasses - que de la vérité. c'est peut-être leur force, au fond, car tout le monde se ment. « non alma, je savais pas. » c'est vrai, ils mettent rarement des mots sur eux. un couple ? un duo ? il sait pas. « jamais personne a autant compté que toi dans ma vie. » ça lui arrache les lèvres de dire ça, parce que ce sont les mots qu'il a gardé au fond de lui, il le sent lorsqu'il les prononce. parce que c'est putain de vrai, qu'il saurait pas lui mentir une seconde. qu'il a jamais autant aimé quelqu'un de sa vie. « je tiens tellement à toi, tu peux pas savoir. » il pose son front contre elle, plein d'émotions qui lui explosent dans son cerveau. il sourit. il est heureux. il est en compagnie d'alma. c'est normal.
elle lui demande l'impensable, et il tombe vraiment sur le cul. il se rend compte que jamais, jamais, jamais il avait imaginé quelque chose d'aussi... fort. savoir que personne n'a jamais vu le corps d'alma, ne l'a touché, ne lui a rien fait ressentir comme plaisir, il sait pas comment le prendre. au fond, il sait qu'il aurait essayé de casser la gueule à la personne qui l'aurait fait. parce qu'il veut être le seul à avoir ce privilège. mais il avait jamais imaginé alma nue par exemple. il avait joui, et quelques secondes plus tard avait pensé à alma, mais rien de plus. il sait qu'il y avait tout de même un petit quelque chose de charnel, une attirance qu'il ne voulait pas s'avouer, mais de là à ce qu'elle lui demande aussi explicitement, il sait pas comment le prendre. ben il a le sentiment qu'il sera le seul à pouvoir la satisfaire. qu'ils seront beaux tous les deux, unis enfin complètement par l'esprit et le corps. il en salive vraiment, mais pas parce qu'il a envie de la baiser, juste parce qu'il sait que ça pourra jamais être comme avec les autres. qu'il n'y aura jamais eu d'instant aussi intense, qu'il ne retrouvera jamais des sensations comme avec alma. parce qu'ils se comprennent trop, parce que tout vient naturellement entre eux. « t'en es bien sûre ? » il a peur que ça soit une blague. il veut la rassurer. il est prêt à le faire, même si c'était parce qu'elle voulait juste se débarrasser de ce truc qu'est "la virginité". il aurait tout fait pour elle, crever s'il l'avait fallu. « je dis pas que je veux pas, au contraire, ça me ferrait plaisir de faire ça pour toi, pour nous. »
il détache son front pour poser un baiser sur le sommet du crâne de sa moitié. « tu sais que je veux que ton bien. » même plus, si c'est possible. « ça fait mal, la première fois, tu sais. j'veux pas que t'aies mal, j'veux pas que tu souffres. » il a ce tremblement inquiet dans la voix. parce qu'il a ôté la virginité de deux filles, et que même si elles avaient dit avoir trouvé ça bien, il avait vu par leur crispation qu'elles en avaient souffert. du point de vue de la douleur, ça reste, ça brûle de l'intérieur. et puis une avait même saigné, et ça il se l'était jamais pardonné. il veut plus voir de sang de vierge sous ses draps. mais il peut faire un effort pour alma, il est toujours prêt à tout pour elle.

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MessageSujet: Re: face à l'infiniment grand, se perdre dans le profond (benbenchaton)   Mar 9 Fév - 0:05


comment peut-il ne pas savoir ? comment peut-il, un seul instant, penser qu'alma aime une autre personne plus fort que lui ? elle le sait alma qu'elle devrait dire plus souvent aux gens qu'elle les aime, elle le sait que les mots c'est important. mais c'est dur pour elle, ça l'a toujours été. elle a pas été élevée comme ça, on se disait pas qu'on s'aime chez elle, et même quand elle était avec sa grand-mère, la personne la plus importante de sa vie quand elle était encore là, elle ne lui a jamais dit qu'elle l'aimait. ça fait peur de dire les choses, alors elle les montre, c'est plus simple, au moins si quelqu'un la rejette, elle pourra toujours lui dire qu'il a mal compris. elle prend pas de risque comme ça.
