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 would you please stay a little bit longer ? #arcie

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MessageSujet: would you please stay a little bit longer ? #arcie   Lun 25 Jan - 23:33


'cause the moment we shared, it's been
so good, i feel i need an extra hour.


ft arthur

tu te détestes. tu te détestes profondément. tu pourrais te donner la gerbe si tu avais pu avaler quoi que ce soit de la journée. tu te hais et ça part pas. même après les douches que t'as enchainée, et les pleurs que t'as pas su contenir une fois de retour à l'appartement. la chaise vide au milieu de la classe te rappelle pourquoi tu te détestes, bien sur. Alice a eu un accident parce que tu l'as laissée partir avec sa mère. parce que t'étais si jalouse et si triste que tu l'as abandonnée à la femme que t'avais pourtant jamais vu. première preuve de son existence. premières remparts jusqu'à Arthur, mais des remparts si hautes. ça te rend malade de te dire que tu l'as laissée partir parce que t'es amoureuse. ouais, c'est bien le mot. t'as eu beau essayé de te persuader du contraire, t'as pas pu. à force de l'espionner, de l'écouter silencieusement, de le fixer constamment, t'es tombée amoureuse. à force de le voir avec sa gamine, tu t'es accrochée. et maintenant elle est dans un lit d'hôpital, la jambe dans le plâtre, et c'est de ta faute. et c'est pire encore. parce que ça aurait pu l'être, pire. elle aurait pu crever, c'est ce que tu te dis en boucle. tu te repasses l'annonce de l'accident et tu t'imagines les pires scénarios. ça te donne le tournis. tu fermes les yeux et tes élèves s'inquiètes. “Mademoiselle ? Vous allez bien ?” que demande l'un. tu rouvres tes paupières, tentes un sourire. t'es trop faible, trop pâle pour qu'ils l'avalent. t'as pas mangé depuis trop longtemps. t'es stressée, tu t'inquiètes, tu t'en veux. alors tu bouffes pas, tu te ronges les ongles et t'attends. Arthur tu l'évites. tu veux pas qu'il te déteste, ça te rendrait folle. pas alors que tu commençais à devenir son amie. c'est foutu de toute façon maintenant, tout est foutu. tu hésites un moment. il te faut un café. tu te lèves pendant que les gamins travaillent leurs maths, et t'ouvres la porte qui mène à la classe de ta collègue. tu lui demandes de les garder un instant, le temps de te prendre un café, d'aller mieux. le temps de prendre l'air. t'en as besoin. voir sa chaise vide ça te rend folle. tu la remercies et tu descends en salle des profs. ça va te faire du bien, un peu de solitude. la salle est vide, tous le monde bosse. on a trouvé un remplaçant à Arthur, le temps qu'Alice sorte de l'hôpital. t'as été la voir, une fois. et puis il est revenu et t'as pas su lui parler, alors t'as pris la fuite. t'as pas repris de ses nouvelles depuis. pour ça aussi, tu t'en veux. tu laisse ton front tomber contre la paroi froide de ton casier, et tu prends une minute pour toi. c'est l'enfer. c'est un putain d'enfer. et t'es pas prête de te réveiller. la culpabilité, elle te ronge, elle te bouffe de l'intérieur. elle te donne le tournis. le froid du casier t'apaise cependant, alors tu restes contre lui un moment, rien qu'un instant. encore, et encore. et encore. sans entendre les pas derrières toi, partie trop loin dans tes pensées. dans la voitures, quelques jours auparavant. quelques jours de trop.  
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MessageSujet: Re: would you please stay a little bit longer ? #arcie   Mar 26 Jan - 8:16


