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 (sur la musique, on va, on vient) matthieu.

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MessageSujet: (sur la musique, on va, on vient) matthieu.   Mar 26 Jan - 10:02


matthieu ft. robb


,, plus rien n'existe, plus rien de rien

Il entend le son depuis dehors. Les basses cognent tellement fort qu'il lui semble voir la porte de la boîte trembler. On est samedi soir. Autant dire que nous sommes le soir parfait pour sortir, bien que Robb se soit bien plus souvent amusé un soir de semaine, lorsque les chats errants sont de sortie aussi, lorsque les gens décalés comme lui décident de pointer le bout de leur nez. Le samedi soir, c'est pour les gens normaux.
Mais parfois, c'est bien de faire comme si on était normal. De n'pas montrer qu'on a l'impression qu'une image vicieuse nous colle à la peau. Qu'une ombre plus grande que nous est là, juste derrière, prête à nous engloutir tout cru. Le vigile ne demande rien à Robb. Même s'il fait plus jeune, ça fait assez de temps qu'il côtoie le monde nocturne pour qu'on le connaisse. Et qu'on le reconnaisse. Il salue d'un signe bref de la main quelques visages qu'il sait avoir déjà croisé. Il ne sait plus vraiment où, mais ça n'a pas d'importance. Envoie des baisers imaginaires à ces filles qu'il a déjà ramenées. S'approche du bar, commande une bière pour commencer. Il doit être aux alentours de vingt-trois heures, il ne sait pas encore ce qu'il est venu chercher ici. Sûrement un moyen de ne pas rentrer seul.
Vous savez, c'est quand il est seul que tout déraille, souvent. Que les démons sont là, aux portes de son esprit, et qu'ils n'attendent qu'une faille pour s'y engouffrer. Mais ça, Robert Chastain le tait, et le garde pour lui. Surtout, ne montrer seulement qu'un visage assuré, confiant, hautain, séducteur. Faire croire qu'il n'est juste bon qu'à faire tomber les filles jusque dans son lit. Son regard croise soudainement celui d'une personne qui... a déjà fait de lui une proie. Une personne qui a inversé les rôles. Les muscles de Robb se tendent, il se crispe, il ne saurait dire ou expliquer la tension qui s'exprime. Il aurait aimé avoir assez bu la fois passée pour oublier. Mais ça n'est pas le cas. L'excuse « black out » n'est qu'un putain de mytho, faut pas croire les gars qui disent vous avoir oubliée parce qu'ils avaient bu. Comme Matthieu semble le fixer, Robb prend les devants. Il se sent déjà sur la défensive, comme si l'autre l'avait attaqué. Mais son regard le déshabille, parce qu'il connait quelque chose de lui que personne d'autre ne connait – que même lui ne connaissait pas jusqu'à peu. D'un ton sec, après s'être glissé auprès du bel homme (putain Robb, t'abuse), il lance : « Tu me surveilles, Beaumont ? » Il penche la tête, observe la salle, sans le regarder. Il a dû parler plus fort pour couvrir le son de la musique, et il est plutôt fier de lui – bêtement. Il a l'impression de ne pas s'être laissé faire. Il l'a abordé avant, assez cyniquement, histoire de lui faire comprendre ce qu'il s'est passé la dernière fois.
Une erreur.
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MessageSujet: Re: (sur la musique, on va, on vient) matthieu.   Mar 26 Jan - 14:41