mais ben. ben putain. même si elle lui dit pas, ça crève les yeux, non ? c'est évident pour alma pourtant. elle-même se sent un peu ridicule, elle a parfois l'impression de trop l'étouffer. mais c'est comme ça, elle peut pas s'en empêcher.
il lui dit des mots si jolis ben, qu'elle aurait presque envie de pleurer. elle se retient même, elle le sent. on lui a jamais dit ça à la petite, qu'elle était la plus importante, ça lui fait ressentir des choses bizarres encore une fois, mais c'est agréable. c'est beau. tellement qu'elle sent ses joues chauffer. elle sait pas quoi dire, pas quoi lui répondre. est-ce qu'elle est censée lui répondre d'ailleurs ? ces choses là c'est toujours un peu compliqué pour elle. elle veut pas mal faire, ou se ridiculiser, ou tout gâcher. surtout pas tout gâcher. alors du coup, elle se tait.
il réfléchit ben, elle peut le voir. sur son visage, dans ses mimiques. elle le connait presque par coeur son benben maintenant, elle sait voir ces petites choses là. mais reste à savoir à quoi il pense. est-ce qu'il essaie de trouver une excuse pour refuser sans lui faire de la peine ? ou un moyen de s'enfuir sans qu'elle puisse le rattraper ? peut-être bien qu'il y réfléchit sérieusement, après tout. elle en sait rien. elle se demande bien pourquoi il lui dirait oui, elle voit pas trop ce qu'elle a de plus que les autres. ces foutues autres. parfois il lui arrive d'être jalouse. alma, elle vous donnerait tout ce qu'elle possède sans hésiter, mais les personnes qu'elle aime sont à elle et à personne d'autre. on s'y attend pas trop la première fois qu'on la fois, et celles d'après non plus d'ailleurs parce qu'elle a toujours l'air si désinvolte et un peu éparpillée, mais y'a pas plus possessive qu'alma. combien y'a eu d'autres, elle pourrait pas vraiment le dire, mais elle sait qu'il y en a eu pas mal. et ça lui plait pas trop. pas parce qu'elle trouve que c'est mal, il fait ce qu'il veut ben après tout, jamais de sa vie sa vision de lui changerait pour ça, mais elle sait pas trop ce qu'elle ferait si elle venait à rencontrer une fille qui aurait couché avec lui. elle le supporterait certainement pas. savoir que cette fille aurait partagé ça avec son ben, ce truc qu'elle, alma, considère être tellement important, ça la rendrait malade. et elle se trouve plutôt con à penser comme ça. il est pas à elle ben. malgré tout ce qu'elle peut penser, tout l'amour qu'elle lui porte, il fait encore ce qu'il veut. et ça lui fait un peu mal, à alma. mais ça elle lui dira jamais. elle a pas le droit.
et étrangement, il lui demande si elle est sûre. bien sûr qu'elle l'est ! jamais elle lui aurait demandé une chose pareille si elle était pas sûre et certaine que c'est ce qu'elle veut. un instant, elle se demande s'il n'a pas juste besoin d'être rassuré, mais elle trouverait ça un peu idiot. pourquoi est-ce qu'il croirait que c'est pour rire tout ça ? elle veut tout lui donner à ben, et ça aussi. ça semble être la chose la plus naturelle à faire. elle sourit quand elle entend que ça lui ferait plaisir. ça la rassure un peu à vrai dire. elle aussi elle a besoin qu'on la rassure, surtout maintenant. mais elle veut pas qu'il se sente obligé de quoi que ce soit. surtout pas. alors oui, ça lui fait des trucs un peu drôles dans le ventre, toujours, mais ça la fait sourire encore plus grand.