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ft lucie

L’horreur, tu avais vécu l’horreur ces derniers jours. Ton ex était revenue après vous avoir abandonné trois ans plus tôt en t’assurant qu’elle allait mieux et qu’elle voulait voir Alice. Ta fille voulait lui donner une autre chance alors pourquoi pas ? Tu ne lui faisais pas confiance mais que pouvait-elle faire ? Tu avais donc laissé Alice partir pour le déjeuner avec elle ce jour-là. Tu ne l’avais pas vue toi-même mais tu savais qu’Alice était partie avec Mathilde, Lucie te l’avait dit. Tu étais en train de préparer ta classe pour l’après-midi quand l’appel des urgences est arrivé. Tu as débarqué paniqué à l’idée de perdre ta fille. Elle n’avait qu’une jambe cassée et quelques égratignures mais ce n’était pas une raison pour ne pas paniquer. Mathilde n’avait rien, elle s’en voulait tu pouvais le voir mais tu n’en avais rien à faire, tu ne la laisserais plus seule avec Alice. Pas quand les docteurs te dirent qu’elle n’allait pas si bien qu’elle le disait. Alice n’avait de toute manière plus envi de la voir. Tu remplis donc quelques papiers pour t’assurer que Mathilde ne pourrait pas revenir facilement dans la vie d’Alice et que ce serait le choix de cette dernière de l’avoir dans sa vie ou non. Tu pris quelques jours à l’école pour t’occuper d’Alice mais tu y revins bien assez vite. Alice ne reviendrait en classe qu’au début de la semaine prochaine et il lui tardait de retrouver sa maîtresse. Tu avais d’ailleurs un dessin pour la jeune femme mais il semblait que depuis ton retour elle avait comme disparu. Toi qui la voyais partout auparavant, tu ne la voyais plus nulle part. Et puis il y avait eu tes collègues qui étaient venus te voir et quelques amies d’Alice qui t’avaient dit que leur maîtresse n’allait pas très bien et qu’apparemment elle s’en voulait d’avoir laisser partir Alice avec sa mère. D’où le dessin de ta fille que tu lui avais demandé de produire pour rassurer sa maîtresse mais c’était à toi d’aller lui parler tu le savais surtout quand elle n’avait rien fait de mal. A la fin de ta journée tu pris donc la direction de la salle des enseignants en priant pour qu’elle soit là-bas. Et tu as de la chance, elle est là, les yeux fermés contre son casier. Tu peux voir qu’elle n’est pas au top de sa forme, le sourire qui a l’habitude de se dessiner sur son visage a disparu. Tu poses ton sac en silence sur une chaise avant de t’approcher de la jeune femme. « Hey Lucie. » Commenças-tu par dire, tu posais une main sur son épaule avant de lui dire : « Tu sais que ce n’est pas de ta faute n’est-ce pas ? » Tu voulais vérifier que le problème était bien celui-là avant de dire quoi que ce soit d’autre.
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MessageSujet: Re: would you please stay a little bit longer ? #arcie   Mar 26 Jan - 11:46


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ft arthur

ça te fais du bien, le calme. le silence. Pas que tes élèves t'insupportent non mais tu as besoin d'être en paix. De souffler un peu. C'est bien la première fois que ça t'arrive, de quitter ta classe comme ça. Pour sûr que les gamins vont s'inquiéter mais tant pis, t'auras qu'à dire que t'es malade. T'auras qu'à dire que t'es rien, c'est tout. T'es rien et tu sens le rien, t'as le goût du rien. Un rien mal conservé et qui pourri. Tu te sens bête de prendre cette histoire autant à coeur mais t'y peux pas grand chose, t'as toujours été comme ça. À te ronger les freins, à culpabiliser pour un passé qui te reste en tête. Un verre cassé dans un bar, une connerie dite trop fort. T'as une bonne mémoire pour ça, c'est pas la même chose que pour tes mots de passe. Non toi t'es du genre à ne pas avoir la conscience tranquille. Mais la gamine avait l'air si heureuse de voir sa mère. T'y as cru, un moment t'y as cru. Tu les as vu, Arthur et elle, s'aimer comme tu voudrais qu'il t'aime. T'as imaginé à quel point sa vie devait être géniale avec un tel époux, une telle fille. T'as été jalouse alors t'as voulu la voir partir au plus vite pour ne pas à avoir à subir son bonheur flanqué sur sa tronche un peu lisse. Et voilà ce qui en découle. Tu pourrais te frapper la tête contre la paroi du casier si une voix ne s'élevait pas soudainement de derrière toi. Tu la reconnais immédiatement et tu te sens encore plus mal. Un mélange de culpabilité, d'euphorie et d'inquiétude. Ça te monte à la tête, ascenseur émotionnel grisant. Il prononce ton prénom et tu restes immobile. Comment deux syllabes entendues des milliers de fois peuvent te faire autant d'effets d'un coup ? Oula, stop. Ça y est tu deviens la gamine irrationnelle parce qu'enamourachée. T'es ridicule ma pauvre fille. T'as beau t'insulter toute seule et te détester, tu peux pas t'empêcher de devenir dingue quand sa main se pose sur toi. Vous êtes collègues, dans une école primaire. Vous avez peu l'occasion de vous toucher lui et toi -surtout depuis qu'il a prit l'habitude de te saluer d'un hochement de tête quand plus de 60 millions de français se font la bise. Alors ça te fait bizarre. Il a la main chaude, Arthur. Il te parle encore, Arthur. Il te fait te sentir encore plus coupable. Faire ta drama queen quand sa fille est à l'hôpital. Ça y est tu te détestes bien comme il faut. Tu te retournes vers lui avec un semblant de sourire pour faire bonne figure et vos visages de retrouvent soudainement beaucoup trop proches l'un de l'autre. Tu t'attendais pas à une telle proximité. Aussi, tu fais pas en arrière, surprise. Et tu te cognes l'arrière du crâne sur ton casier. Bien joué championne, tu pouvais pas avoir l'air encore plus conne. Ta main vient se placer sous ta tête douloureuse alors que t'évites son regard, beaucoup trop gênée. Si tu pouvais mourir la, maintenant, ce serait pas de trop. Tu sais même pas quoi lui répondre, c'est trop surréaliste tout ça. Tu fixes l'horloge murale en te massant le crâne. "Je sais..." Que tu commences. "Mais j'aurais du prendre le temps de te demander ton avis." C'est ça le soucis principal. "Je veux dire, j'aurais dû savoir qu'il y avait un problème avec ta femme." Oups, tu rougis, tu sais pas si ça se voit. "Enfin je veux dire, ton ex femme. Enfin la mère d'Alice." Ouais c'est ça emmêle toi les pinceaux c'est pas déjà assez affreux. "Enfin j'aurais du me renseigner, c'est mon rôle de maîtresse. Mais comme t'es un collègue j'ai pas voulu fouiner, non pas que ça m'intéresse pas-" tu te coupes encore, tu parles beaucoup trop vite. Mais qu'est ce que tu racontes ?! "Enfin c'est mon rôle de m'y intéresser ! Pour le bien d'Alice. Mais du coup, comme on est collègues..." T'abandonnes. Tant pis pour la fin de la phrase. T'as envie de pleurer, c'est trop débile.