Il ne cherchait rien, il demeurait là, à sa place, pensif, son esprit installé sur une autre planète à ne songer à rien, à se laisser bercer par cette musique assourdissante qui contribuerait tôt ou tard à sa surdité précoce. Il finirait probablement sa soirée seul. En même temps, il aurait eu plus de chance d'attraper une proie s'il s'était dirigé dans une discothèque typiquement ciblée pour les gays mais cela ne l’intéressait pas. La limite du vulgaire, ce genre de choses grassement salaces qui le faisait fuir. De là où il était, bière en moins, il pouvait observer tranquillement les gens de tout âge qui se liaient et se déliaient durant la soirée. Les jeunes en groupe, ces garçons qui reluquaient les demoiselles, se susurrant qu'elles étaient bonnes, qu'ils allaient se le faire ce soir. Et les quarantenaires, ceux qui semblaient lassé d'avoir vécu autant de temps avec une personne qui ne leur était pas destinées puis survenait les sexagénaires, pour s'amuser parce que se divertir n'était pas réservé à un âge précis.
Il boit lentement, il ne finira pas ivre, il en a pas l'intention de toutes manières. Boire pour boire ne l’intéressait pas, c'était point raisonnable à ses yeux. Boire, c'était pour célébrer quelque chose, pour être heureux à deux, dans une ivresse partagée, mélange d'alcool et de bonheur. Son regard se plonge une nouvelle fois dans la pièce jusqu'à ce qu'il s'arrête sur un jeune homme qu'il connaissait bien. Robb, dit Robert. Instinctivement, un sourire malicieux se dessine sur ses lèvres. Il pourrait l'interpeller, le rejoindre, passer sa soirée avec lui mais il savait qu'il ne serait pas le bienvenu. Alors, il reste là, dans son coin, à boire sa bière lentement. Et son sourire s'accentue sans le vouloir lorsqu'il sait que le jeune homme l'a aperçu. L'instant d'après, ce dernier se dirige vers lui, les sourcils froncés, comme s'il ne voulait pas de sa présence ici. Fort dommage, car depuis que le jeune Chastain était près de lui, Matthieu n'allait certainement pas partir, au contraire. Les propos de Robb lui arrachèrent un petit rire hautain, sarcastique, presque moqueur. Sans même prendre un ton condescendant, semblant bien sympathique, il répondit : « Je suis ni ta mère, ni ta nourrice alors je me fiche de te surveiller. Et, j'étais là bien avant toi. On pourrait croire que tu aies mis un traqueur sur moi pour venir me voir, et ça, c'est plutôt flatteur. » Il ne lui avait même pas accordé le moindre regard jusqu'à présent, préférant fixer la foule qui dansait sur le parquet de danse au rythme de la musique. Finissant le fond de sa bière d'une traite, il donna finalement de l'attention à Robert, plongeant son regard dans le sien. « Tu fais pas crédible en caïd des rues, d'ailleurs. » Et soudainement, rien que pour le taquiner, il plongea son visage contre le sien, embrassant sauvagement sa joue avant de se retirer. Son oeil venait de capter à l'instant une poubelle non au loin, abandonnant Robert l'espace de quelques instant pour aller jeter sa bouteille de bière et revenir tranquillement, offrant toujours à son camarade un grand sourire chaleureux et séducteur. « Tu veux venir chez moi, ce soir ? Je t'en pris, tu peux faire ton tour, aller draguer quelques nanas, je reste là en attendant. » Peut-être prétentieux le Matthieu mais ce soir, il savait qu'il amènerait de nouveau Robb dans son lit.
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MessageSujet: Re: (sur la musique, on va, on vient) matthieu.   Jeu 28 Jan - 14:06

