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 Supportable pour personne, surtout pas pour elle-même.

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MessageSujet: Supportable pour personne, surtout pas pour elle-même.   Mar 26 Jan - 1:13


©tumblr.

Damour, Ivanie.

nom complet ≌ Damour, c'est le patronyme des réunionnais, ça, Damour, tout le monde porte un nom dans le genre par là bas, elle le sait bien même si elle n'y a jamais foutu les pieds. Le problème c'est qu'en France, Damour, ça faire rire les petits copains de classe, les grands aussi, sans compter les policiers qui trouvaient ça drôle au poste, on vous épargne la tête des gardiens de prison quand ils ont vu une gamine avec un nom pareil se pointer les menottes aux poignets. Elle préfère son prénom, trop peu utilisé ces dernières années, Ivanie, réunionnais lui aussi, même si elle n'a aucune idée de sa signification. Qui connait réellement la signification de son prénom, de toute façon ? Il lui va bien, il lui colle à la peau comme un tee-shirt mouillé, elle a l'impression qu'il a été fait pour elle. Ivanie. C'est la seule à s'appeler comme ça. D'un autre côté, dans le trou du cul de l'Auvergne, y'a pas beaucoup de réunionnais. âge & date de naissance ≌ 23 ans, l'âge de raison, l'âge de ce que tu veux. Pour Ivany, c'est l'âge de la découverte, après cinq ans passés à l'ombre. L'alcool, les cigarettes, les fesses rebondies des filles, non, ça, elle connaissait déjà. C'est l'âge de la découverte du monde des adultes : le travail et ses impératif, la solitude, les impôts, les responsabilités. Apprendre à être indépendante, sans plus personne pour s'occuper de son petit confort. Obligé de faire ses courses toutes seules. C'est peut-être pour ça qu'elle bouffe tout le temps au kebab du coin. Elle a pointé le bout de son nez le 29 septembre, Ivany. C'était peut-être un jour pluvieux, ou un jour d'éclairci, elle le sait pas, elle n'était pas là. Ce qui est sur, c'est que c'était pas un jour plus exceptionnel que les autres, pour personne. signe astrologique ≌ Balance, mais l'astrologie, c'est pas son truc. C'est pas le genre de truc qu'elle va te demander, même si elle peut pas s'empêcher de lire les prédictions dans le tram, quitte à rater son arrêt. Et puis, personne n'a envie d'être une balance, une poucave. Ça craint.  origines & nationnalité ≌ Réunionnaise, l'île de papa, l'île de maman et de tous les autres avant eux. Ivanie, elle, elle est française, née à Montbrison en Auvergne, elle a grandi à la Chaulme, en haut d'une montagne, la seule noire du village, de l'école aussi. De toutes les petites villes alentours. Son père était venu s'enterrer là parce que les montagnes de la Réunion lui manquaient, mais ce qui est sûr, c'est les arriérés qui peuple le village ne manque pas à la gamine. La Chaulme. Comment tu veux bien finir en grandissant dans un bled pareil ?  job ou études ≌ En réinsertion. Non, c'est pas un job, mais ça prends du temps, de se réinsérer, faut aménager son emploi du temps avec les assistants sociaux, donner des nouvelles à son avocat, sourire aux policiers du coin quand ils passent en voiture dans les rues désertes de Bron. En attendant, ce sont pas les fonctionnaires qui lui ont trouvé un job, nettoyeuse de scène de crime. Quand y'a plus d'indices, c'est elle qui nettoie les grosses tâches de sang, qui enlève les odeurs de mort à coup de javelle, qui ramasse les bouts de cervelle. Le boulot n'est pas tombé du ciel, c'est sa mère qui connaissait le proprio de la boîte qui l'emploie. C'est con, ça aussi, de sortir de prison pour aller nettoyer des scènes de crimes, comme si elle n'arrivait plus à se détacher du monde judiciaire. orientation sexuelle ≌ Homosexuelle. Ça l'a toujours été, ou peut-être pas. Ivanie n'a pas de souvenir marquant, pas de moments fondateur dans sa sexualité, pas comme dans les films avec les séquences au ralenti, ou alors comme dans les livres avec cinquante pages de discussion sur cette inconnu qui fait tomber le héros d'amour. C'est peut-être parce qu'Ivanie n'est pas un héros, juste un personnage dans le fond, qu'on a peu oublié, la meuf qu'on a appelé sur le tournage histoire de remplir les quotas, que le film soit ni trop blanc ni trop hétéro. Non, Ivanie, elle aime les meufs. C'est tout. C'est peut-être le côté garçon manqué qui lui reste de sa petite enfance, ou bien les films de James Bond où elle se rêvait à devenir espionne plutôt que potiche, qui sait. La seule chose qui est sûre, c'est qu'elle aime les meufs, elle les aimera toujours, ces connes. C'est elle la lesbienne, la gouinasse, la bouffe minou. statut matrimonial ≌ Célibataire, y a jamais vraiment eu personne même s'il y avait une personne en particulier. Ça c'est mal passé. Ça se passe toujours mal, les histoires d'amour, même si celle là, c'en était pas une. Et puis de toute façon quand tu sors de cinq ans en cage, y a personne qui t'attend. situation familiale ≌ Fille unique parce que les vieux ont divorcés avant de faire un autre mouchetard, et qu'ils n'ont retrouvé personne avec qui retenter l’expérience, ou alors s'ils ont trouvé quelqu'un ils ont dû être refroidie par l’expérience d'Ivanie. Elle te marque la gamine faut croire, elle te brûle la peau, elle te laisse des cicatrices de partout. Ils ont du regretter, les vieux, d'avoir Ivanie. Pourtant, au début, c'était plutôt sympa, mais faut dire que chez les Damour, y' une ambiance détestable. C'est plus vraiment une famille ensemble. C'est des gens avec le même nom de famille, seuls, qui restent dans leur coin.situation financière ≌ €€. Elle gagne le smic, alors elle va pas se plaindre. Déjà, elle gagne quelque chose, elle arrive à finir le mois et elle peut se payer une connexion internet. Elle demande pas beaucoup plus, Ivanie, elle a une vie plutôt spartiate. Tout ce qui lui reste à la fin du mois, elle le dépense en alcool, histoire de pas gâcher les jolis billets. groupe ≌ écrire ici. avatar ≌ Mélodie Monrose