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MessageSujet: Re: would you please stay a little bit longer ? #arcie   Mar 26 Jan - 18:54


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ft lucie

Cela aurait été bien trop facile de blâmer Lucie tu ne le savais que trop bien. Jamais tu n’aurais pensé à le faire d’ailleurs parce que tu aurais laissé Alice partir avec Mathilde si elle t’avait demandé ton avis. Tu n’étais pas le plus grand fan d’Alice mais si elle voulait connaître sa fille pourquoi pas ? Seulement elle n’allait pas bien, elle n’allait pas bien du tout comme elle te le faisait croire et cela voulait dire qu’Alice était en danger en sa compagnie et ça tu ne pouvais pas le lui pardonner. Tu te souvenais du changement progressif chez Mathilde, de la manière dont tu l’avais vue changer petit à petit, s’éloigner pour devenir cette inconnue. Alice aussi l’avait vu, tu en étais persuadé parce qu’Alice elle ne t’avait jamais posé des questions après que tu lui aies expliqué que Mathilde avait disparu et elle n’avait jamais demandé à la voir non plus. Cela te rassurait en quelques sortes, ta fille avait très bon sens. Voilà pourquoi cela ne faisait pas sens pour toi que Lucie se sente coupable de quoi que ce soit. Et puis Alice allait bien, plus que bien même. A son âge une jambe cassée ça se répare vite et puis elle allait pouvoir frimer devant les copines. Tu savais comment cela se passait à cet âge là, tu avais le temps de les observer dans la cours de récréation. Voilà pourquoi il était important que tu trouves Lucie. Tu devais la trouver avec ce dessin que t’avait donné ce matin Alice pour sa maîtresse. Tu devais lui expliquer que ce n’était pas de sa faute. Quand tu la trouvais dans la salle des enseignants, rien qu’un coup d’œil suffit pour te montrer que ce n’était pas la forme. Cela te faisait mal au cœur. Lucie c’était ce sourire qui illuminait ta journée même si tu ne l’avouerais jamais. Lucie elle ne devait pas se détruire à cause de cette histoire, bien au contraire. Même si tu avais pris quelques précautions pour ne pas lui faire trop peur, la jeune femme ne put s’empêcher de sursauter quand ta main vint se poser sur son épaule. Et puis tu croisais son regard, vous étiez proches c’était certain mais tu essayais de ne pas y penser quand la tête de Lucie vint entrer en contact avec le casier. Lucie évitait ton regard comme elle t’avait évité ces derniers jours, elle y mettait tous les efforts du monde. « Ca va ? » Ne pus-tu t’empêcher de lui demander alors qu’elle mettait sa main sur sa tête. Tu finis ensuite par lui demander de manière un peu détournée si elle savait que ce n’était pas de sa faute ce qui était arrivé à Alice parce que ce n’était pas sa faute. « je sais... mais j'aurais du prendre le temps de te demander ton avis. je veux dire, j'aurais dû savoir qu'il y avait un problème avec ta femme. enfin je veux dire, ton ex femme. enfin la mère d'alice. enfin j'aurais du me renseigner, c'est mon rôle de maîtresse. mais comme t'es un collègue j'ai pas voulu fouiner, non pas que ça m'intéresse pas- ... enfin c'est mon rôle de m'y intéresser ! pour le bien d'alice. mais du coup, comme on est collègues... » Tu secouais la tête. Non, elle se blâmait pour rien dans cette histoire. Ce n’était pas le problème. La plupart de tes collègues connaissaient ton histoire avec ton ex-femme pour la simple et bonne raison qu’ils étaient là quand tu divorçais mais Lucie ne savait pas, elle ne pouvait pas savoir et puis Mathilde était censée aller mieux. « Je t’aurais dit de la laisser partir Lucie, il ne faut pas que tu t’en veuilles pour cela. Je … J’oublie que tu ne connais pas toute l’histoire. » Dis-tu en soupirant avant de dire : « Mathilde et moi on a divorcé il y a deux ans. Mais ça n’allait pas depuis un moment. Je ne sais pas réellement pourquoi mais au fil du temps Mathilde a changé, elle est devenue une autre personne et elle a passé un an dans un hôpital psychiatrique avant de déménager en Bretagne. Elle m’a assuré qu’elle allait mieux et qu’elle voulait passer du temps avec Alice, je l’ai crue mais je ne ferais pas la même erreur deux fois. Elle repart en psychiatrie d’après ce que j’ai compris et ne reviendra plus. » Tu ne le cachais pas vraiment ton passé. Il n’était peut-être pas glorieux mais tout le monde n’avait pas la chance d’avoir une belle vie. « Alice t’a fait un dessin. » Dis-tu en lui tendant le bout de papier que tu avais dans les mains. Ta fille adorait dessiner pour une raison que tu ne connaissais pas, tu es incapable de dessiner !
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MessageSujet: Re: would you please stay a little bit longer ? #arcie   Mar 26 Jan - 22:35