« Je suis ni ta mère, ni ta nourrice alors je me fiche de te surveiller. Et, j'étais là bien avant toi. On pourrait croire que tu aies mis un traqueur sur moi pour venir me voir, et ça, c'est plutôt flatteur. » Il ne le regarde même pas. Robb se rend vite compte que le comportement « l'attaquer le premier » se révèle non seulement inutile mais aussi un peu puérile. Au final, il passe sûrement pour un gamin en difficulté, à patauger ainsi. Il secoue la tête avec dépit face à son ton et à la fin de sa phrase, surtout. « Je comptais justement sur le traqueur pour éviter les endroits où tu es. Mais je ne pensais pas te voir ici. » fait-il en observant le monde, composé autant d'hommes que de femmes. Il soupire, pose son verre sur une petite table haute et enfouit les mains dans ses poches. « Tu fais pas crédible en caïd des rues, d'ailleurs. » Nouveau froncement de sourcil. Qu'est-ce qu'il insinue ? Robb sort souvent comme ça. En fait, là, il est lui-même. Légèrement vexé, il regarde droit devant lui, faisant mine de trouver les parades de danse des gens autour très intéressantes. « J'ai jamais cherché à être crédible auprès de toi. » réplique-t-il, donnant donnant. Il essaie de lui répondre, mais il doit bien s'avouer légèrement vaincu, comme si Matthieu le prenait toujours de court. Et puis tout d'un coup.. il voit du coin de l'oeil l'avant-corps du grand brun se pencher sur lui. Tous les muscles de Robb se tendent, se figent, jusqu'à être douloureux dans ses membres. Son souffle retenu, il ne respire plus... et pourtant, il ne parvient pas à bouger. Les lèvres du professeur viennent s'écraser sur sa joue, avant de s'en détacher.
Il s'éloigne, laissant un Robert complètement décontenancé, son corps parcouru de petites décharges électriques. Il récupère son verre comme un robot, ses dents cognent contre le bord. Il décoche un regard autour de lui. A-t-on vu ce qu'il vient de se passer ? Barre-toi, barre-toi vite. Mais Chastain n'a toujours pas bougé quand Matthieu revient vers lui. Il regarde fixement devant, essayant de se décider sur la marche à suivre. « Tu veux venir chez moi, ce soir ? Je t'en pris, tu peux faire ton tour, aller draguer quelques nanas, je reste là en attendant. » À ce moment-là, Robb braque sur lui un regard sombre et sans appel. Il relève la tête, inspire un peu d'air, et lentement, se reprend. « Venir chez toi ? » répète-t-il, adoptant le même ton moqueur et sarcastique que Matt peu avant. « Je n'vois pas pour quoi est-ce que je ferai ça. Non, ça ne me tente pas vraiment. Si toi, t'en rêves, désolé gars, mais tu sais que c'est pas pour moi ces conneries. D'ailleurs, ouais, j'vais aller draguer quelques nanas comme tu dis. » Après un dernier regard, il lui glisse son verre vide dans les mains comme si c'était son serviteur, et se fond dans la foule, espérant le semer, bien qu'il doit s'avouer troublé.
Et puis, menteur en plus de ça. Bien sûr que Matt sait très bien que c'est aussi pour lui « ces conneries ».
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MessageSujet: Re: (sur la musique, on va, on vient) matthieu.   Ven 29 Jan - 15:01

Robert est compliqué, Robert paraît agaçant mais ça fait plutôt rire Matthieu, son attitude provoque un certain sens du défi chez le professeur qui voit en elle un champ de bataille où sa victoire ne serait que plus satisfaisante -s'il venait à gagner. Il avait l'air têtu et provocateur et le journaliste ne cherche pas à détacher son regard de lui. Le beau et impétueux Robb, coureur de jupons, briseur de coeurs sûrement et adorateur d'un plaisir charnel entre hommes malgré lui et ce qu'il veut entendre. En fin de compte, ce bilan semblait assez triste et Matthieu était d'avis de bousculer la donne, de changer et d'y mettre plus de couleurs. Que Robert accepte, c'était une toute autre et sombre histoire dont il savait déjà l'issue. Il aimait être de ces mecs qui racontent qu'ils se font mille et une nanas en tant de temps et que tout cette entreprise flattait leur ego. Le professeur ? Il était quelque peu pareil, dans un certain point, il tirait entière satisfaction de toutes les situations mais ne courait pas non plus après, préférant saisir que si elles tombaient dans ses bras, un peu comme Robb ainsi. Et ce soir, il souhaitait de nouveau que le jeune homme retombe dans ses bras et que ce cycle soit sans fin, perpétuel. Qu'il le laisse faire. Il venait de le prévenir que Robert pouvait aller faire un tour dans la discothèque pour aborder quelques filles pendant que Matthieu serait au bar à boire quelques verres et à le regarder avec un léger sourire narquois, jusqu'à ce que le plus jeune finisse ses tours et revienne vers lui. Un petit sourire, un léger baissement de la tête et le journaliste s'esclaffe de ce que raconte le régisseur. « Je sais que t'en as envie. » lache-t-il, le voyant s'éloigner au loin, plongeant dans la foule. Il n'allait pas le poursuivre, pas tout de suite. Là, il avait envie de se désaltérer et comme prévu, il préfère retourner au bar, commander deux verres qu'il boira l'un à la suite de l'autre.