,, a lil more about u
(un / l'auvergne) elle y est née, elle y est restée pourrir jusqu’à ses douze ans quand son daron est reparti à la Réunion. Et vivre pendant douze ans dans le trou du cul du monde, c’est pas facile, encore moins quand t’es la seule noire du coin. Et ouais, en haut de sa montagne, y’avait que des vieux paysans qui n’ont jamais rien vu de noir que les cochons, et même pas un autre gamin de son âge pour sortir jouer au ballon. A l’école de la ville – oui, parce que fallait bouger loin pour aller à l’école en plus – les enfants kiffaient pas trop ça, une petite timide comme Ivanie, une petite timide, différente en plus. Pourtant, les monts enneigés du Forez restent ancrés en elle, la genèse de l’adolescente instable. Elle en garde un phrasé particulier, une manière de bouffer la moitié des phrases qui agacent souvent les autres. (deux / l'enfant sage) Et ouais, on dirait pas comme ça, mais Ivanie, elle est timide. Avant, c’était maladif, du genre à en perdre ses moyens dès que la maîtresse voulait l’interroger, à se taire pendant des jours de peur de déporter le regard des autres sur elle. C’était pas la faute des autres, ou peut-être que si, ou peut-être que les connards de gamins ont fait qu’empirer un truc déjà présent, mais c’est comme si elle avait toujours eu peur de parler, Ivanie. Maladroite avec les mots. Du coup, elle fermait sa gueule, elle passait des heures dans sa chambre, à lire, tout et n’importe quoi, tout ce qui traînait dans la maison. Jamais un mot à l’école, jamais une mauvaise note, toujours en avance, du genre à obéir au doigt et à l’œil. Mais quand tout reste à l’intérieur, ça finit par exploser. (trois / la ville) Quand le vieux est parti, c’est la vieille qui l’a récupéré. Sa vieille était comme son vieux, pas très à l’aise dès qu’il s’agissait de parler. Et puis quand on revoit sa fille après douze ans, c’est dur de la prendre dans ses bras comme si de rien n’était. Ivanie a atterri à Saint Denis en plein mois de novembre, à peu près à deux cent mètres de la gare de rer. Elle est pas restée muette très longtemps Ivanie, déjà, parce qu’elle passait son temps à se disputer avec sa mère, ensuite, parce que la bande de gamins de son immeuble l’a vite récupéré dans ses rangs. Des amis, des vrais, des soirées passées à bouffer des pizzas sur le toit encrassé de l’immeuble, des journées passées à discuter en cours au lieu d’écouter. Des potes qu’elle laissait copier pendant les contrôles, des potes qui s’incrustaient en salle de colle pour pas la laisser seule. Plus que des potes en fait, une famille. Et puis, surtout, dans la ville, y’avait pas que des petits blancs égorgeurs de cochons. Y’avait des gens de toutes les couleurs, qui arrêtaient de la faire culpabiliser de sa couleur de peau. Y’avait des gens censés aussi, des gens qui se souciaient d’autre chose que de ce qui se passait chez le voisin. La ville, la banlieue, la cité, c’était la liberté pour Ivanie. Celle qui te brûle les ailes.  (quatre / la colère) Elle a toujours été là, quelque part au fond d’elle, bouillonnante. Quand elle était enfant, elles survenaient parfois, au détour d’un rayon de supermarché, quand son vieux lui refusait un paquet de bonbon. Les larmes qui jaillissent de ses yeux noirs comme des cascades, ses cordes vocales qui se déchirent à cause des décibels poussées au max, la tête qui se frappe sur le carrelage sale jusqu’à saigner. C’était impressionnant, les crises d’Ivanie, mais les branlées de son père ont fini par la calmer, par la faire crisser en cachette, à sortir se défouler sur un arbre jusqu’à s’en faire saigner les points plutôt que de faire une scène dans un lieu public. Valait mieux se faire mal à soi plutôt que le vieux la défonce encore devant tout le monde. Le regard de pitié des autres, y avait rien de pire pour elle. Mais, quand elle est arrivée chez sa vieille, tout a changé. Parce qu’elle avait pas assez de bras pour la frapper assez fort, parce qu’elle avait pas assez d’autorité pour la maintenir à l’intérieur de l’appart. Le besoin de liberté, brulant, mais surtout l’injustice qui lui tordait les boyaux. Ses mains tout le temps plaquées contre le mur pour les contrôles de police, les sifflements des boloss des cités d’à côté venus en chasse, les profs qui se liguait derrière elle pour qu’elle bosse en cours parce qu’elle avait du potentiel mais qu’elle ne voulait pas l’utiliser, cette sensation d’être tout le temps surveillé par les autres. Les crises sont revenus à l’adolescence, les crises qui font dans le spectacle, qui balance les chaises sur les connards de la classe, brise les assiettes et troues les murs, si bien que la daronne d’Ivanie a fini par bouffer dans des assiettes en plastique. (cinq / les sorties nocturnes) Avec la bande, ils étaient tout le temps dehors, la nuit, le jour. Les jeunes qui trainent dehors, c’est tout de suite des racailles, pourtant, ils ne faisaient rien de mal. Marcher sur la ville, la reconquérir, se sentir chez soi, c’est tout ce qu’ils faisaient, les gamins. Trainer sur le toit de l’immeuble, s’essayer au graffiti, marcher devant les vieux dealers du parc en leur faisant des doigts, embrouiller les connards qu’essayaient de toucher le cul des meufs de la bande. La bande, c’était une seule et même personne, un truc dont elle faisait enfin parti, et s’en prendre à l’un, c’était s’en prendre aux cinq. Dès que les gars ont commencé à avoir des poils et les meufs des seins – sauf Ivanie, ils ont jamais poussé les siens – ils ont réussi à entrer en boîte, finir les verres qui traînaient, prendre toute la place sur le dancefloor, se faire virer, trouver une autre boîte. Ils passaient chez l’épicier du coin acheter des bouteilles et des chips, ils marchaient complètement péter sur les bords des toits, sans jamais tomber. (six / la rencontre) C’est elle qui a tout changé. Ivanie l’a faite à dix sept ans, dans un grand lycée parisien. Sa prof de littérature l’avait traîné à une journée porte ouverte pour la convaincre de faire une prépa, et là, entre trois mecs en costard et deux piliers style dix-neuvième, elle était là, comme sortie d’une pub du métro. Grande, élancé, les cheveux longs et les yeux perçants qui transperçaient Ivanie. Damour. Et bah Damour elle a commencé à bien porter son nom, chose folle, Damour, elle a eu une copine. Une petite blanche des bons quartiers, avec une bonne famille et une chambre plus grande que l’appartement d’Ivanie. Le problème, à 17 ans, c’est qu’on est carrément pas sérieux, et que cette gamine c’était tout sauf quelqu’un de bien pour Ivanie. La jalousie de la gamine a fini par bouffer Ivanie, à l’éloigner de la bande, à la faire se lever en plein milieu de la nuit pour aller la rejoindre, à louper des cours. La vie d’Ivanie est devenue un tourbillon qui l’emmenait droit vers les flammes ardentes de l’enfer, les violences des flammes et des poings. Tout ça à cause d’une gamine capricieuse. (sept / le basculement) Il a été vite fait, rapide. A peine deux minutes et une droite bien sentie. Soirée sur Paris, repaire à pédales, tous les gamins de la bande viennent d’avoir dix huit ans, la vipère qui lui sert de petite amie est là, accrochée à son bras, lui lacérant la peau avec ses ongles.  