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ft arthur

tu pensais pas le voir de si tôt à dire vrai. tu pensais qu'il resterait avec sa fille encore un peu, encore un temps. qu'il serait trop fâché pour voir quelqu'un d'autre. pour voir, même. mais non, il est là devant toi et toi tous ce que tu trouves à faire c'est de te mettre la tête dans le casier. ça te fait mal, ça résonne. ça te fait passer pour une idiote, encore. une bécasse. tu frottes ta peau et tu rougis encore plus quand il te demande si ça va. il s'inquiète vraiment là, non ? si, tu l'as vu dans ses yeux, t'en es sur. pour une fois t'oses espérer. tu finis par plonger ton regard dans le sien, un instant. ses yeux. ses putains de prunelles sombres qui te font tomber, inlassablement, dans les méandres de ton esprit. t'es folle ma pauvre fille. risible. tu ne le regardes pas bien longtemps, le gêne revient à vitesse grand v. t'es plus habituée à tout ça. le dernier t'as lâché, lassé. celui d'avant t'as brisé le coeur avec un pic à glace. t'as jamais été très proche des mecs, t'as jamais vraiment flirté. t'es une handicapée qui sait pas se servir de ce que la nature t'a donnée. t'arrives même pas à lui sourire tellement t'es pas à l'aise. “Oui oui, ça va. Je me cogne tous le temps en ce moment, je dois avoir besoin de lunettes.” que tu dis au mur. t'essayes de rire de ta bêtise, mais c'est maladroit. tu recules, te glissant contre les casiers, histoire d'être plus à l'aise. voilà, là t'es à la bonne distance. tu respires un peu. tu t'rends compte qu'ici tu sens plus son odeur. shampoing et fraicheur. ça te manque déjà, un peu. mais tu préfères parler que de penser, c'est plus rationnel quand ça sort de ta bouche. tu t'en veux d'être une maitresse en carton. c'est ta première année, t'es pas habituée. t'es seule dans la nature avec Germaine un après midi par semaine pour évaluer tes progrès. tu sais même pas si tu seras encore là l'année prochaine en plus. ça dépend de l'éducation national. ça t'essayes de ne pas le formuler, ça fait trop peur. être loin de tes gamins, et loin d'Arthur ? pff, et puis quoi encore ? genre que tu vas tenir, si t'es mutée en Bretagne ou dans le Pas-de-Calais. ça fait loin le Pas-de-Calais. et puis, il fait froid. et tu bois pas de bière, toi. t'es pas faite pour aller aussi loin. y a que ton esprit, qui va loin. le moment en est la preuve la plus probante. tu l'écoutes qu'à moitié, tout ce qui parvient à ton oreille c'est ça : il est plus avec elle. seul donc ? peut-être, qui sait. sauf que, stop. si il est seul c'est tant pis pour lui, voilà. mais c'est un collègue, et un parent d'élève. et il est plus vieux. trois bonnes raisons de ne pas te faire de films donc. “Je suis désolée pour Mathilde.” non tu l'es pas, pétasse. tu te demandes si c'est une dépression, et si il en est là cause. pas possible, pas possible qu'un tel gars fasse le malheur de quelqu'un. ou peut-être... frapper sa femme ? la harceler ? être violent ? non, ça se verrait. t'es sur que ça se verrait quand il te fait un café avec son grand sourire, ou quand il te tient la porte avec ses yeux doux. c'est surement pas lui le problème. “Alice vit comment la situation ?” que tu demandes, parce que t'es sa maitresse et que c'est sensé être elle ton seul intérêt chez lui. bon, sauf qu'en vrai t'aimerais savoir si il existe une belle maman quelque part. crevarde. surtout que la gosse, elle t'a fait un dessin. là tu perds ton visage perturbé, et tu deviens chamallow dégoulinant. tu prends la feuille doucement dans tes mains, t'en reviens pas. c'est un dessin de toi, avec un énorme sourire. ton énorme sourire, qui vient pointer le bous de son nez sur ton visage. t'en reviens pas. “Mon dieu... ” tu sais pas quoi dire, alors tu restes là à regarder le dessin avant de le regarder lui, essayant de réprimer le soudain bonheur sur ton visage, fierté qu'il comprendrait surement. t'es fière, parce que t'es le genre de maitresse qui reçoit des dessins. exactement ce que tu voulais en t'engageant, non ? “Tu lui diras merci, il est magnifique. Ta fille est très créative.” oui, t'as pu le remarquer. elle est douée pour pleins de trucs Alice. elle te fait penser à toi, quand t'étais jeune, à dessiner et créer et rire et sourire et écouter et rêver. “Je suis désolée, pour tout ça. Je ne sais pas ce qui m'a prit... J'ai tendance à prendre tout beaucoup trop à coeur.” un défaut qui te fait faire des conneries. 
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MessageSujet: Re: would you please stay a little bit longer ? #arcie   Mer 27 Jan - 21:43