C'était vendredi soir, c'était la fin de la semaine et il avait le droit à son moment de réconfort et de détente. Il s'installe sur un siège, s'évadant sur son téléphone portable dont il consulta mails et autres applications, buvant à une vitesse folle son premier verre. La descende fut rude, à tel point qu'il préférait attendre longtemps avant de boire un deuxième, ou alors l'offrir à Robb. Que faisait-il ? Sans attendre plus longtemps, il s'engouffra aussi dans la foule, étant attentif à chacun des visages que son regard croisa, ne reconnaissait pas de Robb. Mais Robb, il le retrouverait, il en est certain, ce n'est qu'une question de minutes et là, il le retrouva, au loin, dansant sûrement près d'une demoiselle qu'il comptait draguer. Un fier sourire sur son visage, Matthieu semblait heureux d'endosser ce rôle de trouble-fête. Se mettant à danser pour retrouver rapidement le rythme de la musique, il se rapprocha du couple, se collant de près à Robb, lui lâchant un  « Chéri, je t'offre un verre. Va le boire et on rentre chez moi. » avant de tourner son regard vers la fille, lui adressant un clin d'oeil distingué, lui faisant subtilement comprendre que Robb était chasse gardée pour ce soir.
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MessageSujet: Re: (sur la musique, on va, on vient) matthieu.   Sam 30 Jan - 10:05