« j'ai rarement été aussi sûre d'une chose benben. »
et c'est vrai. alma, elle se pose des questions à longueur de journée. tout le temps. parfois elle les note dans un de ses carnets, parfois elle les écrit sur ses murs de chambre déjà bien remplis. parfois elle les garde juste dans sa tête. mais là, aucun besoin de se poser de question. c'est ce qu'elle veut, ça lui parait tellement évident maintenant. elle ne veut que son ben, juste lui. ça serait pas normal, pas aussi honnête et sincère avec quelqu'un d'autre. elle n'en aurait même pas envie de toute façon.
elle sait que la plupart du temps ça fait mal. après tout, y'a pas si longtemps c'était encore une ado qui faisait des week-ends entre filles avec ses potes. potes qui parlaient généralement de mecs et de qui elles s'étaient tapées récemment, devant une alma assez indifférente. mais elle écoutait quand même, alors oui, elle sait.
« oui je sais, et je m'en fous. justement, raison de plus pour que je le fasse avec toi. y'a qu'à toi que je fais confiance ben. et puis c'est toi que je veux, c'est tout. »
c'est toi que j'aime. elle l'aurait presque dit. ça serait presque sorti de sa bouche, naturellement. mais non. ça lui brûle les lèvres, mais non. alors à son tour, sa main sur la nuque de ben, elle se tourne doucement et l'embrasse. un peu plus insistant, un peu plus long que le premier, mais ça reste quand même assez innocent. c'est alma, après tout. elle aimerait simplement qu'il comprenne que c'est rien si elle a mal, c'est normal, tout le monde y passe. c'est pas ça qu'est important, c'est pas ça qui compte. c'est juste ce qu'ils vont partager à deux. ce qu'ils vont ressentir, ensemble. ça elle le veut avec lui et juste lui. pas une autre personne.
« je veux pas que tu te sentes obligé. vraiment. et je veux pas non plus le faire histoire d'être comme tout le monde. c'est important pour moi et c'est pour ça que je veux que ce soit toi et pas quelqu'un d'autre. tu comprends ? jamais je me servirai de toi. »
il doit comprendre ça. que jamais, jamais elle lui fera du mal. ça la tuerait de le faire souffrir. jamais elle profitera de lui. elle veut que son bonheur à son ben. et si c'est avec elle, c'est encore mieux. parce qu'elle a besoin de lui. rien d'autre.



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MessageSujet: Re: face à l'infiniment grand, se perdre dans le profond (benbenchaton)   Jeu 29 Sep - 22:44

il se sent timide soudainement ben, elle lui cloue le bec alors qu'il a toujours un truc à dire comme un commentaire amusant pour faire évacuer son stress. mais là, il se perd encore dans ses iris, les lèvres entrouvertes de milles questions et de désirs qu'il n'avait alors que mis sous silence pour ne pas étouffer leur relation à laquelle il ne parvenait pas à mettre un mot exact. il avait été un hypocrite pour s'être toujours entêté à avoir vu alma comme une amie, malgré les pulsions d'un plus. plus d'amour encore, plus de passion entre eux. des baisers encore plus profonds de sens, la réalité de leurs cœurs à l’unisson dans leurs poitrines qui explosent déjà dès qu'ils s'effleurent. y'a jamais eu qu'eux; le monde n'existe plus lorsqu'ils sont ensemble, collés, juste là sur leur banc crasseux où se sont succédés des couples en tous genres, de tous âges, de tous sexes et de toutes natures. et pourtant, s'il aime penser aux autres, faire plaisir avec le peu d'affection qu'il tente de distribuer équitablement, y'a toujours alma quelque part. dans ses mots, dans ses sourires, dans ses pensées. tout ses amis la connaissent à travers lui, qui en a fait sa description subjective, parce qu'il la voit comme cette fille parfaite, parfaite pour lui. mais il n'a jamais eu les couilles de la présenter, ben, parce qu'il veut pas la partager. il n'a pas besoin de l'avis des autres pour lui confirmer qu'elle est unique, parce qu'il le sait pertinemment. il a juste besoin d'elle, d'sa chaleur, de sa joie de vivre, de ses pupilles brillantes qui illuminent ses nuits. et pourtant, il a jamais osé lui dire, ni même se le formuler pour lui-même, parce que ç'aurait fait bizarre de déconstruire ce qu'ils avaient déjà qui était si beau. il a pas osé, comprendre son palpitant qui s'agite inconsciemment, et sa hâte démesurée lorsqu'il se rendait à leurs rendez-vous, ou le simple fait qu'elle lui manque en permanence, au point de la voir sur tous les visages qu'il croise.