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ft lucie

A vraie dire tu ne savais pas réellement ce que tu faisais dans cette situation. Oui tu savais que Lucie se sentait coupable parce que tes collègues te l‘avaient dit mais il y avait bien une raison pour laquelle tu étais instituteur et pas psychologue, tu étais horrible pour gérer ce genre de situation. Mais tu refusais de voir Alice revenir en classe avec une Lucie qui se mordait les doigts pour strictement rien. Elle n’aurait rien pu faire pour changer la situation, c’était la vie, rien n’aurait pu empêcher Alice d’avoir cet accident à part de ne pas partir avec sa mère. En plus de gérer la courte hospitalisation d’Alice tu avais eu à gérer l’internement de Mathilde chose dont tu te serais bien passé mais ses parents étaient morts au cours de son adolescence et tu étais le seul à pouvoir gérer cela. Tu avais fait ce qu’il fallait, les papiers, tu n’avais rien à payer mais c’était quelque chose que tu n’avais pas envi de gérer. Tu t’étais aussi occupé de faire le nécessaire pour que ta fille soit tenue loin de Mathilde jusqu’à ce qu’Alice décide d’aller la voir si elle avait envi. A vraie dire dans cette histoire tu n’avais même pas pensé que Lucie pourrait se sentir responsable de quoi que ce soit, il était évident pour toi qu’elle ne l’était pas. Mais pas par elle si son regard fuyant en était un signe. Croiser son regard s’avérait être une tâche impossible à cet instant même quand elle se tapa la tête sur son casier. Cela te brisait un peu le cœur, ces si beaux yeux, ils égailleraient ta journée tu en étais certain mais tu n’allais pas le lui dire bien entendu. « oui oui, ça va. je me cogne tous le temps en ce moment, je dois avoir besoin de lunettes. » Tu laissais un sourire se dessiner sur ton visage, un sourire qu’elle ne vit pas bien entendu. Mais Lucie était la personne la plus maladroite que tu connaissais. C’était d’ailleurs sur une de ses maladresses que c’était faite votre rencontre maintenant que tu y pensais. Mais bizarrement, tu trouvais cela plus mignon qu’autre chose. Tu n’aurais jamais cru cela possible mais cela te faisait apprécier Lucie un peu plus sans que tu ne saches trop pourquoi. « Ou alors il faut juste te détendre, je ne vais pas te manger. » Dis-tu avec un sourire en coin sur les lèvres. Tu n’avais pu t’empêcher que quand la jeune femme était nerveuse sa maladresse augmentait en proportion égale ce qui n’aidait pas. Tu ne savais pas réellement comment expliquer à Lucile qu’elle n’avait rien fait de mal alors tu lui parlais de Mathilde. C’était le plus simple et puis elle connaîtrait la situation ainsi. Ce n’était pas un secret à l’école dans tous les cas. « je suis désolée pour mathilde. » Un petit sourire triste se dessina sur ton visage alors que tu secouais la tête. Tu ne l’étais pas, pas vraiment. Oui tu avais aimé Mathilde et oui tu l’aimais à l’époque mais tu préférais que vos chemins se soient séparés plutôt que de la faire vivre cette vie qu’elle ne voulait pas vivre plus longtemps et mette en danger Alice. « Ne le soit pas, je ne le suis pas. Mathilde n’était pas prête à vivre cette vie de famille mais elle s’en est rendue compte trop tard. Alors elle s’est inventée un personnage, elle était quelqu’un d’autre soudainement. Je l’ai laissée partir pensant que ce serait une libération sachant qu’elle reviendrait un jour mais je ne pensais pas que le problème était devenu si grave. » Comment aurais-tu pu le deviner ? Tu ne l’avais pas vue depuis plus de deux ans et elle avait toujours été une bonne actrice de toute manière. Prenant un pas en arrière, tu t’appuyais légèrement sur la table derrière toi alors que Lucie te demandait : « alice vit comment la situation ? » Tu haussais les épaules dans un premier temps. C’était compliqué c’était certain mais tu savais que Lucie n’avait pas manqué de remarquer que ta fille était très intelligente, trop des fois à tes yeux quand tu essayais de lui cacher quelque chose. « Plutôt pas mal. Ca a été dur au début mais elle souffrait aussi de cette situation. On a trouvé notre équilibre maintenant et je pense qu’elle a voulu laisser une seconde chance à sa mère. Elle ne le refera pas d’un moment je pense parce que ça l’a blessée mais si elle veut lui redonner une chance ce sera son choix. » Pour prouver à Lucie qu’elle n’avait rien à craindre de ta petite fille et de toi, tu lui avais amené le dessin de ta fille. La créativité elle ne la tenait pas de toi c’était certain, tes élèves riaient toujours en te voyant dessiner pour leur expliquer des choses. « mon dieu... tu lui diras merci, il est magnifique. ta fille est très créative. je suis désolée, pour tout ça. je ne sais pas ce qui m'a prit... j'ai tendance à prendre tout beaucoup trop à coeur. » Un sourire apparut sur ton visage. C’était le signe que Lucie était la maîtresse parfaite. Il allait falloir qu’elle apprenne à se protéger un peu cependant mais de voir qu’elle tenait autant à ses élèves était quelque chose de très important. « Tu pourras le lui dire lundi, Alice ne tient plus en place à la maison … » Dis-tu en soupirant. « Mais je ferai passer le message. » Dis-tu avec un clin d’œil. Tu ajoutais : « Tu vas devoir apprendre à mettre un bouclier tu sais, c’est bien de se préoccuper de ses élèves mais pas de se rendre malade ainsi. Un muffin ? » Lui proposas-tu en lui montrant le tupperware que tu avais posé sur la table.
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MessageSujet: Re: would you please stay a little bit longer ? #arcie   Jeu 28 Jan - 8:25