Il passe une main dans ses cheveux de quelques centimètres. Peut-être faudrait-il qu'il les coupe, incessamment sous peu. Lorsqu'il se rase, il ressemble à un officier de l'armée ou à un garde chasse anglais. Ça fait plutôt bon genre auprès de la gente féminine, même si Robb sait qu'il n'a pas besoin de ça. Qu'il a les mots et ses yeux sombres pour séduire, et que ça marche à chaque fois. Qu'elles sont très peu à savoir lui résister. Et le régisseur en profite, très consciemment.
Il s'est éloigné, fondu dans la foule. Au bar, il commande un verre, un bon whisky. Il en prend une gorgée avant de replonger au coeur des mouvements. La musique se fait plus entraînante, il se déhanche, avant de trouver sa prochaine proie. Ça sera elle. Robb le sait. C'est avec elle qu'il va finir ce soir. Elle sera d'abord un peu farouche, un peu sauvage, avec ses cheveux châtains clairs ou blonds foncés, puis elle finira par lui céder. Par l'emmener chez elle, ou peut-être qu'il lui proposera même une chambre d'hôtel, aux frais de son paternel qu'il refuse d'appeler un père. La jeunette le remarque, elle a l'air d'avoir à peine plus de la vingtaine. Elle rougit un peu, puis se reprend, fait mine d'être insensible. Robb connait le jeu par coeur. Un jeu où il n'y a qu'un seul vainqueur – et il n'a jamais perdu. Il se rapproche à chaque pas, très sensiblement, si bien que la proximité arrive rapidement sans pourquoi que cela paraisse prémédité. La jeune femme rive ses yeux chocolats sur lui, et lui offre un sourire qui se veut assuré. Elle veut se mesurer à lui, mais elle n'a pas l'assurance de Robert. Ils ne l'ont jamais. Alors, elle cède déjà un peu. Lui accorde une danse. Il n'a pas encore dit un seul mot, mais dans ce duel, il sait que les paroles ne comptent pas. Les mots comptent après, une fois qu'il a déjà un peu ancré la machine, qu'il est déjà sur le chemin de la victoire. Il sent la chaleur que dégage le corps trop habillé à son goût de la demoiselle. Sa main libre vient effleurer sa hanche, elle se dérobe avec un rire enfantin. Elle est parfaite. Il retente, et ses doigts fins et agiles viennent se déposer sur le tissu fin de sa robe. Elle ne se dérobe pas, cette fois. Le sourire de Chastain s'agrandit un peu, un mince sillon sur son visage inexpressif. Il a déjà remporté la première bataille. Il va pour faire un pas de plus, celui qui le rapprocherait totalement d'elle, celui qui unirait leur corps pour partager la danse et un moment de proximité intense. Mais quelque chose se met entre eux. Robb fronce immédiatement les sourcils en sentant le corps de Matthieu contre le sien. On ne se met pas entre un chasseur et sa proie. Jamais.
Ses mots le secouent tout entier, et c'est encore plus le regard étonné et presque dédaigneux de la demoiselle qui le foudroie sur place. Elle lance un sourire d'excuse au professeur, lui adressant un sourire craquant, avant de s'excuser en baissant les yeux au sol. Non, non, NON ! Elle était parfaite. Tout dans ses gestes et son comportement convenait à Robb et là.. et là c'est fichu. Même s'il se débarrasse encore une fois de Matthieu, son coup est ruiné. Parce qu'elle pensera de lui qu'il est gay. Et ça c'est.. non, c'est pas possible ! Le moment de tension passé, Robb repousse violemment le journaliste en le foudroyant du regard. Il boit une longue gorgée de whisky, qui lui brûle un peu la gorge. « Ne m'appelle pas comme ça, bordel ! T'as tout fait foirer ! » crache-t-il vers lui, certain que c'est ce que souhaite de toute façon Matthieu. Il râle et pousse un cri rauque, énervé. Le seul avantage qu'il ait trouvé à se taper un mec, c'est qu'il n'a pas peur de lui-même. Il n'a pas peur de devenir méchant, de devenir violent, de céder à ses impulsions et de lever la main sur son partenaire, puisque celui-ci se retrouve être un homme. Mais mis à part ça.. NON. C'est juste pas possible, c'est pas pour lui, il n'est ni gay ni même bi, il aime trop les femmes pour ça. Et pourtant.. il ne peut pas nier le courant électrique qui a traversé son corps lorsqu'il s'est retrouvé collé à lui. Il finit son verre cul sec, ce qui lui arrache une légère grimace. « Ok, très bien, allons chez toi, j'espère que t'as de quoi boire, au moins, parce que je ne viens que pour ça. » grogne-t-il, blessé dans son égo de mâle. Il regarde autour de lui, toujours inquiet à l'idée qu'on remarque quelque chose de louche. Il ne supporterait pas qu'on le traite de « pédale » dès qu'on le recroisera, ce que lui-même raconte généralement sur les homos. Oui, Robb est un connard qui juge, et alors ? On l'a élevé en lui inculquant qu'avoir des rapports avec quelqu'un du même sexe, c'est déjà pas franchement catholique, mais c'est même clairement considéré comme une maladie, chez lui ! Et Robb n'est pas malade. Il en est sûr. Il s'approche de Matt, avec cet air sombre sur le visage, l'air prédateur pour autant. « Et dis-moi.. c'est moi qui te fais cet effet-là ? Décidément, t'en pinces vraiment pour moi, Beaumont. » fait-il, faisant allusion à son collé-serré un peu plus tôt. Même s'il n'a rien senti de spécial, il veut le provoquer, voire l'énerver. Peut-être qu'ainsi, l'homme le laissera en paix, l'enverra chier par exemple. Mais malheureusement, au jeu de la provocation, il doit bien avouer qu'il est tombé pour une fois sur plus fort que lui, même si ça dérange sa fierté.
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MessageSujet: Re: (sur la musique, on va, on vient) matthieu.   Jeu 11 Fév - 16:32