Mais le problème, c’est qu’il y a dix ans les bars à pédales c’était pas ce que c’était aujourd’hui. C’était pas cool avec un garde à l’entrée. Alors, qu’on les fachos sont arrivé pour casser du pd, quand sa meuf a elle s’est mise à insulter les fachos avec des battes de baseball parce qu’elle se pensait trop bien pour pas se faire démolir son joli minois, mais surtout quand elle s’est fait déboité la mâchoire par un petit nazi aux yeux bleus, ça a pas eu le temps de faire un tour dans le cerveau d’Ivanie. Elle a cassé des verres sur les visages, fracassés des chaises contre les silhouettes frêles, balancé des tables en criant justice avec de s’acharner sur un gamin haineux qu’avait pas eu le temps de fuir. Impossible d’arrêter la tornade Ivanie.  (huit / la prison) Elle a préféré accepté le deal des poulets plutôt que de se faire sucer tout le fric qu’elle n’avait pas par un mauvais avocat et attendre un procès. 8 ans de réclusion criminelle avec possibilité de sortir trois ans à l’avance s’il y avait une bonne conduite. Elle a failli tuer le gamin avec ses poings, mais comme c’était une bande venue pour faire des dégâts, le juge a été clément, il l’avait regardé de ses yeux verts fatigués pour lui dire qu’il était désolé de la foutre en prison pour s’être un peu trop bien défendue. Aucun des fachos n’ont été inquiétés par la justice, parce qu’ils avaient eu le temps de partir avant que la police n’arrive, ou parce que papa avait assez d’argent pour faire tomber les charges. Elle a été incarcéré à la prison pour femme de Lyon, parce que celles de Paris sont pleines. (neuf / l'abandon) 5 ans de prison, ça passe pas vite, surtout quand on est seule. Ivanie a pas voulu s’y faire d’amies, parce qu’elle voulait pas avoir d’emmerde. Elle a passé son temps à la bibliothèque, à lire les livres qu’elle connaissait pas, relire ceux qu’elle connaissait déjà, puis recommencer. Elle a jamais reçu un coup de fil de son père, jamais une visite de sa mère. La bande est venue, à tour de rôle chaque semaine, ils sautaient dans des trains sans billets, faisaient du stop, se cachaient dans des bus. Puis ils ont commencé à construire leur vie, à venir moins souvent. Ne venir que pour son anniversaire, lui envoyer quelques lettres par ci par là pour lui dire que tout va bien, lui faire venir des livres pour pas qu’elle s’ennuie trop. La dernière année, c’était presque un silence radio. (dix / la sortie) Y’avait personne. Et elle voulait pas retourner à Paris. Elle est allée dans le premier centre social, s’est trouvé une assistante qui voulait bien d’elle et l’a pas lâché jusqu’à ce qu’elle accepte de l’héberger chez elle. Elle a fini par appeler sa mère au bout de deux semaines, pour avoir de l’argent, pouvoir se prendre un appart. Elle a fait le nécessaire pour lui trouver un emploi et ne l’a plus jamais rappelé. Les gars de la bande ont repris contact, ils parlent toujours de venir la voir sur Lyon mais y a toujours un travail, un anniversaire, une réunion de famille. Ils débarqueront sûrement un jour, sans prévenir. En attendant, Ivanie elle zone sur Lyon en attendant que quelqu’un se fasse salement tuer dans son appartement, elle a réussi à se trouver un truc potable en banlieue où dormir. Elle redevient muette. Elle sait plus comment vivre.