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t'es fatiguée de te sentir débile. c'est comme si le monde entier voulait que tu sois ridicule. un sorte de mauvais karma surement attrapé dans une autre vie, car tu vois pas ce que tu aurais pu faire pour mériter tout ça. ouais, c'est ça, t'es surement maudite pour avoir tuée quelqu'un dans une autre vie. t'as du être dark vador avant ça. du coup, bah tu vas surement te retrouver avec une bosse sur la tête, et un gêne grandissant à chaque rencontre prochaine. parce que bien sur, tu vas le voir partout. c'est toujours comme ça que ça marche. t'y penses plus, et puis il apparait et il est partout. t'es avec un mec, tu flirtes plus ou moins maladroitement en faisant attention à ne pas faire de fautes dans les textos que tu envois après un premier rendez-vous pas si mauvais, et il faut qu'il vienne te voir pour te parler plus qu'à l'accoutumé, faisant passer le date de la veille pour un troll. à se demander si il ne ferait pas exprès, parfois. salaud qui envahit ton univers et qui veut plus s'en aller. il te fait une remarque et toi tu fais semblant de ne pas avoir remarqué son sourire, justement. t'as un bug. “Je me doute bien.” pourtant, tu serais pas contre. plus personne ne t'a mangé -comme il dit- depuis trop longtemps. tu brûles maintenant. t'as la peau qui chauffe. toi qui t'en voulais, t'es en train d'oublier cette culpabilité qui t'empêcher de bouffer. il te met à l'aise le brun, avec son regard bienveillant. avec ses paroles prononcées d'une voix paisible. p't'être qu'il a raison, que t'aurais pas pu prévoir de toute façon, et que c'est pas grave. et que ouais elle aurait pu y passer, mais non. qu'elle va bien, parce que c'est une gamine courageuse et robuste. tu l'écoutes parler de sa femme et t'as un pincement au coeur. tu pourrais le prendre dans tes bras si tu l'appréciais pas autant. comme la collègue gentille et soucieuse que tu devrais être, au lieu d'être la bécasse enamourée. tu ne fais pas de commentaire, t'écoutes. tu sais pas quoi dire de toute façon. elle n'allait pas bien, c'est comme ça. c'est souvent comme ça. tu préfères te concentrer sur Alice, c'est elle qui compte. “Ta fille est très intelligente. Je pense qu'elle parviendra à pardonner sa maman dans le temps. Mais c'est bien que tu lui laisses le choix dans tous les cas. tu la soutiens, ça se voit. elle est épanouit.” tu oses le compliment parce que tu sais qu'il n'est pas trop personnel. pas comme si tu lui parlais de son regard par exemple. il te donne le dessin de sa fille avant de reculer encore et tu peux pas t'empêcher d'avoir un pincement au coeur devant l'effort réalisé par la petite. on t'a dit en début de formation que c'est débile de trop s'attacher aux gamins, parce qu'on arrête de les voir un jour. qu'ils sont là une année, et puis ensuite plus rien. mais t'y peux rien. Alice elle te rappelle toi, elle te rappelle Marie aussi. ta cousine, encore si jeune. tu le remercies, tu souris. tu te demandes si il est venu juste pour ça. “Elle revient déjà ? je m'occuperai de ranger la classe pour qu'elle puisse accéder à tout plus facilement. qu'elle ne se fatigue pas trop.” tes doigts se resserrent sur le papier, tu sais pas quoi en faire. finalement après un moment à rester immobile tu te retourne, tu rouvres ton casier. t'hésite. dedans, pas dedans ? non, non c'est un coup à l'oublier. alors tu refermes la porte grinçante en souriant. “les boucliers, c'est pour les Romains et les Vikings.” tu te trouves très drôle, sur le moment. et puis ton regard s'arrondit quand il te parle muffin. si il commence à t'amadouer avec de la nourriture alors t'es bonne pour la casse. “C'est pour moi ?” que tu demandes, surprise et touchée. bordel, pourquoi t'oses pas sauter le pas déjà ? ah oui, parce que c'est un collègue. et un parent d'élève. andouille. “Je venais justement de faire du café... ça te tente ?” ouais, t'as envie qu'il reste. pitié, qu'il reste encore un peu.
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MessageSujet: Re: would you please stay a little bit longer ? #arcie   Ven 29 Jan - 17:51