alors oui, lorsqu'elle demande s'il a envie de faire l'amour avec elle pour sa première fois, il en perd ses blagues. ils ont la capacité de passer d'une conversation très sérieuse à quelque chose de léger, mais là cela implique un tout autre degré ; un changement dans leur relation, en quelques sortes. ben il sait que ça sera plus pareil après, parce qu'il sera plus capable de contenir ses sentiments, qu'il n'aura plus la force de quitter alma de peur de se faire du mal en s'éloignant d'elle. il est pas maso. il le sait très bien, que ce n'est pas qu'une histoire de "dévirgination", que ça implique une intimité nouvelle. il s'en sent capable, il s'est toujours montré délicat avec elle, bienveillant et sincère. y'a personne d'autre qui pourrait mieux s'y prendre que lui, il la connaît trop bien, il devine ce qu'elle pense à l'avance - bon sauf ça qu'il n'avait vraiment pas vu venir. et il sait que c'est pas une blague. qu'elle a jamais été aussi sérieuse, alma, et que c'est quelque chose à laquelle elle a dû réfléchir au préalable. il est décontenancé par sa sûreté, comme une gosse qui a enfin choisi son jouet phare pour noël, il est privilégié. c'est lui qu'elle a choisi, ç'aurait pu être n'importe quel autre de ses amis dont il a entendu parler, mais non. lui, personne d'autre. alors elle est pendue à ses lippes en attente d'une réponse, quelque qu'elle soit. et ben il accepte. parce qu'il a tout à gagner et qu'il l'aime putain.
« alma... je suis vraiment ému que tu me proposes ça. mais dans le bon sens. » il sent une large bouffée d'air emplir ses poumons carbonisés de clopes et se perd quelques instants dans le ciel lapis-lazuli duquel quelques étoiles viennent timidement affirmer leurs places respectives. il a du mal à y croire ben, de ce qu'il vient d'entendre, et du pacte implicite qu'il vient de sceller. il arrive plus à penser clairement, c'est une sorte de vague de chaleur submergeant ses sensations qui l'emporte au loin.
elle l'embrasse; avec sa douceur mais avec insistance tout de même. il passe ses doigts dans sa chevelure, et caresse du pouce la joue qu'il a prise dans une main délicate. elle est belle, l'innocence au bord des lèvres. alma a cette façon de faire les choses qui lui font voir la vie tout autrement. il est lui-même avec elle. il se détache et la considère, toute en entière, toute sublime qu'elle est. quelques types peuvent se montrer vraiment borgnes à ne pas voir à quel point elle est radieuse ; il se retrouve même à jalouser ceux qu'elle a pu trouver attirants au détour d'une rue.
« tu sais, j'ai beau te donner l'impression d'être un gros queutard, c'est quand même important. j'veux dire les gens avec qui on décide de faire l'amour sont importantes, elles signifient quelque chose. alors oui, cette fille que j'ai serré dans des toilettes, j'la reverrai jamais alors ça signifie rien pour moi, mais toi... toi alma, ça sera l'cosmos. » qu'il lâche, sans pression. c'est tout, il a jamais osé lui mentir parce qu'il n'a aucune raison de le faire. il a ce sourire sincère, sans perversité de ce qu'ils viennent de conclure, c'est son ressenti face à l'idée de faire l'amour avec alma. de ressentir autre chose encore avec elle, de tout vivre avec elle dans un certain sens.