Robb allait le détester, il allait avoir cette haine inconsolable pour Matthieu après le coup foiré qu'il venait de faire, en toute âme et conscience, sans même éprouver aucun regret. C'était un des traits obscurs du professeur, il était possessif à sa manière et voir ses conquêtes aller ailleurs le dérangeait fortement ; en soit, c'était une pensée assez paradoxale qu'il avait car il ne se voyait pas en couple avec elles, pas forcément, pas à un instant t, mais ils les voulaient pour lui, ils les voulaient rien qu'à lui. Égocentrique, narcissique, que cachait-il d'autre ? Pas grand chose, il fonctionnait comme cela, il avait été élevé dans cette bourgeoisie malsaine où possession, domination et pouvoir avaient été les mots-clefs, et bien qu'il détestait ce monde-ci, celui de sa naissance, il avait grandi en son sein, il portait et possédait les marques. Pour lui, Robb, le cher et tendre Robb, lui apparait, mais c'était juste pour ce soir, parce qu'il l'avait vu alors il le voulait pour lui, rien que pour lui, sans se poser de question et c'était pour ce soir, pas pour hier ni pour le lendemain, c'était pour ce soir. Les non, il ne les prenait pas. Parce qu'il savait et il avait la certitude qu'à la fin, Robb dira oui, quoiqu'il en coûte et même s'il fallait essuyer des barrières, Matthieu était prêt à se battre jusqu'au bout pour le décrocher, ce petit oui qui sortirait de la bouche de Robb.

Avec un clin d'oeil cinglant, Matthieu dit au revoir à cette belle jeune fille qui partit, l'air abattue et colérique de s'être fait tromper de la sorte par un mec qui aurait voulu seulement de son corps pour cette soirée. La chasse était gardée. Devant ses yeux, il voyait Robb s'enflammer de colère à son égard, le fixant d'un regard assassin et il se demandait même s'il allait lui foutre un poing pour cet outrage. Ce n'est pas grave, le jeu en valait la chandelle et un peu de piment comme assaisonnement ne faisait jamais grand mal. « J'ai pas tout fait foirer, tu m'as moi. » Et cela valait tout l'or du monde, sans aucune prétention de la part du penseur. Le râleur fit sa scène le court de quelques instants et Matthieu, d'un sourire pervers, semblait satisfait du résultat. « J'ai tout ce que t'aimes. » répondit le professeur à l'égard du jeune homme dans une phrase bourrée de sous-entendus et sens équivoques, bien qu'il se référait en premier lieu à l'alcool et à la boisson, car comme l'avait évoqué Robert, c'était seulement cela qui l'importait. « Ouais, j'avoue que tu me fais de l'effet. Désolé que tu sois trop beau. » déclara le professeur, sans aucune fierté, prêt à avouer son désir pour le jeune homme, si cela pouvait assouvir et flatter son égo et la fierté. D'un mouvement de la tête, Matthieu invita Robb à sortir d'ici, la discothèque commençait à craindre et c'était devenu soudainement l'endroit où Matthieu voudrait être en dernier. C'était d'un commun accord qu'ils allaient chez lui et durant la traversée pour aller à sa voiture, Matthieu conservait ce grand sourire sur ses lèvres, signe d'une pré-victoire qui s'annonce plus qu'évidente. Ouvrant la portière à Robb, il tourna de l'autre côté de la voiture, montant à sa place de conducteur et allumant le moteur, prêt à partir d'ici. Il avait certes quelques verres dans son organisme mais ils n'étaient pas assez quantités pour brouiller ses sens. Il n'y avait que dix minutes de route pour aller jusqu'à chez lui et sur le chemin, le professer lâcha un : « Robb, si ça peut te rassurer, t'es pas gay, ni même bi. » Il savait que cette question était sensible pour le jeun homme qui n'assumait pas et ce qu'il venait de dire, il le pensait réellement, il n'était pas gay, ni même bi et coucher avec Robb ne prouvait rien. Il pensait même plus qu'il était Matthieusexuel mais il garda cette pensée pour lui.
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