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ft lucie

La facilité, t’avais jamais réellement connu ça. Mathilde ce n’était qu’une chose de plus qui venait s’ajouter à la liste. Tu ne faisais plus attention maintenant à toutes les galères qui avaient parsemées ta vie mais tu ne pouvais pas les ignorer non plus. Elles étaient là, elles étaient ce qui faisait que tu étais ce que tu étais aujourd’hui. Et elles faisaient que tu n’aies pas encore tenté quoi que ce soit avec Lucie. Tu ignorais si elle était un tant soit peu intéressée. La seule chose que tu savais c’était qu’elle adorait Alice et que cette dernière l’adorait en retour. Tu n’avais jamais été quelqu’un de timide et surtout pas avec les demoiselles mais ton passé avait laissé sa trace. Aujourd’hui tu n’étais plus celui que tu étais il y avait dix ans. Non, aujourd’hui tu avais Alice et elle passait toujours avant tout. Tu ne pouvais pas nier que la solitude te pesait des fois quand Alice partait se coucher et que la maison était silencieuse. Il y avait cette place libre dans ton lit à laquelle tu essayais de ne pas trop penser quand tu voyais Lucie parce que Lucie c’était ta pomme à toi, c’était cette tentation incessante que tu ne pouvais ignorer. « je me doute bien. » Tu jouais toujours le loup quand Alice était petite et qu’elle voulait jouer au petit chaperon rouge qui était une sorte de cache cache ni plus ni moins. Ah elle grandissait Alice, trop vite à tes yeux mais d’après ton père c’était normal. Tu préférais ne rien répondre à la jeune femme, mieux valait ne pas se lancer sur un terrain brûlant ce serait trop dangereux, vraiment trop dangereux. Tu ne savais pas non plus pourquoi tu racontais tout cela sur ton ex à Lucie. Beaucoup à ta place auraient essayé de le cacher mais tu as eu le passé que tu as eu et c’est ainsi. Et puis Lucie a toujours été compréhensive, elle a toujours été à l’écoute et alors que son regard se pose enfin sur toi, tu sens la douceur de ce dernier t’envahir, sa tristesse aussi. Oui ce n’est pas une histoire gaie mais il faut faire avec, la vie n’est pas un conte de fée. « ta fille est très intelligente. je pense qu'elle parviendra à pardonner sa maman dans le temps. mais c'est bien que tu lui laisses le choix dans tous les cas. tu la soutiens, ça se voit. elle est épanouit. » Jamais il ne t’était venu à l’idée de prendre la décision pour Alice. C’était à elle de décider si elle voulait que sa mère joue un rôle dans sa vie ou pas. Pour l’instant elle n’était pas en état de faire un choix et Mathilde était en hôpital psychiatrique de toute manière donc elle avait le temps de décider, elle risquait de disparaître de nouveau d’ailleurs. « Elle est des fois bien trop épanouie. » Dis-tu en secouant la tête avant d’ajouter : « C’est à elle de faire ce choix et c’est à moi d’être là pour la soutenir. J’ai le temps toutefois, avec un peu de chance Mathilde va disparaître jusqu’à l’adolescence d’Alice. » Tu savais qu’elle allait disparaître de nouveau, c’était Mathilde, elle avait perdu la tête de nouveau elle allait repartir. Trop de souvenirs dans cette ville pour qu’elle reste. Mais elle reviendrait ça par contre tu le savais. Alors que tu confiais le dessin d’Alice à Lucie, tu en profitais pour lui glisser que ta fille allait revenir en classe en début de semaine prochaine. Cela sembla faire plaisir à la demoiselle mais la faire paniquer un peu aussi ce qui te fit sourire. « elle revient déjà ? je m'occuperai de ranger la classe pour qu'elle puisse accéder à tout plus facilement. qu'elle ne se fatigue pas trop. » Lucie faisait parti de ces personnes qui prennent le bien être de leurs élèves vraiment à cœur, c’est de plus en plus rare. « Il est temps qu’elle revienne crois-moi. C’est gentil de ta part mais n’en fais pas trop, elle n’a qu’une paire de béquille. » Dis-tu avec un clin d’œil. En effet, ta fille n’était pas handicapée complètement. Tu en plaisantais aujourd’hui mais tu avais réellement eu peur quand tu avais appris qu’Alice était à l’hôpital. Enfin, pas de bons moments. Tu proposais ensuite à Lucie un muffin. Elle était un peu pâle et maintenant que tu l’avais rassurée elle mangerait peut-être un muffin ? « c'est pour moi ? je venais justement de faire du café... ça te tente ? » tu hoches la tête pour répondre à sa question sur le café avant de tirer une chaise et de prendre place. « Je ne refuse jamais du café. J’espère que le tient est bon. » Lui dis-tu avec un clin d’œil. Tous vos collègues n’avaient pas un grand talent avec la cafetière. « Et oui, ils sont pour toi, enfin pour moi aussi. Alice s’ennuyait à mourir hier soir, on a fait atelier pâtisserie. » Dis-tu un sourire sur les lèvres.
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MessageSujet: Re: would you please stay a little bit longer ? #arcie   Mar 2 Fév - 10:09