« tu sais pourquoi ça sera l'cosmos ? parce que moi, j't'aime, et que ça sera forcément différent. j'dirais même que ça sera magique. »
putain.
c'est dit. avec nonchalance. il a hésité.
mais le doute n'est jamais une bonne chose, et il se jette à l'eau. idiotie, peut-être. elle le savait déjà, il en a la certitude. tout comme il sait qu'elle l'aime. y'a jamais eu de doutes là dessus. « j't'ai toujours aimé alma. j'ai été qu'un putain de con borné, d'pas me l'avouer plus tôt. »
putain.
les larmes commencent à troubler sa vue. il est faible d'amour, ce ben. son cœur, là, c'est une symphonie. stress, sentiments, il n'arrive plus à distinguer lequel est lequel. je t'aime, je t'aime, je t'aime. il a envie de l'écrire partout, sur les murs, les pavés de la croix-rousse qui a vu naître peu à peu leur amour. il commence à se faire à la rengaine de ces trois mots qui lui fond du bien. il vient de renaître, benben.

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MessageSujet: Re: face à l'infiniment grand, se perdre dans le profond (benbenchaton)   Lun 10 Oct - 19:28


pourquoi ? pourquoi ça lui fait tout ça à son petit coeur ? pourquoi elle a l'impression qu'elle va exploser alma, que tout ça c'est trop pour elle ?  elle est pas habituée, elle a jamais ressenti ce qu'elle ressent là, maintenant, avec ben. ça court dans ses veines, ce truc, ça la brûle. c'est fort, c'est qu'avec ben. y'a que lui qui la fait vibrer comme ça, elle se sent vivante, encore plus que d'habitude. encore plus que quand elle dessine, encore plus que quand elle regarde les jolies filles et les jolis garçons s'agiter devant elle dans la rue, encore plus que quand elle prend une bouffée de sa clope. plus, plus, plus. plus fort, plus beau, plus grand.
plus eux.
elle a beaucoup trop d'imagination alma. elle s'imagine pleins de choses, trop de choses, tout le temps, parce que c'est alma. elle part loin dans sa petite tête et c'est compliqué de la ramener à la réalité. elle a toujours été comme ça, c'est tout. et elle a déjà essayé de s'imaginer avec ben, forcément, un jour l'idée lui est passée par la tête. mais elle y arrive pas. elle peut pas. pas parce qu'elle ne se voit pas avec lui, c'est ben, y'a que lui dans son petit coeur, que lui qui compte et ça sera toujours comme ça. nan, elle y arrive pas parce que c'est eux, imprévisibles, uniques. elle peut pas prévoir comment ils seraient. ils seraient beaux, ils seraient pleins de couleurs et pleins d'amour. parfaits à leur façon. mais rien de concret. imprévisibles. uniques.
et puis elle a peur alma, bien sûr qu'elle a peur. c'est ben, elle mourrait si elle venait à le perdre. et si ça marche pas ? si après ça ben il veut plus d'elle, s'il la trouve pas assez bien pour lui finalement, qu'est-ce qui se passera ? elle veut pas penser à ça, mais c'est quand même là, dans un coin de sa tête. ça le sera toujours.
mais elle le regarde. là, assise sur ce banc, son sac à dos à ses pieds et ses mains torturant le pli de sa veste, elle le regarde vraiment. et elle a besoin de rien de plus pour savoir qu'elle a pas à s'inquiéter. il est là, avec elle et il le sera toujours. comme elle elle sera toujours là pour lui. c'est comme ça et c'est tout. c'est comme le soleil qui réchauffe et l'eau qui mouille, c'est évident. pas besoin d'en parler plus, pas besoin d'argumenter. ça changera pas, jamais.
c'est ben et alma.
c'est réel. incontestable.
c'est beau.
ce qu'il lui dit là, tout ce qu'il lui dit, elle a envie de pleurer alma mais elle se retient. elle peut pas pleurer, pas maintenant. elle veut se souvenir de tout, de chaque mot, de chaque intonation, de chaque expression de son visage, de chaque geste qu'il fait. elle peut pas se permettre d'oublier ça, ça sera gravé dans sa tête, rangé dans la plus belle boite de tous ses souvenirs dans son petit cerveau. son souvenir le plus important. elle veut pouvoir le ressortir quand elle le veut, le revivre comme si elle y était. encore et encore. alors elle bouge plus, elle sait même pas si elle respire encore. elle sait plus rien, plus rien n'existe, plus rien n'est vrai excepté ben, ben et ce qu'il lui dit, là, maintenant.