,, lemme sit on top of your knees
Y’avait personne à la sortie. D’un autre côté, y’avait personne quand elle était rentrée non plus. La grosse porte de fer s’était refermée en claquant lourdement derrière elle, et sans aucun gardien pour lui tenir le bras, bordel, elle était perdue. Sa veste en faux cuir de chez le chinois lui paraissait étonnamment lourde, et puis surtout elle puait le renfermé à être restée dans un casier pendant cinq ans. Ses chaussures étaient rigides, sa montre n’avait plus de piles, et dans ses poches il n’y avait rien d’autres que deux billets de cents balles. Personne à qui les donner avant de les déposer à la consigne. Personne à qui les faire passer non plus. Pourtant, avant, elle en avait des potes dans la dèche, son daron, de retour à la Réunion, avait toujours besoin que sa gamine lui envoie du fric. Et là, pendant cinq ans, rien. Aucune lettre. Personne pour répondre au téléphone. Tous des bâtards. Et puis à Lyon, elle  connaissait personne, personne chez qui squatter, personne chez qui grailler. Pas sûr qu’un des trous du cul d’Auvergne ait poussé jusqu’à la capitale, c’était le genre de paysan à égorger les cochons toutes leurs vies. Les comiques en uniforme lui avait filé des adresses de centres sociaux, des bons trucs de cassos dans lesquels elle ne pensait jamais foutre les pieds. Ouais, Ivanie elle parlait mal, ouais, Ivanie elle avait pas eu le temps de passer son bac – mais elle l’aurait sûrement eu sans ces connards de flics – ouais, Ivanie ceci, et Ivanie cela. Mais Ivanie, ça avait beau être une sale gosse, c’était pas une mauvaise personne. Pas le genre à finir dans les centres sociaux pour petits délinquants, entre les femmes battues et les drogués qui connaissent plus leurs noms. Et pourtant, Ivanie, c’était sûrement là qu’elle allait finir. Elle avait pas envie d’y aller. Et puis elle avait tout ces papiers à remplir, ces trucs qu’on lui avait filé et elle avait aucune idée de ce que c’était bordel. Sa carte d’identité était plus valide, elle avait jamais eu de passeport, pas le temps de passer son permis. Elle n’avait nulle part où aller la petite. Ah, ça devait lui faire bizarre. Elle y avait pas pensé, ça, y’a cinq ans, avant de refaire le portrait à une bande de petits fachos pour une histoire de regard. Mais les regards des fachos, c’était toujours les regards de trop. « Damour, reste pas devant la porte, on attends un nouveau transfert. » Elle se retourna, toisant le gardien qui l’avait interpellé depuis la … « J’sais pas où aller. J’connais personne dans c’te ville moi. J’connais personne dans les autres villes non plus. J’m’en fous, pointe toi à un foyer, saute d’un pont, fais ce que tu veux mais bouge ton sale cul de reprise de justice de là. » Fils de pute. Elle l’avait pas dit, mais putain qu’est-ce qu’elle pouvait le penser fort. Elle jeta un nouveau coup d’œil sur les adresses des centres, mais elle n’avait aucun repère dans la ville. Et demander ce genre de truc dans la rue, ça te cataloguait direct. Mais généralement, quand tu sors de prison, si tu veux survivre, t’as pas le choix.