'cause the moment we shared, it's been
so good, i feel i need an extra hour.


ft arthur

tu ne sais pas quoi penser de ce sourire qu'il te lance, de ces yeux qu'il te fait. ou plutôt l'inverse. t'es un peu perdue, quand il est là. tu sais pas si c'est son parfum ou le timbre de sa voix. charme irrévérencieux qui te prend aux tripes. ou alors c'est son histoire qui te perturbe, qui t'émeut. lui et toi vous avez jamais parlé aussi longtemps ensemble, c'est une grande première. ça te fait du bien, ça te rassure. t'es pas de ces minettes qui craquent pour le professeur juste parce qu'il est beau; chaque minutes passée auprès de lui est une minute de plus à le découvrir, à l'apprécier. t'es pas dans la merde jeune fille. tu sais déjà que tu vas souffrir et tu fonces tête la première. tu te laisses avoir. tout te plait, en vérité. l'homme, la gosse, l'histoire. c'est comme dans un film américain. toi la jeune fille en fleur et lui désabusé, retrouvant sa jeunesse dans tes bras. enfin, pas qu'il soit vieux arthur. tu te fais des films dans lequel vous vous aimez passionnément, cachés pour ne pas être jugés. mais la réalité c'est pas ça. la réalité c'est toi qui cafouille, lui qui te parle comme si de rien n'était, comme si tu ne lui plaisais pas, et le temps qui passe. “J'aurais aimé que mon père en face autant pour moi.” que tu dis, mi figue mi raisin. t'aimes pas parler de ton père mais c'est sorti tout seul. lui t'a pas soutenu des masses dans ta vie. il a gueulé quand il a su quel métier tu voulais faire. c'est pas assez carrée pour une nilsonn, pas assez glorieux. tu seras jamais riche et tu commanderas jamais un régiment. ton truc à toi c'est la douceur, la tendresse de l'apprentissage. toi t'es pour la vie, lui non. lui il est acre, il est violent. lui il est la haine, tous le temps, contre tous. un instant tu te dis qu'arthur serait surement une surprise de mauvais gout pour lui. mais tu vis pas pour ton père. tu vis pour toi. et t'as très envie de beaucoup vivre, là. “je sais mais...” elle rougit un peu, elle baisse les yeux, amusée. “ouais t'as raison, pas en faire trop.” elle se mord la lèvre distraitement. “j'espère qu'elle n'est pas comme moi, et qu'elle sait marcher avec des béquilles.” maladroite, bécasse, le gêne et la honte personnifiés. c'est tout toi que de te casser la gueule, la cicatrice sur ton coude en est la preuve. t'es une catastrophe. t'es une catastrophe qui a oublié que le café coulait et qui se dépêche d'atteindre la machine, histoire de voir si la chose est encore chaude. ça semble bon, c'est déjà ça. t'en sers deux gobelets, amusée. “je fais le meilleur café au monde.” que tu dis. ouais, c'est ça. mais t'es contente. t'as l'occasion d'apprendre à le connaitre un peu. t'as l'occasion de devenir proche, son amie peut-être même. rien que d'y penser tu trouves ça grisant. tu lui tends le café avant d'attraper un muffin, curieuse. “si je meurs empoisonnée, ce sera de ta faute donc, c'est ça ?” toujours plaisanter, faire des blagues pour rendre ça moins gênant. moins flirt, aussi. t'aimerais pas qu'il se rende compte de quelque chose et prenne la fuite. tu préfères le voir tous les jours de ta vie et l'aimer en silence que de le voir fuir ta vérité. ta vérité elle te terrifie. les derniers n'ont pas supporté ta vérité, ils ont préféré se barrer dans les bras d'une autre. ça fait encore mal. “bon, je goute alors.” que tu dis, accompagnant la parole avec les gestes, mordant dans la pâtisserie avant d'en savourer le gout. “oh mon dieu.” ça sort tout seul. “pardon.” que tu préfères rajouter, histoire de ne pas passer pour une blasphématrice mal polie comme ta mère te le reproche souvent. “ils sont meilleurs que ceux de ma colocataire. et c'est un compliment, adèle est très douée en pâtisserie.” que tu rajoutes. tu sais même pas si il sait que tu ne vis pas seule. au pire, il s'en fou. “donc on rajoute les muffins dans ta liste de talents ?” tu souris, tu mords à nouveau dans son gâteau. tu t'occupes plus de ton café, ou de ta fatigue, t'es trop occupée pour t'en soucier. il arrive même à te faire oublier ta classe qui t'attends, et ta collègue qui doit s'inquiéter. 
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MessageSujet: Re: would you please stay a little bit longer ? #arcie   Dim 7 Fév - 15:17

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