il l'aime. lui.
ben. ben aime alma. et alma aime ben. évidemment qu'elle aime ben. qui d'autre ? et y'a jamais rien eu de plus important que ça.
il a pas le droit de pleurer lui aussi. il peut pas avoir les larmes aux yeux comme ça, pas alors qu'il vient de lui dire tout ça. parce que sinon alma aussi elle va pleurer et elle arrivera pas à lui parler, elle pourra pas lui dire tout ce qu'elle veut lui dire, tout ce qui restait dans son petit coeur jusqu'à présent et qui voulait pas sortir parce qu'elle avait peur.
« pleure pas maintenant. sinon j'vais pleurer là et j'arriverais pas à parler. je suis pas douée pour parler de tout ça, j'y arrive pas, tu le sais. alors on pleurera après ben. tu me prendras dans tes bras et je m'accrocherai à toi comme si ma vie en dépendait et on pleurera, aussi longtemps qu'on le veut. mais après. »
ça sera beau et un peu ridicule, mais surtout beau. mais pas maintenant. sinon elle est foutue alma et là elle veut mettre toutes les chances de son côté parce que c'est assez dur pour elle. elle se sent bête parfois à avoir autant de mal à parler d'elle, des trucs qu'elle ressent, mais là ça l'énerve plus qu'autre chose et elle veut pas être énervée, pas maintenant, pas alors que tout est si beau.
« c'est pas facile pour moi alors j'suis désolée si ça veut rien dire ou si c'est pas clair ou si je m'embrouille. putain. j'suis désolée ben, j'abuse. oublie tout ça. »
elle veut pas qu'il se fasse de fausses idées, qu'il pense qu'elle l'aime pas, qu'elle va lui dire que tout ça c'était une erreur, qu'elle aurait pas dû lui proposer. sauf que c'est ce qu'il doit penser là et qu'elle parle plus et qu'elle doit se reprendre, bon sang. alors elle prend une grande inspiration, se replace un peu mieux sur le banc et prend les mains de son benben dans les siennes, de peur qu'il parte, qu'il l'ait prise pour une folle et qu'il veuille plus d'elle.
« tu sais que depuis que je te connais, pour moi t'as toujours été le plus beau, dedans comme dehors. t'es la plus belle des personnes que je connaisse, t'as le plus beau coeur, t'es le soleil pour moi ben. »
elle sait pas comment lui dire, comment expliquer tout ce qui se passe dans sa tête, dans son coeur dès qu'elle est avec lui. dès qu'elle pense à lui. c'est compliqué putain.
« t'illumines ma vie, tout le temps, même quand t'es pas avec moi. t'es le seul que j'aime ben. le premier et le dernier, je le sais. je te l'ai dit, y'a que toi et y'aura toujours que toi. »
ben. son ben. elle savait pas que c'était ça aimer quelqu'un. elle pensait pas qu'on pouvait ressentir tant de choses, que ça soit aussi fort. c'était qu'une connerie l'amour pour elle, un truc bon pour faire des films. elle savait qu'on pouvait s'attacher fort, fort à des gens mais ça. ce truc là putain. c'est au dessus de tout.
« je veux plus qu'on se quitte ben, ça me ferait trop de mal. je peux plus. j'veux me réveiller à côté de toi tous les matins et que tu me prennes dans tes bras et qu'on s'aime aussi fort jusqu'à la fin de nos jours. »
et qu'ils se quittent plus jamais. ils sont pas faits pour être séparés ben et alma.
« je t'aime et c'est pour toute ma vie ben. alors si c'est pas comme ça pour toi, si c'est pas c'que tu veux dis le moi tout de suite. ça me ferait trop de mal sinon, et j'veux plus avoir mal. »
elle bouge plus, ses mains dans les siennes, toujours. et elle se retient de pleurer, encore. elle peut pas pleurer tout de suite. pas maintenant alma. après. quand elle sera dans ses bras et qu'elle aura plus peur qu'il parte.


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