pseudo/prénom ≌ vntmlsc. âge/pays ≌ 20 boules, Picardie (ouais, c'est un pays). type de personnage ≌ inventé.  avis sur le forum ≌  :hehe: . autre ≌ il manque un smiley bite.
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MessageSujet: Re: Supportable pour personne, surtout pas pour elle-même.   Mar 26 Jan - 1:46

une noire, comme moi Arrow

bienvenue I love you
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MessageSujet: Re: Supportable pour personne, surtout pas pour elle-même.   Mar 26 Jan - 7:27

comme tu es belle :moh: je suis curieuse d'en savoir plus sur ton personnage. welcome :cr:
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MessageSujet: Re: Supportable pour personne, surtout pas pour elle-même.   Mar 26 Jan - 11:05

Bienvenue :bril:
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MessageSujet: Re: Supportable pour personne, surtout pas pour elle-même.   Mar 26 Jan - 12:05

hagagagagga t bonne.

bienvenue :ananas:
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MessageSujet: Re: Supportable pour personne, surtout pas pour elle-même.   Mar 26 Jan - 12:31

gosh, ce choix d'avatar. :cr: bienvenue par ici et bonne chance pour la fiche. :girl:
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MessageSujet: Re: Supportable pour personne, surtout pas pour elle-même.   Mar 26 Jan - 13:28

j'la connaissais, honte à moi. :fall: :fall:
bienvenue!
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MessageSujet: Re: Supportable pour personne, surtout pas pour elle-même.   Mar 26 Jan - 13:31

Bienvenue I love you Quel choix de métier :argh:
bon courage pour ta fiche :lick:
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MessageSujet: Re: Supportable pour personne, surtout pas pour elle-même.   Mar 26 Jan - 15:30

bienvenue ma jolie :bril: I love you

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if the whole world was watching i’d still dance with you, drive highways and byways to be there with you, over and over the only truth, everything comes back to you.
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MessageSujet: Re: Supportable pour personne, surtout pas pour elle-même.   Mar 26 Jan - 18:34

bienvenue et bonne chance pour ta fiche :bril:
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MessageSujet: Re: Supportable pour personne, surtout pas pour elle-même.   Mar 26 Jan - 18:52

je la connaissais pas mais elle a l'air super :moh: Bienvenue parmi nous :bril:
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MessageSujet: Re: Supportable pour personne, surtout pas pour elle-même.   Mar 26 Jan - 21:20

eh bien soumets-moi ton smiley bite et il sera ajouté :sisi:
sans dec, j'aime tellement la diversité de ton avatar elle est tellement jolie jomeurs :fall: et puis le pseudo est bandant :bave: le personnage a l'air tout aussi intéressant, j'ai hâte de lire la suite :love:
bienvenue chez toi bichette :girl:

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you don't know it, when it's fate ;
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MessageSujet: Re: Supportable pour personne, surtout pas pour elle-même.   Mar 26 Jan - 21:58

Merci tout le monde :mm:
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MessageSujet: Re: Supportable pour personne, surtout pas pour elle-même.   Sam 30 Jan - 18:34

l'auvergne, ma région natale. :hihi:  
j'adore son histoire, les anecdotes, sa période en prison et son nouveau job. :yy:
j'ai hâte de te lire dans l'futur.
mais avant de te valider, peux-tu préciser dans quel groupe tu veux aller? I love you
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MessageSujet: Re: Supportable pour personne, surtout pas pour elle-même.   Sam 30 Jan - 18:35

Merci :mm: ! (et vive l'Auvergne wsh :bruh: )
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MessageSujet: Re: Supportable pour personne, surtout pas pour elle-même.   Sam 30 Jan - 18:40

:hihi:

par contre, peux-tu me signaler dans quel groupe tu veux être afin que je puisse te mettre tes couleurs.  :hehe:
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MessageSujet: Re: Supportable pour personne, surtout pas pour elle-même.   Sam 30 Jan - 18:46

Ah j'oublie toujours quelque chose :red: ! Ce sera le groupe des lynx du coup :lolo: !
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MessageSujet: Re: Supportable pour personne, surtout pas pour elle-même.   Sam 30 Jan - 18:54

ok, super! je te valide de suite. I love you
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MessageSujet: Re: Supportable pour personne, surtout pas pour elle-même.   

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Supportable pour personne, surtout pas pour elle-même.
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